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Municipales 2020 en Val-de-Marne: crise interne au Modem

Municipales 2020 en Val-de-Marne: crise interne au Modem
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Plusieurs référents locaux du Modem Val-de-Marne dénoncent des problèmes de gouvernance du parti et de manque d’écoute du terrain, à l’occasion des choix de positionnement aux municipales 2020.

Soutien de Jean-Patrick Bénigni à Luc Alonso à Saint-Mandé, plutôt qu’à Léna Etner (LREM) officiellement soutenue par le Modem, dissensions autour de l’investiture à Chennevières-sur-Marne entre les tenants du maire Jean-Pierre Barnaud et ceux de sa première adjointe Marie-Christine Dirringer, approches différentes encore dans d’autres villes… tous les militants Modem ne sont pas sur la même longueur d’onde concernant les élections municipales et plusieurs, qui se revendiquent comme responsables locaux, dénoncent une insuffisance d’écoute du Modem départemental dans le choix final des candidats investis ou soutenus. Alors que le Modem vivait sa vie en 2014, et avait fait le choix de nombreuses alliances avec l’UMP (ancien nom de LR), l’appartenance du parti à la majorité présidentielle, qui a remis le Modem dans la roue de LREM, complique beaucoup de situations locales. Certains adjoints qui ont travaillé dans des équipes LR se retrouvent notamment en porte-à-faux avec la position décidée par le Conseil national. D’autres militants locaux s’agacent aussi d’un manque de formalisme dans la structuration du parti et de sa représentation démocratique.

Un malaise qui ne date pas des municipales mais avait démarré dès les législatives et sénatoriales de 2017. A l’époque, Sabine Patoux, adjointe au maire du Plessis-Trévise et conseillère départementale, s’était du reste mise en retrait du Modem 94 tout en restant au Modem national, en désaccord sur la stratégie électorale.

A l’approche des municipales, les frictions ont gagné en intensité. « Au mépris des enjeux locaux, le délégué octroie sans aucune forme de concertation des soutiens contraires à l’intérêt de notre groupe et au positionnement de nos forces locales à l’image de l’Haÿ-les-Roses, Créteil, Saint-Maur-des-Fossés, Cachan, Chennevières-sur-Marne, Saint-Mandé… Nous rappelons que jusqu’à ce jour, nous avons construit des relations locales positives qui nous ont permis de bâtir de véritables projets de société en capacité d’apporter des réponses durables aux défis locaux. De plus, le refus constant de réunir le bureau et le conseil départemental et les tentatives répétées d’en biaiser le bon fonctionnement par l’intimidation ou l’exclusion de ses membres, constituent des pratiques illégales, autoritaires et contraires aux principes d’ « information, participation, liberté du débat, transparence des décisions » (Extrait Charte Ethique, MoDem) », signent Pascal Castillon, membre historique de Mieux vivre à Cachan, le mouvement de Sébastien Trouillas, Jean-Patrick Benigni (Saint-Mandé), Olivier Anthore (Créteil), Pascal Provent, maire-adjoint de L’Haÿ-les-Roses et Mihai Guyard (Saint-Maur-des-Fossés).

 

 

Ces derniers ont décidé de saisir le Comité conciliation et de contrôle et exigent la tenue d’un bureau réglementaire (convocation, ordre du jour, émargement, désignation d’un secrétaire de séance puis compte-rendu) suivi d’un conseil départemental élargi afin de « révéler les nombreux dysfonctionnements afin d’y apporter des réponses justes et ainsi aboutir à une sortie de crise. » La députée Maud Petit, qui soutient le maire sortant de Chennevières-sur-Marne, Jean-Pierre Barnaud, n’a pas signé et ne souhaite pas « étaler » les problèmes internes du parti sur la place publique, mais reconnaît « des difficultés de fonctionnement ». Jean-Pierre Barnaud rejoint lui aussi la position de Maud Petit. Olivier Anthore, membre du bureau, témoigne pour sa part de situations conflictuelles qui ont été jusqu’à un coup de tête de la part d’un autre militant lors du dernier bureau qui s’est tenu au printemps, qui a donné lieu à un dépôt de plainte. Ambiance…

« Des militants estiment peut-être qu’ils auraient du être prévenus mais en bout de chaîne, c’est le Conseil national du Modem qui investit les candidats dans les villes de plus de 9 000 habitants », pointe de son coté Thomas Maubert, délégué départemental du Modem, rappelant qu’il n’y a pas de responsable local et s’étonnant des réactions de certains militants « que l’on ne voit pas beaucoup dans les réunions du Modem » et d’autres avec qui il a échangé en détail. Concernant la tenue des instances, le délégué départemental indique qu’un bureau et un conseil départemental sont prévus prochainement, ainsi qu’une réunion des chefs de file et têtes de liste.

« J’ai proposé un prochain bureau le 25 novembre, précise Didier Dousset, président du Modem 94 et maire du Plessis-Trévise. Nous en avions prévu un le 18 mais la députée avait une obligation. Il y a un gros travail de fond entre le Modem et LREM et cela peut entraîner des échanges un peu vifs en interne aussi mais ce n’est pas une crise », tempère l’élu.

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