Education | Val de Marne | 08/04
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Mobilisation contre la loi Blanquer dans le Val-de-Marne et réaction parlementaire

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(Mise à jour 9 avril) La mobilisation contre la loi Blanquer, qui prévoit notamment de regrouper sous une direction commune des écoles et collèges,  se poursuit dans le Val-de-Marne. Calendrier de la semaine et réaction des LREM du département qui tentent de répondre aux détracteurs et de défendre des avancées de la loi.

«Les personnels de l’Éducation nationale, et en particulier du premier degré, l’ont bien compris en se mettant en grève le le 4 avril de manière très forte. Le 19 mars, plus de 600 personnes étaient rassemblées devant la DSDEN94. A Ivry, près de 70 enseignant-e-s ont voté la poursuite de la grève à partir du lundi 8 avril. Un peu partout la contestation s’enracine. Une nouvelle Assemblée Départementale aura lieu mardi 9 avril à Créteil», prévient le syndicat Sud Education 94, qui annonce le calendrier de la mobilisation :
Lundi 8 avril 10h / Ivry-Vitry : AG de grève reconductible Espace Robespierre (Métro Mairie d’Ivry)
Mardi 9 avril 17h30 / Créteil : 17h30 AG intersyndicale interdegré du 94, à la maison des syndicats de Créteil
Mardi 9 avril 18h / Champigny : Nuit du lycée Louise Michel
Mardi 9 avril 19h / Alfortville : Nuit de l’éducation, école Barbusse
Jeudi 11 avril / 94 : La FCPE94 appelle à la mobilisation dans les écoles
Jeudi 11 avril 18h30 / Fontenay : Nuit de l’éducation, école Edouard Vaillant
Vendredi 12 avril 18h / Ivry : Occupation des bureaux de direction le matin, Nuit des écoles 18h30 Ecole Einstein
Vendredi 12 avril 18h / Champigny : Nuit des écoles, école maternelle Léon Frapié
Dimanche 14 avril 11h-15h / Vincennes : Carnaval anti-lois Blanquer, devant le Château
Mardi 16 avril 18h30 / Vitry : Réunion Publique sur les Lois Blanquer, Réfectoire de l’école Jean Moulin
Mardi 16 avril / Créteil : Nuit des établissements Lycée Gutenberg
Jeudi 18 avril 16h30/ Champigny : Soirée des écoles, école élémentaire Jacques Decour

«L’adoption par l’Assemblée nationale de la loi Blanquer est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En s’entêtant à porter ce texte pourtant rejeté au Conseil supérieur de l’éducation, notamment par SUD éducation, le ministre montre le mépris qu’il a pour les personnels. Le débat parlementaire réactionnaire et nauséabond a permis l’ajout d’un amendemant obligeant la présence d’un drapeau dans les salles de classes. L’article 1 prévoit un « devoir de réserve », même hors temps de travail, ce qui limiterait la liberté d’expression des enseignant-e-s. Le projet prévoit la création des nouveaux “Établissements publics des savoirs fondamentaux”, ce qui entraîne de fait la suppression du statut de chargé-e de direction d’école et l’introduction d’un-e nouveau-elle supérieur-e hiérarchique aux enseignant-e-s des écoles, les principaux-ales. Le projet prévoit aussi un financement supplémentaire des écoles maternelles privées à hauteur de 150 millions d’euros, crée une sous catégorie d’enseignant-e-s avec le recours possible aux AED pour faire cours et permet la généralisation de l’expérimentation c’est à dire la possibilité de casser le statut des enseignant-e-s. Les réformes menées par le gouvernement sont cohérentes. Elles mettent toujours plus en oeuvre une école du tri social, de la sélection et des inégalités territoriales : Parcoursup, réforme du lycée professionnel, démantèlement de l’orientation, réforme du lycée général et technologique, réforme du bac. Dans le même temps, le gouvernement attaque le statut de la fonction publique avec le projet de loi pour la transformation de l’État : augmentation du recours aux personnels contractuels, démantèlement des commissions paritaires de suivi des carrières. Plus largement, les conditions de vie des personnels se dégradent et sont encore menacées : point d’indice des salaires gelé, rétablissement du jour de carence, retraites», motive le syndicat.

(Mise à jour du 9 avril, il s’agit d’un communiqué de l’ensemble des députés LREM du 94) De son côté, les députés LREM du Val-de-Marne ont réagi dans un communiqué défendant l’esprit de la loi:  «Les craintes sont inhérentes à toute réforme mais celles qui accompagnent la loi école de la confiance relèvent pour la plupart de la fausse information. Il est temps de mettre un terme à ces intox qui entretiennent l’inquiétude des enseignants comme celles des parents : non les maternelles ne vont pas disparaitre, pas plus que les directeurs. Il faut se rappeler que 20% des élèves de primaire ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux et qu’en sortie de scolarité 22% des jeunes entre 20 et 24 ans ne sont ni en emploi, ni en enseignement, ni en formation. Nous ne nous résolvons pas à ce constat. Nous investissons dans l’école avec 2300 postes supplémentaires malgré une baisse démographique, nous continuons de dédoubler les classes de CP et CE1 et REP et REP+ pour 300 000 élèves, le taux d’encadrement est en hausse depuis 2017 et doit progresser jusqu’en 2022. Le projet de loi pour une École de la confiance s’inscrit dans cette ambition de faire progresser le niveau général des élèves et de combattre les inégalités de destin. Pour cela, cette loi propose : de rendre obligatoire l’école à partir de 3 ans ; d’améliorer la formation des professeurs ; d’adosser au devoir de neutralité des fonctionnaires une exigence de respect des enseignants et de l’institution de la part des parents ; d’évaluer les pratiques de chaque établissement dans une démarche de progrès ; de mieux contrôler l’instruction à domicile ; d’offrir aux étudiants la possibilité de devenir assistants d’éducation, non pas pour remplacer les enseignants mais pour venir en soutien tout en les attirant vers les métiers de l’enseignement ; d’ouvrir une possibilité à la création d’établissements publics des savoirs fondamentaux pour une meilleure transition du primaire au collège. (Cette création ne pourra intervenir qu’avec l’accord de la communauté éducative et des élus locaux) ; de transformer le modèle de l’inclusion à l’école pour mieux l’adapter aux réalités de terrain, avec des accompagnants mieux formés et mieux accompagnés ; d’étendre de 16 à 18 ans une obligation de formation pour ne plus laisser des jeunes en sortie de scolarité sur le bord du chemin. Il n’est question ni de faire disparaitre les directeurs, ni de supprimer les maternelles, ni de fermer des classes, ni de remplacer les enseignants par des étudiants, c’est tout le contraire.»

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