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Formation | Créteil | 26/03
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L’université de Créteil (Upec) vise les étoiles avec son campus spatial

L’université de Créteil (Upec) vise les étoiles avec son campus spatial
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Participer à la conception d’un nano-satellite ou réaliser la maquette grandeur nature d’un véhicule explorant la planète Mars, voilà le type de projets sur lesquels les étudiants de l’université Paris Est Créteil (Upec) planchent dans le cadre du Campus spatial universitaire (CSU) lancé fin 2017  et inauguré la semaine dernière en présence de Jean-Yves Le Gall, président du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES).

Objectif : développer les partenariats entre disciplines, laboratoires et monde de l’entrepreneuriat au profit de la recherche spatiale. Les activités du CSU sont développées en partenariat avec les autres Campus spatiaux franciliens et nationaux, ainsi qu’au niveau international avec le CPUT (Le Cap, Afrique du Sud) et Virginia Tech (Université à Blacksburg, Virginie, USA). Structure intercomposantes et interlaboratoires, il vise à traiter de questionnements scientifiques par la production d’outils de mesure, d’analyse et de vecteurs d’emports de ces outils en orbite terrestre, voire plus loin dans le système solaire. S’y croisent à la fois des disciplines fondamentales (astrophysique, sciences de l’environnement) et appliquées (mécanique, électronique, thermique, télécommunications, algorithmique, programmation, gestion et médiation scientifique). «Les disciplines spatiales ont besoin de plus d’ingénieurs, plus de chercheurs, plus d’entrepreneurs. L’expertise et la capacité d’innovation du CNES participent à l’excellence française dont nous avons besoin pour répondre aux défis de nos sociétés de demain», invite Jean-Yves Le Gall.

«Encadrés par des équipes d’enseignants-chercheurs et ingénieurs de l’Upec et des laboratoires associés (comme le Lisa pour l’instrumentation spatiale, ou encore le Lacl pour la programmation des logiciels embarqués), les étudiants travaillent ensemble, dans des équipes qui peuvent regrouper différents niveaux et différents métiers autour d’un sujet commun», détaille l’Upec.

Deux lieux de travail  ont été mis à disposition du campus : la station sol au sein de l’IUT Créteil Vitry, dans laquelle se trouvent le poste de contrôle de l’antenne qui permet de communiquer avec des cubesats en orbite terrestre ainsi qu’un espace de travail en équipe; et la salle projet couplée à un mini atelier équipée d’une imprimante 3D et d’un outil de prototypage rapide, au sein des locaux de la Faculté des Sciences et Technologie.

Premiers projets du Campus

Le CSU travaille sur 2 nano-satellites appelés cubesats, une norme qui a permis une standardisation des réalisations et des échanges entre campus spatiaux. Le premier cubesat développé à l’Upec est l’OGMS-SA, un démonstrateur technologique pour tester la faisabilité d’une mesure par la technique CRDS (Cavity Ring Down Spectroscopy) en orbite. Le second cubesat, IR-COASTER, est une plateforme d’exposition aux rayonnements solaires UV d’échantillons organiques d’intérêt astrochimique et exobiologique; comme par exemple pour l’étude de la chimie organique des comètes ou de la surface de Mars.  Ce cubesat embarque un spectromètre infrarouge commercial miniature. Le campus a aussi travaillé à la réalisation d’une maquette fonctionnelle à l’échelle 1:1 du rover européen Exomars, baptisé récemment Rosalind Franklin, qui doit se poser sur Mars en 2021, et pour lequel le laboratoire Lisa a participé  à la construction d’un instrument d’analyse chimique. Cette maquette pourra se déplacer, déployer ses panneaux solaires, et sera utilisée comme un outil de médiation scientifique à l’occasion d’événements organisés autour de la mission Exomars, comme son atterrissage prévu en mars 2021, explique l’université.

 

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