Mouvement social | Val-de-Marne | 20/02
Réagir Par

Blocages lycéens : Blanquer charge les mairies communistes du Val-de-Marne

Blocages lycéens : Blanquer charge les mairies communistes du Val-de-Marne

Dans plusieurs établissements de France, notamment dans l’académie de Créteil, les épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat (E3C) ont du être repoussées à la rentrée à cause de la mobilisation des lycéens. De passage sur la matinale de la radio France Info ce mercredi, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a affirmé que ces perturbations étaient, «attisées par des groupes politiques», prenant l’exemple du Val-de-Marne et de «ses mairies souvent communistes». Ces derniers ont démenti «une contre-vérité absolue».

Invité à s’exprimer chez France Info ce mercredi pour commenter l’actualité, le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer a été interrogé en fin d’entretien sur les perturbations des épreuves anticipées du nouveau baccalauréat (E3C). «Les perturbations ont été très concentrées à certains endroits, et notamment en Île-de-France, attisées très souvent par des groupes politiques. Vous avez par exemple dans le Val-de-Marne des mairies souvent communistes qui ont l’habitude d’affréter des cars, de financer le fait que des personnes aillent protester, bloquer des établissements. C’est totalement scandaleux ! Avec un arrière-plan politique que l’on doit condamner. Ces personnes là vont contre l’intérêt des élèves et partout où il n’y a pas eu ce genre d’actions, les élèves ont pu passer leurs E3C dans le calme», a lâché l’ancien recteur de l’académie de Créteil.

Les propos du ministre ont fait réagir l’ADECR 94, qui regroupe les élus communistes et républicains du Val-de-Marne. «C’est une contre-vérité absolue. Il est regrettable qu’un ministre de la République aille jusqu’à mentir publiquement dans le but de discréditer les mobilisations.M. Blanquer ferait mieux de s’interroger sur le bien-fondé de ses réformes qui mettent en danger l’égalité républicaine devant le droit à l’éducation, car là sont les vraies raisons de la colère des lycéens. Aucun maire du département n’a affrété de bus pour aller bloquer des lycées, et pour cause: les lycéens ne se mobilisent pas sur ordre ! Le ministre fait preuve d’un paternalisme nauséabond envers les élèves qui se sont organisés par eux-mêmes dans l’ensemble de notre département».

Dans le département, les perturbations observées avant les vacances ont touché des lycées traditionnellement mobilisés parmi lesquels se trouvent un certain nombre d’établissements situés dans des villes communistes, mais ce mouvement de protestation contre les E3C a également concerné des lycées situés dans des villes dirigées par des maires LR, notamment à Saint-Maur-des-Fossés ou à Sucy-en-Brie.

Réaction échaudée également du côté syndical. Ainsi, Sud Education Val-de-Marne a raillé l’argument du «complot communiste». «C’est oublier que partout dans le pays, des centaines de lycées, des milliers de lycéennes et lycéens combattent sa réforme du bac, injuste et arbitraire, et combattent«Parcoursup» qui brise l’espérance d’un accès égal pour toutes et tous aux études supérieures de son choix (…) Non, les cars dénoncés par M. Blanquer n’ont pas servi à bloquer des lycées, mais ont permis d’amener des milliers de manifestants-tes du Val-de-Marne aux manifestations parisiennes pour combattre la politique rétrograde de casse de nos retraites et acquis sociaux! Et si des municipalités progressistes du Val-de-Marne soutiennent nos luttes, ces cars, ce sont les manifestants-tes et leurs syndicats qui les ont payés, pas «les communistes»!».

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF. Déjà abonné ? Cliquez ici.
10 commentaires pour Blocages lycéens : Blanquer charge les mairies communistes du Val-de-Marne
Ajouter une photo

N'envoyez que des photos que vous avez prises vous-même, ou libres de tout droit. Les photos sont publiées sous votre responsabilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi