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A Créteil et Villeneuve-Saint-Georges, grève des services gynéco-obstétrique

A Créteil et Villeneuve-Saint-Georges, grève des services gynéco-obstétrique

Suite au mouvement lancé le 5 décembre dernier par le personnel du service gynécologie-obstétrique de l’hôpital intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges pour l’obtention d’une prime de risque réservée aux services d’urgence, l’hôpital intercommunal de Créteil, qui fait partie du même GHT, s’est mobilisé à son tour. Mais aussi d’autres établissements franciliens.

«Aux urgences gynéco-obstétricales, on trime sans prime !» Tel est le slogan derrière lequel se retrouvent le personnel d’une dizaine de services d’établissements hospitaliers franciliens en grève. Ce mouvement a démarré par la mobilisation des médecins, sages-femmes, infirmières, auxiliaires de vie, aides soignantes et brancardiers du service gynéco-obstétrique du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges, le 5 décembre dernier. Ce lundi, leurs collègues du CHI de Créteil ont rejoint la grève également observée au centre hospitalier du sud francilien, à Aulnay-sous-Bois, à Versailles, Poissy, Montfermeil ou à Saint-Denis.

C’est la décision du ministère de la Santé d’accorder une prime individuelle de risque d’environ 100 euros par mois au personnel des services d’urgence, alors en plein conflit social, qui a mis le feu aux poudres. «Et nous ?», a alors réclamé le personnel des services gynéco-obstétrique. «La direction a répondu qu’elle comprenait la requête mais que la décision appartenait à l’ARS voire au ministère de la Santé et que techniquement, ils n’étaient pas reconnus comme service d’urgence. Or, selon nos estimations, sur les 30 000 passages annuels par ces services ( 20 000 au CHIC et 10 000 au CHIV) plus de la moitié concernent des urgences, puisque nous nous occupons de toutes les femmes enceintes à partir de 13 semaines de grossesse, que ce soit pour des infections urinaires, des appendicites ou même des fractures», résumé Jean-Max Ribotte, délégué syndical Sud Santé au CHIV. Pas de statut de service d’urgence donc, mais les patients se voient malgré tout facturer des majorations pour consultation d’urgence. Depuis, le CHIV et le CHIC ont reçu le soutien de la sénatrice Laurence Cohen, qui a écrit au ministre de la Santé ainsi qu’au directeur de l’ARS. « La majorité des services d’urgences obstétricales en France se trouve dans la même situation, à l’exception des CHU de Nantes et de Rambouillet, qui ont, eux, accordé cette prime à cette catégorie de personnels, preuve que cela est possible. L’octroi de cette prime dans tous les établissements concernés serait une juste reconnaissance et une mesure d’égalité pour ces personnels, qui serait fortement apprécié comme premier geste en tant que ministre », a-t-elle indiqué dans son courrier. Les maires de Villeneuve-Saint-Georges, de Bonneuil-sur-Marne, d’Yerres et de Montgeron ont également témoigné leur solidarité envers le personnel gréviste qui doit également rencontrer député Laurent Saint-Martin d’ici la semaine prochaine.

«Jusqu’à maintenant, nous avons été responsables. La grève n’a pas perturbé le service. Nous attendons désormais des réponses de l’ARS ou du ministère et espérons que les interventions des personnalités politiques vont permettre d’obtenir satisfaction. Sinon, nous n’hésiterons pas à agir, en refusant de facturer les majorations d’urgence puisque finalement, ils nous considèrent comme des pseudos-urgences», enjoint le syndicaliste.

Grève au service réanimation

Cette semaine, un second service du CHIV s’est mis en grève. Il s’agit des personnels de réanimation polyvalente dont le métier est fait de contraintes qui ne sont pas suffisamment reconnues selon leurs représentants. Ce service réclame a son tour une revalorisation salariale et le mouvement pourrait également s’étendre aux collègues du CHIC.

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