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L’OPH de Villeneuve-Saint-Georges rejoint Valophis Habitat

L’OPH de Villeneuve-Saint-Georges rejoint Valophis Habitat
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Après les OPH de Bonneuil-sur-Marne et l’Opievoy, Valophis Habitat s’apprête à accueillir l’OPH de Villeneuve-Saint-Georges. Explications et débat.

Alors que la loi Elan de novembre 2018 veut que les bailleurs sociaux disposent d’un minimum de 12 000 logements à compter du 1er janvier 2021, les fusions se poursuivent entre les petits et grands OPH. Dans le Val-de-Marne, les OPH de Cachan, d’Arcueil-Gentilly et du Kremlin-Bicêtre ont choisi de se marier tandis que d’autres ont préféré quitter le statut d’OPH ou encore se rapprocher de l’OPH du conseil départemental, Valophis Habitat, à l’instar de Bonneuil-sur-Marne et désormais Villeneuve-Saint-Georges. Le bailleur social villeneuvois, qui compte 2600 logements, a entamé son rapprochement avec Valophis depuis près d’un an.

«Nous avons un an et trois mois pour mettre en commun nos réflexions et notre façon de travailler et gérer le parc pour garantir de la continuité aux locataires. Les 55 salariés vont aussi être accompagnés pour s’adapter au changement d’employeur. Nous allons changer d’échelle en passant de la petite PME familiale à un groupe très professionnalisé. Cela ne pourra être que bénéfique. Chaque année, la ville n’attribue que 140 à 160 logements et notre parc est vieillissant et non accessible aux personnes en perte d’autonomie. Demain, nous serons en capacité d’avoir des propositions ailleurs sur des logements qui correspondent mieux au public», motive Sébastien Jolis, le directeur général de l’OPH de Villeneuve-Saint-Georges.

La mairie insiste également sur les principes fixés dans le protocole de fusion afin de ne pas perdre tous les avantages d’un organisme local. «Nous avons accepté la fusion en contrepartie du respect de plusieurs exigences : une agence de proximité pour traiter les problèmes des locataires sans qu’ils aient à se déplacer, la stabilité des loyers, le reclassement des salariés et le soutien de nos ambitions pour les projets de renouvellement urbain au nord de la ville», précise-t-on au cabinet de Sylvie Altman.

 

 

Lors de la séance plénière du Conseil départemental, ce lundi 14 octobre, la fusion a toutefois fait débat. L’opposition s’est abstenue indiquant ne pas avoir reçu les éléments d’information financiers pour apprécier la pertinence de cette fusion. «Au vu de l’état du patrimoine et de la situation financière de l’OPH de Villeneuve-Saint-Georges, nous sommes en droit de demander des précisions. Il y a le temps, d’ici la prochaine séance du conseil de créer une commission ad hoc», a suggéré Olivier Capitanio, président du groupe LR et apparentés. Vice-président du conseil départemental, Daniel Guérin s’est également abstenu. «Des locataires de Valophis Habitat de mon canton m’ont fait remonter des difficultés de gestion locative. Je crains que l’on vienne ajouter des difficultés supplémentaires en absorbant un autre OPH. Je crois qu’avant d’élargir son parc, le bailleurs doit d’abord régler ses problèmes».

«Nous avons déjà eu l’expérience réussie de la fusion avec l’OPH de Bonneuil-sur-Marne. Nous n’avons pas fermé une seule de nos agences, les commissions d’attribution de logement demeurent dans le sillon des maires. Quand nous choisissons de nous rapprocher avec Villeneuve-Saint-Georges, c’est parce que nous sommes soucieux des conséquences de la loi ELAN et que nous avons à cœur de défendre notre territoire face à des problématiques financières. Je veux également contraster les préjugés sur la gestion de l’OPH de Villeneuve-Saint-Georges. Nous comptons parmi nous des collaborateurs très soucieux de l’utilisation des deniers publics qui auraient émis de fortes réserves si l’absorption de cet organisme avait menacé durablement l’équilibre sur lequel repose notre activité», s’est défendu Abraham Johnson, vice-président du conseil départemental et président de Valophis Habitat.

Adopté quelque jours plus tôt lors du conseil de territoire du Grand Orly Seine Bièvre, désormais compétent sur ces questions, le projet doit désormais être soumis à l’avis du préfet ainsi qu’à celui du comité régional de l’habitat et de l’hébergement, avant d’être officialisé.

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