Culture | Val de Marne | 17/05
Réagir Par

Passeurs de cultures : les migrants racontent le Val-de-Marne d’hier et d’aujourd’hui

Passeurs de cultures : les migrants racontent le Val-de-Marne d’hier et d’aujourd’hui © Bastina
Publicité

C'est une autre manière de découvrir le Val-de-Marne. Imaginé par l'association Bastina avec le Comité départemental du tourisme, le projet Passeurs de culture propose des balades en compagnie de migrants d'hier et d'aujourd'hui, entrelaçant histoires collectives et récits personnels. Au programme les prochains weekends : Choisy-le-Roi, Fontenay-sous-Bois et Ivry-sur-Seine.

Ce samedi 18 mai, c’est à Choisy-le-Roi  que se tiendra la balade thématique «Rive gauche – rive droite». De l’exil arménien à la guerre d’Espagne, des accords de paix sur le Vietnam à la guerre d’Algérie ou plus récemment aux migrations d’Afrique de l’Ouest, la Guinéenne Rouguiatu guidera une dizaine de personnes sur les traces de cette histoire dans la ville durant 2h30. Réservation en ligne (prix 12 €)

Conçu en 2017, le projet Passeurs de cultures « donne la parole à certains réfugiés, immigrants, individus originaires d’ailleurs qui participent à la société française », explique Stefan Buljat, responsable de l’Association Bastina, qui porte cette initiative avec l’aide du Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne. « L’objectif est de valoriser le territoire à travers son identité et sa richesse, y compris celle de ses habitants, issus des cultures diversifiées », motive Célia Guizard, chargée de développement tourisme urbain au Comité départemental. Les balades s’appuient sur la mémoire des migrants, arrivés récemment ou installés de longue date, et les interventions des médiateurs – eux-mêmes associant l’histoire du territoire avec leurs propres expériences.

Les itinéraires sont le fruit d’un travail commun entre les acteurs de la migration et les étudiants de l’Université Paris Descartes. Avant de s’engager, les médiateurs ont reçu une formation théorique autour de la transmission de la mémoire et de la conception d’un parcours urbain touristique. Ensuite, ils sont partis sur le terrain en binôme avec les étudiants ethnologues pour réaliser des enquêtes dans différents quartiers, recueillant anecdotes et témoignages des habitants de la ville. L’Institut Inalco, le Musée de l’Homme ou encore le musée national de l’histoire de l’immigration ont participé à cette formation.

 

 

Après Choisy ce weekend, c’est à Fontenay-sous-Bois que se poursuivra l’expérience le 25 mai mais aussi le 29 juin, le 27 juillet, le 28 septembre et le 26 octobre. Ville d’accueil des réfugiés politiques d’Amérique latine dans les années 70 et 80, Fontenay-sous-Bois mêle les histoires chilienne, argentine, ou encore italienne (fruit d’une immigration plus ancienne), et aujourd’hui du Proche Orient et d’Afrique Subsaharienne. Le 25 mai, à 15h,  c’est l’Italienne Anna qui transmettra cette chronique communale à travers le parcours «Histoires d’exil à Fontenay.» Réservation en ligne (prix 12 €)

A Ivry-sur-Seine, le parcours «L’exil au féminin à Ivry» partira le 6 juillet à la rencontre des habitants, artistes et entrepreneurs de la Cité Yuri Gagarine au nouveau quartier Confluences en compagnie d’Yvette, Franco-comorienne. Réservation en ligne (prix 12 €)

A noter que les promenades urbaines à Choisy-le-Roi, Fontenay-sous-Bois et Ivry-sur-Seine se poursuivront au Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne (Mac/Val), à Vitry-sur-Seine, au sein de l’exposition « Persona Grata ? ». Parmi les créations artistiques, les passeurs de cultures Yasser (du Soudan), Hasina (de Madagascar) et Noori (de l’Afghanistan) y inviteront les visiteurs à une réflexion autour de l’hospitalité : comment l’exil et la migration génèrent-ils des pratiques et des savoirs ? Et comment l’expérience de la migration peut enrichir l’interprétation des œuvres d’art ?

Voir aussi le reportage du Conseil départemental

Merci de votre lecture !

Nous mettons la plupart de nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

C’est pourquoi, au-delà d’un certain nombre d’articles consultés gratuitement sur une période, nous vous proposons de vous abonner.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez aussi contribuer à notre développement et à notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi