Santé | Limeil-Brévannes | 14/06
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Suppression des lits gériatriques à Limeil-Brévannes: une délégation reçue en préfecture

Suppression des lits gériatriques à Limeil-Brévannes: une délégation reçue en préfecture
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Un nouveau rassemblement contre la fermeture de 150 lits gériatriques à Emile Roux Limeil Brévannes, qui fait partie du GHU Mondor, était organisé ce jeudi 13 juin à midi devant la préfecture de Créteil, à l'initiative de la coordination Mondor. 

Plusieurs élus s’étaient joints au mouvement dont le président du département, Christian Favier. Une délégation a été reçue par les directeur et chef de cabinet du préfet ainsi que par le délégué départemental de l’Agence régionale de santé, Eric Véchard.

 «Nous avons réclamé un moratoire sur la suppression des lits de soins longue durée (SLD) et l’ouverture d’un dialogue avec l’ensemble des acteurs. Nous prévoyons du reste de lancer des Etats généraux sur le sujet en novembre. Il n’est pas possible de supprimer des lits sans aucune anticipation. Le prétexte invoqué, celui de l’humanisation de l’hôpital en passant à des chambres de maximum deux lits, témoigne de l’incapacité de l’Etat à anticiper alors que la loi date de 2004 ! On ne peut agir aujourd’hui dans la précipitation, alors même qu’il n’y a aucun projet d’Ehpad (Etablissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes) ni de ligne budgétaire pour les financer. Ce projet de fermeture est d’autant plus absurde que le nombre de personnes très âgées va augmenter ces prochaines années. Du reste, dans le Projet régional de santé de 2018, il n’était pas prévu de diminution. Allons-nous faire la même erreur que pour la suppression du numerus clausus des médecins en 1972, qu’il a fallu près de cinquante ans pour remettre en question, une fois confrontés aux déserts médicaux ?» questionne Fabien Cohen, porte-parole de la coordination.

Pour l’heure, aucune nouvelle décision n’a été annoncée, ni dans le sens d’un retrait de la mesure, ni dans le sens de son application. «Nous n’avons aucune visibilité». Concrètement, la suppression des lits fin juin comme cela était prévue semble toutefois peu crédible, à deux semaines de l’échéance. Les représentants du préfet et de l’ARS ont promis de faire passer les messages au directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, et au directeur général de l’ARS Ile-de-France, Aurélien Rousseau, indique le porte-parole de la coordination.

 

 

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