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Une candidate du PCF Val-de-Marne aux européennes contrôlée pour tractage

Une candidate du PCF Val-de-Marne aux européennes contrôlée pour tractage
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Deux jours après avoir subi un contrôle de police alors qu’elle distribuait des tracts devant le centre hospitalier de Valence dans la Drôme, Barbara Filhol, candidate communiste aux européennes est encore stupéfaite. Pour la secrétaire générale CGT des Ehpad du Val-de-Marne, il s’agit d’une forme d’intimidation.

De passage dans la Drôme pour participer à un débat lundi dernier, Barbara Filhol, candidate investie en dixième position sur la liste menée par le communiste Ian Brossat aux européennes, avait décidé de mener une opération de tractage devant le centre hospitalier de Valence en attendant de prendre son train pour rentrer en région parisienne. «C’est un hôpital en lutte pour le maintien de 120 postes menacés par un plan de retour à l’équilibre. Alors, nous nous sommes rendus devant l’établissement avec deux militantes retraitées et avons démarré la distribution. Tous les véhicules qui se sont arrêtés à notre hauteur nous l’ont pris !», relate la cadre en Ehpad de Vitry-sur-Seine.

Postées entre l’entrée de l’hôpital et un carrefour giratoire, les trois femmes sont rejointes par un agent de la sécurité de l’établissement qui leur demande d’aller plus loin. «Nous lui avons répondu que nous ne gênions pas la circulation, que nous n’avions pas l’intention de faire du grabuge mais que nous ne partirions pas». Le gardien les a alors prévenues qu’il allait appeler la police. Quelques minutes plus tard, un véhicule sérigraphié apparaît et plusieurs policiers nationaux en sortent pour venir à leur rencontre.

Des trois participantes, Barbara Filhol est la seule à devoir subir un contrôle d’identité. «Lorsque la fonctionnaire de police a lu sur ma pièce d’identité que je résidais en Val-de-Marne, elle m’a demandé ce que faisais là. J’ai expliqué ma démarche et ils ont pris l’un de nos tracts. Nous n’appelions pas à l’insurrection, nous étions parfaitement calmes. Ils m’ont également demandé mon numéro de portable et invité à me présenter au commissariat de mon lieu de résidence une fois que je serai rentrée chez moi. Entre temps, j’ai contacté un ami juriste qui m’a dit qu’ils n’avaient pas à me demander mon numéro. C’est un abus de pouvoir», poursuit-elle. Une fois les policiers partis et la distribution des 500 tracts achevée, la militante prend son train puis se rend au commissariat de Vitry-sur-Seine. «En guise de au revoir, l’agent de police m’a déconseillée de me rendre à la manifestation de 1er mai en m’expliquant que si j’étais à nouveau contrôlée, je pourrais être considérée comme récidiviste parce que j’avais déjà causé un trouble à l’ordre public et que je rentrais dans le cadre de la loi anti-casseur. C’est un trouble à l’ordre public de distribuer des tracts ?», se demande un brin ironique Barbara Filhol, qui s’est rendue malgré tout à la manif ce 1er mai. «Il y a de quoi devenir paranoïaque. Après avoir vécu une expérience comme celle-là, on se dit que l’on vit dans un climat ultra-sécuritaire avec un ciblage des opposants politiques!» dénonce la candidate.

 

 

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