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Municipales à Cachan: Hélène de Comarmond scelle l’union à gauche

Municipales à Cachan: Hélène de Comarmond scelle l’union à gauche
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La maire sortante PS de Cachan, Hélène de Comarmond, a lancé sa campagne ce vendredi 11 octobre en célébrant l’union de la gauche, de LFI au PS en passant par le PCF, EELV, le PRG et Cachan ensemble. Un autre collectif vient toutefois de voir le jour dans l’angle mort, qui entend bien prendre sa part au scrutin.

En 2014, la gauche était arrivée divisée au Conseil municipal de Cachan, après treize années d’alliance. Le PS avait pu compter sur le PCF et le PRG mais le groupe local Décidons notre ville (Gauche citoyenne), EELV et une partie du Front de Gauche (Parti de Gauche et Fase) avaient fait campagne indépendamment, constituant leur groupe d’opposition au sein du Conseil (Cachan ensemble). En cause : des désaccords sur la gouvernance et des points de vue divergents sur certains dossiers d’urbanisme. (Voir article).

Depuis, la donne a considérablement changé. Nationalement, le contexte est devenu nettement moins favorable au PS. Localement, le passage de témoins à la tête de la ville, en avril 2018, a contribué à l’apaisement avec de nouveaux interlocuteurs et le développement d’une démarche plus participative.

Pour s’ancrer dans la ville, l’ancienne première adjointe, Hélène de Comarmond, lance dès l’automne 2018 une série de huit réunions publiques pour demander aux habitants de partager leurs ambitions pour la ville. 1600 personnes participent à cette démarche baptisée Cachan parlons ensemble. « Le participatif n’est pas un gadget, j’ai constaté la richesse inouïe de travailler avec les citoyens qui sont acteurs de leur ville », défend la maire.

 

 

Avec le groupe d’opposition de gauche, Cachan ensemble, des points de convergence apparaissent. « Nous avons apprécié positivement les réunions Cachan parlons ensemble, le lancement du budget participatif, le ralentissement des préemptions de la commune qui avait été l’un des motifs de rupture en 2014, ou encore la reconsidération de projets immobiliers comme celui de la rue Guichard », témoigne Thierry Didier, tête de liste Cachan ensemble en 2014, ajoutant que son groupe avait dès le départ décidé de jouer l’opposition constructive, ne dénigrant pas systématiquement tout ce qui venait du maire.

C’est dans ce contexte que les discussions entre les différentes formations de gauche avancent. « Nous avons travaillé à partir du projet en mettant en avant la solidarité sociale, la citoyenneté et l’écologie, et nous sommes mis d’accord sur une charte commune« , indique Hélène de Comarmond. Ce vendredi 11 octobre, c’est ainsi aux côtés de Cachan Ensemble, Décidons notre ville, EELV, Génération.s, LFI, PCF, PRG et PS que la maire sortante a annoncé officiellement sa candidature.

Une campagne participative, et après ?

Les formations ont ensuite publié un communiqué commun pour acter leur soutien à la candidate PS. « Notre aventure collective a démarré hier soir. Nous avons lancé des ateliers citoyens auxquels tou.te.s les Cachanais.es, qui se reconnaissent dans nos valeurs républicaines, sociales et écologistes clairement affirmées dans une charte commune, sont convié.e.s. Bâtis autour de thématiques du quotidien (grandir, habiter, partager, s’épanouir, travailler à Cachan), ces ateliers, pensés comme des temps de partage, permettront de nourrir notre projet municipal », annoncent les chefs et cheffes de file de toutes ces formations.

