Politique | Boissy-Saint-Léger | 26/02
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Municipales 2020 à Boissy-Saint-Léger: c’est parti

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A gauche, à droite, au centre.... la campagne des municipales 2020 à Boissy-Saint-Léger est lancée, avec les acteurs d 2014 mais aussi de nouveaux. Plusieurs visent des grands rassemblements citoyens qui pour l'heure n'ont pas prévu de converger. Tour d'horizon.

Premier à se déclarer officiellement, Moncef Jendoubi, a clarifié les choses ce lundi soir dans un communiqué. L’ancien adjoint au maire qui s’est présenté une première fois contre lui en 2014, rappelle avoir récolté 20,15 % des voix au premier tour et 20,65% au second. L’ancien socialiste, devenu marcheur, mise d’abord sur un rassemblement citoyen, comme le nom de son mouvement local, et n’entend pas se présenter au nom d’En marche. «Le groupe repartira en 2020, derrière Moncef Jendoubi , entouré par les conseillers municipaux d’opposition Catherine Michel et Mauricette Hubner. L’objectif aujourd’hui est de commencer par faire le point. Nous avons marqué les esprits en 2014 mais nous réfléchissons aux alliances possibles et souhaitables . Toutes les hypothèses sont mises sur la table pour assurer l’alternance en 2020», indique le mouvement dans un communiqué. «Il ne faut pas que la question de la tête de liste représente un frein. Je ne suis pas dans une démarche moi sinon rien mais pour oeuvrer à la construction d’une force crédible de transition. Ce sera aux membres de groupe de décider et je m’alignerai», indique toutefois Moncef Jendoubi.

Tête de liste Modem en 2014, Christophe Fogel, qui avait fait 21,9% au premier tour et 30,4% au second, soutenu par l’UDI et l’UMP, s’estime aussi légitime, tout en étant prêt à faire place à Moncef Jendoubi et son rassemblement, qu’il estime avoir toute sa place dans son équipe. «Je souhaite l’union la plus large possible et au déjà fait des propositions en ce sens», indique-t-il, tout en précisant attendre le verdict des élections européennes pour y voir plus clair dans le paysage, notamment concernant le score de la République en Marche. L’élu espère également bénéficier à nouveau du soutien de l’UDI et de LR.

Côté LR toutefois, Engagés pour Boissy a fait irruption dans le paysage, emmené par Laure Thibault, secrétaire générale du groupe Val-de-Marne autrement au Conseil départemental et présidente des Jeunes Républicains du Val-de-Marne. «Nous ne nous sommes pas encore positionnés, car c’est un peu trop tôt, mais nous avons lancé une grande consultation avec un questionnaire à l’attention des Boisséens en décembre, et avons pris position sur certains sujets comme la défense de la Poste, l’opposition à la construction de prisons ou à la privatisation de l’aéroport d’Orly», indique Grégory Pigenel, porte-parole du mouvement, qui ne souhaite pas aborder à ce stade la question des alliances, considérant que les habitants en ont marre, et préférant mettre en avant les têtes nouvelles, qui ne sont pas toutes politisées.

 

 

A gauche, l’écologiste Christian Larger, élu sur la liste du maire avant de rejoindre l’opposition, suite à des désaccords, est également sur la départ, et souhaite monter une liste citoyenne à forte dominante écologiste, sans pour  renier ni brandir l’étendard EELV. L’élu a en revanche fixé les frontières. Pas question de repartir avec le maire sortant, Régis Charbonnier (PS), ni avec le rassemblement citoyen de Moncef Jendoubi, dont il indique ne pas voir assez lisiblement où il se situe politiquement. L’élu ne croit pas de toutes façons dans les alignements de logos de partis. En attendant, il met en pratique ses convictions, qui s’est saisi du nettoyage d’un morceau de trottoir situé sur la commune de Bonneuil mais  fréquenté surtout par des habitants de Boissy. «C’est aussi l’image de l’entrée de Boissy qui est en cause quand on y arrive à pied ou à vélo en venant du nord. Et j’ose à peine imaginer les difficultés que pourraient rencontrer des non-voyants qui voudraient y passer à pied. Ça m’est déjà arrivé de crever à vélo dans cette zone, souvent sale, encombrée de détritus et d’éclats de verre. J’ai bien conscience que de nombreux autres endroits à Boissy et ailleurs sont aussi mal entretenus, voire plus, mais ce n’est pas une consolation, et je crois qu’il y a une responsabilité citoyenne à exercer à l’endroit où on habite, dans les lieux que l’on fréquente», motive-t-il.

A gauche toujours, l’ancien bras droit du maire, Nicolas Georges, son directeur de cabinet avant d’être élu adjoint et de claquer la porte sur des désaccords, ne sait pas encore ce qu’il fait. L’ex PS désormais LFI sait en revanche qu’il ne partira pas avec le maire ni avec le rassemblement citoyen.

Idem pour André Yon, du POI, qui s’était présenté au premier tour de 2014 où il avait fait 5,84% des voix, après avoir été dans la majorité. Lui verrait bien une liste d’unité avec le PCF ou LFI.

Le maire sortant, Régis Charbonnier, ne s’est en revanche pas encore positionné. «Pour le moment, je me concentre sur mon travail de maire avec des gros dossiers comme la fin de la déviation de la RN19, le zac Charmeraie, la requalification du pôle gare… Je n’ai pas encore pris de décision définitive même si je sens un climat positif et le soutien de mon équipe. Je ferai part de mon choix en décembre, avant les voeux», indique-t-il. En termes d’alliance, ce dernier se verrait bien repartir avec ses actuels alliés du PCF, du PRG, et vise un rassemblement à gauche, y compris avec les écologistes.

De quoi laisser présager de pas mal de monde sur la ligne de départ, sans même évoquer tous les partis potentiels en présence. Autant de mouvements voulant rassembler largement les citoyens au-delà des étiquettes.

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