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Logements sociaux par ville en Val-de-Marne: évolution contrastée

Logements sociaux par ville en Val-de-Marne: évolution contrastée
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Le Val-de-Marne comptait 183 934 logements sociaux en 2018, en progression de plusieurs points par rapport à 2013. Dans le détail, les variations sont contrastées, avec des villes qui ont opéré de véritables bonds en avant, notamment dans le plateau briard, et d’autres qui ont mis la pédale douce. La demande en logement social, elle, se situe actuellement autour de 90 000 dans le département dont environ deux-tiers hors mutation. Détails par ville et tendances.

La ville la plus pourvoyeuse de logements sociaux est Créteil, avec 16 950 logements, suivie de Vitry-sur-Seine, Champigny-sur-Marne et Ivry-sur-Seine qui comptent toutes un parc de plus de 10 000 logements sociaux. A l’échelle du département, le taux est désormais de 31,36% contre 30,43% en 2013 (à noter le taux de 2013 ne prenait pas en compte Villeneuve-le-Roi et Ablon-sur-Seine). Dans le détail, les évolutions vont de +7,95% à -6,88%.

Le plateau briard bondit

Plusieurs communes très en deçà du seuil réglementaire des 25% de logements sociaux fixés par la loi SRU ont ainsi amorcé des rattrapages importants, à l’instar de Santeny, en tête de peloton, passée d’un taux de 9,50% au 1er janvier 2013 à un taux de 17,45% au 1er janvier 2018. La ville qui comptait 123 logements sociaux en 2013,  en affichait 274 cinq ans plus tard, soit une progression de 122% alors que le nombre total de logements n’a progressé dans le même temps que de 21,61%, passant de 1291 à 1750. A l’échelle d’une petite commune, la construction de quelques résidences suffit en effet à modifier significativement les proportions et si Santeny constitue l’exemple le plus spectaculaire, la commune n’est pas en reste dans le plateau briard. Mandres-les-Roses passe de 12,60%  à 17,75%, Villecresnes de 9,60% à 13,63%, Périgny-sur-Yerres de 5,50% à 7,89% et Marolles-en-Brie de 9,90%  à 11,95% de taux de logements sociaux. Au total, les cinq communes de l’ex-communauté d’agglo du plateau briard ont mis en service plus de 500 logements sociaux dans les cinq ans (de 908  à 1466, soit + 61,45%),  et sont passées d’un taux moyen de 9,77% à 14,06%.

A lire aussi : Rattrapage du logement social en Val-de-Marne : le préfet fait le point
Et : Forum logement social à Créteil: intense débat et coup de gueule

Des rattrapages significatifs dans l’Est du département

Parmi les villes où le rattrapage a été très net, à noter aussi Vincennes qui a augmenté son stock de logements sociaux de près de 30% alors que son nombre total de logements ne progressait que de moins de 2%, passant ainsi de 8,6% à 11%. Ou encore Le Perreux-sur-Marne qui a développé son stock de près de 29% alors que le nombre total de logements augmentait de 3,5%. Saint-Maur-des-Fossés, la ville qui paie le plus cher son retard en matière de logements sociaux avec une pénalité financière de plusieurs millions d’euros chaque année, a également amorcé un vrai rattrapage, avec une progression de plus de 24 % de son stock de logements sociaux alors même que le stock total de logements a baissé de 1,60% selon les chiffres de la DRIHL. La ville passe ainsi d’un taux de 7,00% à 8,78%. D’autres communes où des programmes ont été lancés n’ont pas encore vu significativement leur taux évoluer, à l’instar d’Ormesson-sur-Marne, dont le nombre de logements sociaux est passé de 71 à 83 dans les cinq ans, passant d’un taux de 1,80% à 2,11%. Des chiffres qui devraient davantage bouger dans les années qui viennent.

Plusieurs communes respectant déjà le taux de logements sociaux attendus par la loi SRU ont également continué à développer leur parc, à l’instar de Villeneuve-Saint-Georges, passée d’un taux de 38,50%  à 44,48% pour un nombre total de logements similaire. Limeil-Brévannes, qui a connu la plus grosse hausse du nombre de logements sur cinq ans (+22,5%) voit également son taux de logements sociaux progresser, de 28,20% à 31,33%.

Fortes baisses à Thiais, Bonneuil-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne

Au total, 31 villes ont vu leur taux de logements sociaux augmenter de 2013 à 2018. La plus forte baisse concerne la ville qui connaissait le taux le plus important, Bonneuil-sur-Marne. Dans le cadre de ses opérations de renouvellement urbain, la commune a diminué son stock de logements sociaux de 3,50%. Dans le même temps, le nombre total de résidences principales a augmenté de près de 6%. Au final, la ville passe ainsi d’un taux de 76,90%  à 70,02%, qui reste le plus fort du département. Thiais, qui voit son stock de logements sociaux diminuer de près de 10%, passe pour sa part en deçà de la barre des 25%, de 28,90% à 24,72%. Au total, quatre villes qui étaient au-dessus des 25% en 2013, passent sous la barre en 2018 : Chennevières-sur-Marne (qui voit son stock de logements sociaux diminuer de 6,5%), La Queue-en-Brie, Thiais et Joinville-le-Pont. A l’échelle du département, 25 communes sur 47 sont désormais en deçà des 25% de logements sociaux en 2018.

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Répartition par territoire

Concernant les territoires, le Grand Orly Seine Bièvre, qui compte 18 communes dans le département, accueille 50% du parc de logements sociaux du département pour une population juste un peu supérieure à celle de Paris Est Marne et Bois qui n’accueille qu’un quart du parc. De 2013 à 2018, le territoire Paris Est Marne et Bois est toutefois passé de 20,21 % à 21,64% de logements sociaux tandis que  Grand Paris Sud Est Avenir se stabilisait entre 34 et 34,5% et que le Grand Orly Seine Bièvre se stabilisait un peu au-dessus de 39%. La répartition des demandes de logement social du Val-de-Marne, hors mutation à l’intérieur du parc, dans les différentes villes des territoires, montre en revanche qu’un tiers émanent de Paris Est Marne et Bois et 45% du Grand Orly Seine Bièvre.

 

Environ 60 000 demandeurs, hors mutation

La demande de logement social dans le département, elle, reste forte, de l’ordre de 90 000 dont 60 000 hors mutation. En 2016, environ 8400 demandes (hors mutation) ont été pourvues. En tête des villes demandées en priorité : Créteil, avec plus de 5300 demandes (hors mutation), suivie d’Ivry-sur-Seine et de Vitry-sur-Seine.

Quelques tableaux utiles (Accès aux tableaux en mode abonné)

1° Répartition logements sociaux et non sociaux par ville, par ordre décroissant

2°Répartition logements sociaux et non sociaux par territoire

3° Evolution du taux de logements sociaux par ville

4°Evolution du nombre de résidences par ville

5° Evolution du nombre de logements sociaux par ville

6° Nombre de demandes de logement social par ville en 2017 (hors demande de mutation)

7° Motif de demande de logement social en Val-de-Marne en 2017 (hors demande de mutation)

8° Nombre de demandes de logement social (hors demande de mutation à l’intérieur du parc) pourvues par ville en 2016

(Accès aux tableaux en mode abonné)

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