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Municipales à Santeny, guerre de succession à Jean-Claude Gendronneau

Municipales à Santeny, guerre de succession à Jean-Claude Gendronneau
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Après 19 ans à la tête de sa commune, le maire de Santeny, Jean-Claude Gendronneau a décidé de ne pas être candidat à un nouveau mandat. Il apporte son soutien à Sophie Del Socorro, sa première adjointe, candidate à sa succession. Valérie Mayer-Blimont, adjointe et représentante de la commune à la métropole du Grand-Paris, et Vincent Bedu, conseiller municipal d’opposition ont aussi lancé leur campagne.

Chef de file de l’opposition municipale à Santeny, Vincent Bedu a été le premier à faire acte de candidature. Il a distribué la semaine dernière avec son équipe sa profession de foi. «Après les élections de 2014 où nous avons tout de même obtenu 40% des suffrages, nous ne voulions pas perdre tout le travail qui avait été accompli et avons créé l’association Ensemble pour Santeny qui compte aujourd’hui près de 314 membres. Nous avons décidé de repartir parce que nous sommes fiers de notre village mais qu’il y a beaucoup de choses à améliorer», motive-t-il. Si Vincent Bedu se dit attaché aux idées de droite, il indique avoir constitué une liste aux sensibilités diverses dont les thématiques prioritaires seront les impôts locaux, la sécurité, l’éducation et la qualité de vie.

Au sein de la majorité municipale, deux femmes sont également candidates. Tout d’abord, Valérie Mayer-Blimont, maire-adjointe en charge des affaires intercommunales et métropolitaines qui promet l’entrée de Santeny dans une nouvelle ère. Avant de présenter son programme et sa liste, elle explique vouloir protéger la qualité de vie des habitants tout en modernisant la gestion de la commune (promouvoir la transparence, améliorer les service publics améliorés, encourager la participation citoyenne). Autre cheval de bataille de cette élue qui siège au bureau de la Métropole du Grand Paris, l’intercommunalité. «Santeny ne peut pas se suffire à elle-même. La commune dispose d’atouts pour exister au sein de la métropole. Dans le contexte budgétaire actuel, il faut pouvoir aller chercher l’argent là où il se trouve», explique-t-elle, citant les subventions qu’elle a obtenues pour rénover la salle Montaglos, acquérir des véhicules électriques et bornes de rechargement ainsi que des travaux en forêt Notre-Dame.

Première adjointe depuis une douzaine d’années, c’est toutefois Sophie Del Socorro qui a été officiellement adoubée par Jean-Claude Gendronneau. Elle aussi s’apprête à distribuer sa lettre d’engagement aux habitants. «La liste est déjà constituée avec un tiers de conseillers municipaux sortants ainsi que de nouveaux profils. Je souhaite continuer l’œuvre de M.Gendronneau pour faire progresser notre ville en lui apportant du renouveau grâce à la mise en commun des compétences de chacun au service de la commune, sans ambition personnelle», explique-t-elle.

 

 

Jean-Claude Gendronneau dresse son bilan après 19 ans de mandat

Âgé de 76 ans, Jean-Claude Gendronneau a décidé de céder son fauteuil de maire après 19 ans d’exercice à la tête de la commune dont il juge le résultat satisfaisant. «Nous vivions pas mal en l’an 2000 mais le monde évolue et nous ne pouvions pas rester figés. Il fallait faire évoluer la commune tout en respectant son caractère de petit village résidentiel agréable en lisière de forêt. Dans le même temps, nous avons du faire appliquer les décisions du législateur dont la loi sur la construction de logements sociaux. En 2020, nous devrions atteindre le seuil des 20%. Nous avons ainsi accueilli de nouvelles populations, une nouvelle sociologie ce qui nous a poussé à investir dans de nouveaux équipements. La commune a également vécu un changement d’organisation territoriale massif, passant d’une intercommunalité de 27 000 habitants à la métropole du Grand Paris. Sur le plan territorial, nous travaillons très bien avec Grand Paris Sud Est Avenir mais l’effet métropolitain sur la commune ne me convainc pas. Elle constitue pour moi un doublon avec la région et n’a pas lieu d’être. Enfin, du début de ma prise de fonction en 2001 jusqu’à aujourd’hui, j’ai assisté à la fonte de notre dotation globale de fonctionnement (35 000 euros en 2019). Si l’on ajoute à cela la suppression de la taxe d’habitation, les communes n’ont plus beaucoup de ressources. Mes successeurs ne vont pas avoir la tâche facile», estime-t-il. «Je souhaite plus que vivement la continuité de la politique menée depuis 19 ans et c’est Sophie Del Socorro, ma première adjointe depuis 12 ans qui dispose de la vision politique qui se rapproche le plus de la mienne», motive le maire.

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