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Malgré son avenir incertain, Paris Est Marne et Bois se projette

Malgré son avenir incertain, Paris Est Marne et Bois se projette © Fb
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Plus de trois ans après la création de Paris Est Marne et Bois, l’EPT (Etablissement public territorial) organisait  ses Assises vendredi à l’hôtel de ville de Saint-Maur-des-Fossés. Un événement destiné à faire un premier bilan de cette strate intercommunale de 13 villes et 510 000 habitants, alors que son avenir institutionnel reste incertain.

En matière d’assainissement, le territoire a rappelé avoir investi 25 millions d’euros de travaux comprenant l’entretien de 300 kilomètres de réseau d’eau potable et d’eaux usées. La collectivité, qui gère désormais la collecte et le tri des déchets, a récolté près de 1 million de tonnes d’ordures ménagères, développé le tri de bio-déchet dans 74 écoles primaires. Avec le transfert plus récent des compétences en matière de développement économique et d’aménagement, le territoire assure également le suivi de 8 zones d’aménagement concerté, 3 projets de renouvellement urbain. Il soutient également le réseau des clubs d’entreprises du territoire et a débloqué 1,2 million de prêts d’honneur pour le programme COAXION de la CCI du Val-de-Marne. Côté environnement, le territoire revendique avoir été le premier à adhérer à Airparif dès 2017) ainsi qu’à adopter un plan climat-air-énergie territorial (PCAET).

Pour le président du territoire et maire de Nogent-sur-Marne, Jacques J-P Martin (LR), la collectivité s’est imposée comme un échelon pertinent pour se saisir des projets émanant des habitants et des communes, par opposition à «certaines institutions qui passent leur temps à dépenser des millions d’euros d’argent publique pour élaborer des schémas de cohérence contraire aux volontés de nos concitoyens», attaque à peine voilée en direction de la Métropole du Grand Paris. De son côté, le président du Conseil départemental du Val-de-Marne, Christian Favier, a jugé que l’axe formé par le Conseil départemental et les établissements publics territoriaux, avec l’aval des maires, était «la clé de voûte d’une organisation territoriale efficace», en rappelant plusieurs dossiers sur lesquels le binôme travaille en partenariat : l’interopérabilité du Grand Paris Express, l’aménagement de la VDO ou encore la reconquête de la baignade en Marne.

Le Préfet attend que le territoire agisse en matière de logements sociaux

Le préfet du Val-de-Marne, Laurent Prévost, a reconnu que les Territoires avaient «trouvé une place particulière et [qu’ils avaient] devant eux de beaux défis à relever», tout en reconnaissant les difficultés imposées par leur statut particulier d’établissements publics sans ressources propres. Le représentant de l’État a ensuite rappelé le gros chantier auquel PEMB doit s’atteler au plus vite : le logement et la mixité sociale. «Lors de l’installation de la Conférence intercommunale du logement du T10 en mars dernier, j’ai eu l’occasion de rappeler l’ampleur particulière des enjeux dans ce domaine et l’objectif de l’élaboration d’une convention intercommunale d’attribution qui fixe des règles du jeu partagée. Mais encore faut il il qu’il y ait des logements à attribuer…Il y a donc un enjeu d’offre globale pour répondre aux 29000 demandes actives de logement social, dont 1 sur 12 seulement est satisfaite», a chiffré le préfet.

 

 

C’est dans ce contexte que le territoire a lancé les travaux de son PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal), qui commencera par un PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable). «Si nous ne voulons pas nous faire imposer des orientations d’urbanisme contraires aux souhaits des majorités municipales, nous ne devons pas rester muets sur ces sujets. Il est tout à fait à notre portée d’énoncer les grands axes de ce que nous souhaitons : une autre façon de gérer la densité urbaine car nous partageons ensemble la volonté de faire évoluer notre ville sur le principe de la ville durable dans le respect des spécificités héritées de nos histoires respectives, moins de véhicules polluants sur l’A4 et l’A86, des espaces verts protégés et mis en valeurs, des quartiers Politique de la Ville rénovés, un refus de la densification et des immeubles de grande hauteur, plus de transports en commun, plus de développement économique car nous souffrons d’un déséquilibre entre emploi et logement, des berges de Marne et de Seine apaisés, un patrimoine architectural protégé et mis en valeur», a enjoint le président du territoire.

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