Municipales | Accueil Val de Marne (94) Val de Marne | 21/06
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LREM dévoile sa stratégie municipales en Val-de-Marne

LREM dévoile sa stratégie municipales en Val-de-Marne
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Les représentants du Comité politique local de La République en Marche en charge de recommander les investitures donnaient ce jeudi une conférence de presse pour exposer la stratégie LREM pour les municipales de 2020 en Val-de-Marne.

C’est depuis la permanence de Jean-François Mbaye, député de la deuxième circonscription, que les députés LaRem, le référent départemental Nabil Benbouha et la responsable Jeunes avec Macron, Mandy Tinot, ont cadré leur plan d’action. Compte-rendu.

Calendrier des investitures

Les investitures s’effectueront au fil de l’eau jusqu’à la mi-juillet puis à partir de la fin août. Elles ont déjà commencé avec celle de Rachida Kaaout à Ivry-sur-Seine (voir article). Il n’y a pas de date limite pour candidater tant que personne n’a été investi.

Candidature à l’investiture mode d’emploi

Tous les candidats à l’investiture doivent envoyer un dossier avec un CV professionnel et politique, une note stratégique sur la situation politique de la ville et une stratégie de premier et deuxième tour, les grands axes programmatiques, une attestation de suivre la décision de la CNI (Commission nationale d’investiture) et une charte d’engagement éthique en dix points, portant à la fois sur la gouvernance (transparence, esprit d’équipe, cumul limité dans le temps), les priorités (transition écologique, inclusion…) ou encore la prise de responsabilité au second tour pour ne pas favoriser l’élection d’un candidat du Rassemblement national ou d’une formation non républicaine.

 

 

Une quinzaine de candidatures à ce jour

Pour l’heure, une quinzaine de candidatures à l’investiture ont été envoyées dans les communes du Val-de-Marne. D’autres sont en préparation.

Des candidats ou des premiers marcheurs dans les 47 communes

Il n’y aura pas forcément de liste conduite par un candidat LREM dans toutes les communes mais il y aura des premiers marcheurs désignés partout, qui mèneront des listes ou seront sur les listes d’autres candidats bénéficiant du soutien du parti.

Un comité politique départemental qui décide ou recommande

Un comité politique départemental, constitué des six députés LREM du 94, du référent départemental Nabil Benbouha et de la responsable des JAM, Mandy Tinot, investira directement des candidats ou premiers marcheurs dans les sept communes du département qui comptent moins de 9000 habitants et fera des recommandations à la CNI (Commission nationale d’investiture) dans les villes de plus de 9000 habitants.

Emmanuelle Wargon, la guest star du 94

Secrétaire d’Etat à la transition écologique, Emmanuelle Wargon, qui réside à Saint-Mandé, s’investira dans la campagne et rejoindra le Comité politique local. Il n’est en revanche pas prévu qu’elle soit candidate.

Quel rôle pour les comités locaux ?

Alors que les membres des comités locaux ont été sur le terrain depuis deux ans, auront-ils un rôle à jouer dans les investitures ou le choix s’effectuera-t-il au-dessus  de leur tête ? «Je suis en relation quotidienne avec eux», indique Nabil Benbouha. «Le problème risque surtout de se poser si l’équipe locale n’est pas unie», pointe Frédéric Descrozaille, député de la 1ère circonscription. «Notre objectif est d’envoyer des dossiers nickels à la CNI. Ce n’est que s’il n’y a pas consensus local qu’il y aura arbitrage», renchérit Jean-Jacques Bridey, député de 7ème et ancien député-maire PS de Fresnes. Quid si le comité local est uni contre un maire Macron-compatible ? «Nous aurons un discours de vérité», promet Nabil Benbouha.

Quelle relation avec les maires sortants ?