Le noyau dur de l’équipe et du rassemblement à gauche étant constitué, sur la base de principes partagés, une série d’ateliers thématiques va désormais démarrer avec les habitants. Une démarche que l’on retrouve aujourd’hui un peu partout, de la part de tous les candidats. Alors que les habitants ne veulent plus se contenter d’exprimer leur point de vue une fois tous les six ans, la difficulté reste toutefois de faire vivre cette démocratie participative au long cours, et donner des gages aux habitants que leur parole a bien été prise en compte et que l’on ne s’est pas contenté de changer la couleur de la peinture d’un projet urbain qui fait polémique. « Il faut changer la manière même d’envisager les projets en amont en se forçant à rester en retrait pour écouter les habitants. L’autre point est de montrer que les projets ont réellement évolué avec les gens », répond sur ce point Hélène de Comarmond, insistant aussi sur la nécessité « de ne pas négliger les corps intermédiaires », ces associations ou collectifs qui travaillent sur des thématiques locales spécifiques.

Cette démarche participative ne risque-t-elle pas d’empêcher de tenir le cap politique annoncé au moment des élections ? « Non, il faut clarifier dès le départ ce que l’on interroge et ce que l’on interroge pas, reprend l’élue. On peut travailler avec les habitants sur la manière de faire les choses sans remettre en question les valeurs. Par exemple, nous défendons le logement social mais on peut avoir un débat sur la manière de l’organiser en ville pour mieux le répartir dans les quartiers par exemple. »

Un nouveau groupe, Debout et unis à Cachan, veut représenter les invisibles

Si la maire a réussi à faire le lien entre toutes les formations de gauche constituées, une nouvelle a toutefois vu le jour entre temps, qui a choisi aussi le vendredi 11 octobre pour se lancer. Mené par Delphine Keclard (ex PS), conseillère municipale de Cachan de 2008 à 2014 et candidate sur la liste de Pierre Coilbault (ex PS) à L’Haÿ-les-Roses en 2014, ce collectif veut « donner goût à la politique et à l’initiative citoyenne des ‘invisibles' ». L’équipe, qui compte déjà 25 initiateurs*, comprend notamment des présidents d’association ou bénévoles. « Il s’agit de personnes qui sont impliquées sur le terrain mais ne sont pas dans des partis politiques et ne participent pas aux élections. L’enjeu est justement de les former à ces responsabilités électorales », explique Delphine Keclard. En termes de valeurs, Debout et unis Cachan 2020 se veut « un mouvement politique républicain, humaniste, écologique, progressiste, laïc et européen« , qui apporte « un nouvel ancrage humain et numérique dans nos territoires, un nouveau cadre de pensée et d’action dans la vie politique locale, nationale, européenne et internationale » et valorise « une vision positive de la diversité, de l’égalité des chances et de la méritocratie républicaine ». Pour l’heure, le nouveau mouvement n’a pas discuté avec la coalition formée autour de la maire sortante mais sa porte-parole indique qu’il est « ouvert à la discussion ».

*Les initiateurs de Debout et Unis Cachan 2020 : Mamadou Galloko, Delphine Keclard, Matthieu Morin, Zeima Yahaya, Chakib Sadok, Sidonie Kote, Hélène Daigremont Rousselot, Dieidi Magassa, Adel Maraf, Charles Bouviala, Astou Traoré, Sara Ribeiro Guimaroes, Maryam Diakite, Robert Taon, Bandiougou Coulibaly, Andry Ramarolahy, Fouzia Menhame, Sarah Menhame, Zoé Turcin, Hava Dansoko, Belinda Pelo, Laura Oulmann, Jisca M’Bizi Bemba, Charles Taon, Marion Perrin.

Au centre : Maxime Mégret-Merger portera les couleurs LREM

Pour l’heure, l’autre candidat officiellement investi et annoncé à Cachan est celui de LREM en la personne de Maxime Mégret-Merger, membre de LREM depuis 2016 et co-animateur du comité En Marche de Cachan. Ce dernier a fait partie des candidats qui ont rejoint la première promotion «1000 Talents», le programme d’accompagnement des citoyens vers les responsabilités politiques du parti.

A droite : Sébastien Trouillas investi officiellement par LR

Le candidat, investi le 9 juillet, indique être ouvert aux alliances avec le Modem et l’Udi, pour porter une liste qui s’appellera Mieux vivre à Cachan.

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