Municipales | Accueil Val de Marne (94) Villejuif | 04/12/2019
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Villejuif : l’adjointe balance avant de claquer la porte

Villejuif : l’adjointe balance avant de claquer la porte © Fb
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Dans un mail adressé au maire et aux élus, l’adjointe à la jeunesse de Villejuif, Lucile Yapo, règle ses comptes avec Franck Le Bohellec, revenant sur les compromis mis en place pour préserver sa majorité durant le mandat.

« Nous avons supplié l’ Élu FN Alexandre Gaborit de voter pour les budgets 2016 et 2017. Pour le budget 2018 nous avons supplié Marc Badel élu de l’opposition à l’époque de voter pour le budget . En retour nous lui promettions un poste et une indemnité. Il s’est sacrifié à le faire pour nous, malgré les conséquences que cela pouvaient provoquer pour son avenir politique. Tout ceci parce nous avions peur de perdre nos écharpes et repartir pour une élection anticipée », lâche l’élue.

Lire à ce sujet : Marc Badel à Villejuif: « Je ne suis pas un traître »

A l’origine de ce règlement de comptes, un agacement de l’élue à propos d’informations ne lui arrivant pas de la part de la municipalité dans le cadre d’une visite organisée au Sénat avec Sophie Taillé-Polian, sénatrice de Villejuif. Une visite qui aurait suscité la crispation en raison de la couleur politique de la parlementaire, affiliée à Génération.S. « Il faut avoir un esprit républicain pour voter tous ensemble les délibérations en conseil municipale, mais il ne faut pas avoir l’esprit républicain pour l’intérêt éducatif de nos jeunes ? », questionne l’élue.

 

 

« Lorsque j’ai récupéré la délégation jeunesse en avril 2016, elle était dans un état pitoyable. Les agents étaient démotivés parce que personne ne s’intéressait à eux. Ils étaient mal considéré. J’ai travaillé très dur pour les remotiver, les remobiliser, les fédérer autour de toutes orientations politiques », poursuit l’élue en dénonçant une campagne de harcèlement de la part du nouveau directeur jeunesse. « Il a essayé de me manipuler pour que je cautionne ses agissements. Lorsque j’ai refusé , il s’est rapproché du cabinet et peu à peu tout autorité à commencer à m’être enlevée. Au point de devenir aujourd’hui une adjoint en charge de la jeunesse 11/17 ans. Les 18/25 ans sont gérés directement par le cabinet. Avec le recrutement d’un coordinateur 18/25 ans sans m’en avoir informée auparavant. J’accepte qu’on me traite de tous les noms, qu’on me traîne dans la boue, qu’on me considère comme une traître parce que j’ai fait le choix de devenir un bouclier pour protéger les agents de ma délégation. Je n’accepte pas que l’on s’attaque à l’intérêt éducatif des enfants », poursuit l’élue qui conclue son mail au maire en annonçant sa démission immédiate.

« Je pars sans haine, sans rancune pour personne parce que le jour où j’ai été élue je me suis promise de mettre un cloison entre la politique et l’humain », ajoute la désormais ex-adjointe.

Du côté du cabinet du maire, on indique que les propos de l’adjointe sont inexacts et que la majorité pour voter le budget n’a jamais tenu à une seule voix près.

Une majorité qui n’est désormais plus qu’un souvenir comme l’a acté le maire lui-même lors du dernier Conseil municipal, alors que quatre élus de de son équipe faisaient défaut (2 sans laisser de pouvoir, 2 en l’ayant confié au groupe de Philippe Vidal et Paulo Nunnes). 4 élus rejoints par une 5ème.

A lire : Villejuif: le maire négocie son conseil municipal sans majorité

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