Des contacts seront pris entre les députés et les maires sortants susceptibles d’avoir le soutien LREM. D’ores et déjà, Jean-François Mbaye indique par exemple avoir commencé à dialoguer avec la maire d’Orly. Jean-Jacques Bridey précise en revanche n’avoir parlé avec aucun des maires de sa circonscription, hormis celui de Rungis- qui a soutenu Emmanuel Macron en 2017 mais ne prévoit pas de se représenter. A Fresnes, le député voit plutôt un soutien à une liste LREM contre son ancienne colistière, Marie Chavanon. Aucun dialogue n’a non plus été entamé avec le maire de L’Haÿ-les-Roses qui a quitté récemment LR tout en indiquant rester à droite. (Voir article).

Pas de prime aux ex-LR

Concernant les élus qui se sont ostensiblement affichés ouverts au soutien LREM, après avoir quitté LR, Laurent Saint-Martin, député de la 3ème, indique que «cela ne doit pas être le sujet». Le fait d’avoir conservé son étiquette n’est pas forcément rédhibitoire, et vice-versa. «Et l’ouverture n’est pas seulement réservée à droite», rappelle Nabil Benbouha.  «Nous ne cherchons pas la Macron-compatibilité conjoncturelle», ajoute encore Jean-François Mbaye. Idem pour les candidats non-maires. A Champigny-sur-Marne par exemple, Frédéric Descrozaille laisse entendre que le soutien à Laurent Jeanne est mal parti. «Je ne crois pas que la meilleure stratégie consiste à ne présenter qu’un seul candidat face à l’équipe sortante. Et puis, notre souhait est de proposer, pas de faire de l’anticommunisme primaire», lâche l’élu en indiquant faire entièrement confiance au comité LREM local. «L’important est d’abord le projet. Nous nous engageons pour un projet, pas contre quelque chose», ajoute Guillaume Goufier-Cha.

Barrage au Rassemblement national

Les représentants du comité local ajoutent par ailleurs qu’ils seront vigilants au risque de Rassemblement national dans certaines villes où le mouvement de Marine Le Pen est arrivé en tête aux Européennes. «Nous prendrons nos responsabilités au soir du premier tour. Il n’y aura pas de ni-ni», indique Jean-François Mbaye.

Quelle relation avec le Modem, allié historique?

«Nous allons essayer d’être en alliance avec eux dans la quasi-totalité des villes», indique Nabil Benbouha.

Jean-François Mbaye poussera la liste à Créteil

Du côté des députés, pas question de se positionner en tête de liste. «Nous sommes la première génération du non cumul des mandats», rappelle Laurent Saint-Martin. «Les élus ne sont pas obligé de toujours courir après un nouveau mandat. Nous avons une responsabilité forte vis-à-vis du vote national. Et puis je suis député de trois villes, il n’y pas de raison que je sois plus présent dans l’une que dans l’autre», pointe Guillaume Gouffier-Cha. A Créteil, l’une des grosses villes à prendre, Jean-François Mbaye annonce en revanche qu’il sera sur la liste, pas en tête mais pour appuyer la campagne.

D’abord des grandes marches pour faire les diagnostics

Comme pour les élections précédentes, les marcheurs n’entendent pas rester en place et ont programmé des marches avec notamment du porte-à-porte dans chaque ville dès ce weekend pour établir des diagnostics qui viendront étayer chaque programme local.

Un renouvellement permanent des troupes

Pour battre la campagne, le parti entend s’appuyer ses forces vives et susciter des nouvelles vocations. «Sur les 12 000 inscrits, 9000 suivent régulièrement l’actualité LREM et environ un millier sont vraiment investis sur le terrain», détaille Nabil Benbouha. Un vivier à cultiver en permanence, d’où l’appel à engagement lancé par le mouvement qui est toujours en structuration et doit continuer à former des cadres des nouvelles générations. «Il y aura aussi des Jeunes avec Macron en position éligible sur les listes», illustre Mandy Tinot, responsable des JAM 94.

 

 

 

 

 

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