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Finances locales | Val de Marne | 25/06
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Val-de-Marne: compte administratif 2018 voté à 1,65 milliard d’euros de dépenses

Val-de-Marne: compte administratif 2018 voté à 1,65 milliard d’euros de dépenses
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En 2018, le Conseil départemental du Val-de-Marne a réalisé 1,651 milliard d’euros de dépenses. Le compte administratif de la collectivité a été adopté ce lundi en séance plénière par la majorité qui a souligné le cadre de plus en plus restrictif imposé par l’État tandis que l’opposition a appelé à des efforts de gestion.

Versement de prestations sociales, entretien des routes, construction de collèges, de crèches, financement de logements sociaux, gestion de crise pendant les crues de la Seine et de la Marne, actions pour l’urgence climatique… Les dépenses réelles du Conseil départemental du Val-de-marne en 2018 se sont élevées à 1,651 milliard d’euros, générant un résultat net de 24,1 millions d’euros qui sera affecté au budget supplémentaire voté cet automne.

Concernant les prestations sociales, le nombre d’allocataire a augmenté de 9,6% au cours de l’année passée atteignant un nombre record d’environ 41 000 bénéficiaires, une hausse accompagnée par un afflux de fréquentation dans les espaces départementaux de solidarités notamment pour ouvrir des droits (près de 20 000 personnes reçues contre 16 000 l’année précédente). Des prestations décidées au niveau national mais non compensées totalement par l’Etat.  «C’est à nous de payer pour la dégradation du contexte économique national ! Nous avons calculé que la dette cumulée de l’Etat pour l’encours des allocations individuelles de solidarité s’élève à 1,483 milliards d’euros. C’est quasiment un budget annuel. Pour donner un ordre d’idée, nous pourrions construire 70 collèges avec cette somme», s’agace Christian Favier (PCF), le président du Conseil départemental.

Le niveau d’épargne brute est de 132,6 millions d’euros, en hausse de 14,9%. Si la collectivité a recouru massivement à l’emprunt cette année, avec 101,3 millions d’euros (62 millions empruntés en 2017), et que le remboursement de son capital de dette s’élève désormais à 56,9 millions d’euros (+11,3 par rapport à 2017), elle rappelle avoir désormais une capacité de désendettement de 7,1 ans quand elle était à plus de 12 ans au début du mandat. «Ce rapport témoigne d’une bonne santé financière, permise par une gestion sérieuse et un travail de fourmi, bien loin de ceux qui nous ont comparé à la cigale. Nous avons dû par ailleurs déployer nos efforts dans la conduite de ce budget 2018 pour faire face à l’encadrement de nos dépenses, à une nouvelle baisse de la DGF, à un tassement des recettes et à la hausse des dépenses d’allocations individuelles de solidarité», insiste Christian Favier. Pour les groupes composant la majorité départementale, le budget 2018 a été à la hauteur. «A l’approche de la fin du mandat, nous démontrons ainsi notre capacité à mettre en œuvre les engagements que nous avons pris auprès des électeurs du Val-de-Marne», motive Christian Métairie, vice-président du conseil départemental et maire EELV d’Arcueil.

Pour l’opposition en revanche, le compte n’y est pas et les deux groupes de droite et du centre n’ont pas voté le compte administratif 2018. «Nous appelons depuis plusieurs années le Département à se recentrer sur ses compétences mais il fait le choix inverse de disséminer les subventions sur certaines villes plutôt que d’autres. Nous regrettons que l’équilibre financier reste précaire. Si nous ne maîtrisons pas la baisse des dotations ou l’augmentation des allocataires aux aides, il est trop facile de se dédouaner en faisant peser toute la responsabilité sur l’État et le contexte socio-économique», invite Dominique Le Bideau pour le groupe des centristes et indépendants.

«La vérité, et chacun le sait autour de cette table, c’est que le département vit à crédit, sur le dos des générations futures ! La dette du département a littéralement explosé. Au 31 décembre 2018, notre dette continue sa trajectoire ascendante pour atteindre 945 M€, rien que pour le budget général. Si l’on ajoute la dette du budget annexe d’assainissement, l’encours total de la dette départementale dépasse donc désormais largement le milliard d’euros, tacle de son côté le président du groupe Val-de-Marne Autrement (LR et apparentés), Olivier Capitanio. Et cela, alors même qu’en 2018, votre majorité a fait le choix discutable d’augmenter les impôts, pour la deuxième fois depuis le début de la mandature. C’est la double peine pour les Val-de-Marnais qui doivent payer plus aujourd’hui pour équilibrer le budget et qui devront payer plus demain pour rembourser la dette.» 

Pénurie d’auxiliaires de puériculture

Au cours du débat sur le rapport des services départementaux et du compte administratif 2018, Olivier Capitanio a également interpellé la majorité sur une des politiques phare de la collectivité : ses crèches. «Nous sommes préoccupés par des remontées de terrain un peu partout sur notre territoire concernant des fermetures de berceaux par manque de personnel depuis quelques temps. Jusqu’en 2016, ce nombre figurait sur le rapport mais ça n’est plus le cas. 470 berceaux avaient été fermés ce qui est à peu équivalent au nombre de place dont vous avez annoncé la création. Comment envisagez-vous de répondre à ces besoins sans nuire à la qualité du service?» demande l’élu d’opposition. «A l’heure actuelle, le nombre d’enfants inscrits dans nos crèche a augmenté. Il est de 4493 sur 4500 berceaux. Nous avons fermé des lits en raison de travaux et tâchons de faire en sorte que cela se déroule le plus rapidement possible. En matière de recrutement, nous sommes face à un métier en tension et nous devons affronter la concurrence sur secteur privé ou d’autres collectivités comme la ville de Paris. C’est pourquoi, nous tenons trois commissions hebdomadaires de recrutement. Nous veillons à ce que nos nouvelles recrues disposent d’un diplôme. Je vous invite à insister auprès de la présidente de la Région Île-de-France pour qu’elle ouvre des formations dans les lycées et que l’on puisse former suffisamment de professionnels. Nous travaillons également à la mise en place d’une convention avec Paris et les autres départements pour éviter que la capitale n’attire tout le monde», explique sur ce point la vice-présidente en charge de la petite enfance, Marie Kennedy.

 

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