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Justice | Arcueil | 15/02
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Violences contre une nonagénaire à l’Ehpad d’Arcueil: l’aide-soignant avoue

Violences contre une nonagénaire à l’Ehpad d’Arcueil: l’aide-soignant avoue
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Un homme de 57 ans était jugé en comparution immédiate ce vendredi pour des faits de violence sur une résidente nonagénaire de la Maison du Grand Cèdre, une maison de retraite située à Arcueil. L’aide soignant, qui a réclamé le report de l’audience, attendra son procès en prison où il sera soumis à une expertise psychiatrique.

Malgré sa vulnérabilité, la pensionnaire de 98 ans a alerté sa famille sur les insultes et les coups que lui infligeait un employé de sa maison de retraite. Son entourage à alors placé une caméra dans sa chambre le 1er février dernier. Il n’aura suffi que de quelques jours pour que son témoignage ne soit corroboré par une preuve irréfutable. Dans la nuit du 5 au 6 février, la résidente est giflée à plusieurs reprises puis rossée par un aide soignant clairement identifiable sur les images filmées.

Bien que confronté à cette scène d’une violence inouïe, l’aide-soignant réfute. « En plus d’avoir insulté et frappé sa victime, il a également tenté de bafouer son droit à la parole en essayant de la discréditer », s’est insurgé le procureur. Entre temps, le soignant a reconnu ses actes et a présenté des excuses à la résidente et à sa famille au cours de son audience de comparution immédiate ce vendredi au tribunal correctionnel de Créteil.

Installé à Longjumeau avec sa femme et sa fille, l’homme, en préretraite, cumulait deux emplois pour parvenir tout juste à 1700 euros de revenus. Surendetté et reconnu travailleur handicapé à 100%, il travaillait le jour comme aide soignant à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre et le soir à l’Ehpad depuis au moins dix ans. Dans le cadre de l’enquête de personnalité, ses collègues et responsables ont émis des opinions très favorables à son égard, expliquant même que ce délégué du personnel encadrait la formation des nouvelles recrues…

L’aide soignant a réclamé le report de son audience pour mieux préparer sa défense. Le ministère public a réclamé un mandat de dépôt et le placement en détention provisoire du quinquagénaire, considérant qu’il n’offrait pas suffisamment de garanties pour se présenter à l’audience. L’avocate du prévenu au casier judiciaire vierge à tenté de lui éviter sa toute première incarcération expliquant qu’il ne risquait pas de réitérer les faits reprochés puisqu’il ne travaillait plus. « Il n’explique pas son passage à l’acte et ce ne sont pas les quelques minutes passées avec l’expert psychiatre qui nous permettent de comprendre comment il a abouti à commettre de tels actes ».

Le juge a finalement renvoyé l’affaire au 22 mars prochain et demandé le placement en détention provisoire de l’aide soignant ordonnant également une expertise psychologique.

 

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