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Candidat à sa réélection, Patrick Ollier défend le bilan de la Métropole du Grand Paris

Candidat à sa réélection, Patrick Ollier défend le bilan de la Métropole du Grand Paris

Président de la Métropole du Grand Paris (MGP) depuis sa création en janvier 2016, Patrick Ollier, également maire LR, réélu à Rueil-Malmaison ce 28 juin avec le soutien LREM, annonce sa candidature à sa réélection.

Cette annonce intervient une semaine après la candidature officielle de Vincent Jeanbrun, maire Libres-LR de L’Haÿ-les-Roses et président du Forum métropolitain du Grand Paris.

Pour rappel du contexte, lire :
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Dans une lettre adressée le 3 juillet à l’ensemble des conseillers métropolitains, le président de la MGP défend le bilan d’une métropole « lisible et crédible » après trois ans et demi d’existence, revenant sur quatre objectifs : le rayonnement, le rééquilibrage territorial, l’environnement et la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations. Le président candidat prend aussi l’engagement de ne pas toucher aux attributions de compensations des villes et plaide pour que la métropole gagne en compétences en matière de transports, logistique et développement économique, avec à la clef un plus gros financement.

Calendrier
L’installation du nouveau Conseil métropolitain se tiendra ce jeudi 9 juillet à 9 heures au Palais des congrès de la Porte Maillot, avec l’élection du président de la métropole et de son nouvel exécutif.
A défaut de primaire au sein de la majorité de droite, une réunion du groupe LR et indépendants doit se tenir ce mardi 7 juillet à 18 heures afin d’évoquer les éventuelles candidatures. Les deux candidats Patrick Ollier et Vincent Jeanbrun devront y défendre leur projet et être départagés. « Je demanderai un vote à bulletin secret », précise Vincent Jeanbrun.

Concernant l’attractivité, le président de la MGP évoque le concours Inventons la métropole qui a mis en compétition des équipes d’architectes et promoteurs sur des sites à aménager, donnant lieu à « 11 milliards d euros d’investissement financés par le privé, permettant d aménager 77 sites ». Et de rappeler par ailleurs le rôle de maître d’ouvrage de la MGP dans la réalisation du Centre aquatique olympique de Seine-Saint-Denis dans le cadre des JO de 2024.

Lire :
61 sites pour inventer la métropole du Grand Paris
Inventons la métropole 1: un tiers des projets au point mort en Val-de-Marne
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En matière de rééquilibrage territorial, Patrick Ollier évoque à la fois la montée en puissance de la compétence aménagement de la métropole via la maîtrise d’ouvrage de ZAC et d’opérations d’intérêt métropolitain, des programmes de développement économique de proximité comme « centres-villes vivants » qui vise à revitaliser 26 centre-villes, et un financement des investissements principalement tourné vers la Seine-Saint-Denis (90 millions contre 43 millions € pour les Hauts-de-Seine et 49 millions € pour le Val-de-Marne). A cela s’ajoute cette année une dotation de solidarité communautaire (DSC Covid) mise sur pied au printemps dans le contexte de crise sanitaire et dotée de 15 millions d’euros.

Sur l’environnement, le président de la MGP défend l’instauration progressive d’une zone de circulation restreinte aux véhicules les moins polluants (la ZFE – Zone de faible émission) qui concerne aujourd’hui 54 communes sur les 79 situées à l’intérieur de la l’A86, et rappelle le financement de projets de préservation de la biodiversité, de rénovation énergétique ou encore de lutte contre les nuisances sonores.

Lire :
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Concernant la Gemapi (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), qui fait partie des compétence de la métropole, le président évoque un programme d’investissement de 108 million d’euros sur la période 2019-2023, comprenant notamment l’entretien de digues ou la création d’un casier-pilote de la Bassée (un système de plaine à inonder en amont de la Seine pour limiter les crues en cas de très forte précipitation)

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Gages sur le maintien des attributions de compensation aux communes

Alors que des élus s’alarment des baisses de financement de la métropole qui dépend beaucoup de la fiscalité des entreprises) du fait de la crise du coronavirus, et des conséquences que cela pourrait entraîner sur les communes (qui perçoivent de la métropole l’équivalent financier de ce qu’elles percevaient auparavant de leur intercommunalité sous forme d’attributions de compensations), le président actuel rappelle que l’un des engagements fondateurs de la métropole est de ne pas touchers aux attributions de compensation des communes (AC). « Toute difficulté que nous pourrions avoir sur la baisse de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée) ne pourrait se traduire que, si nécessaire, par une diminution du budget de fonctionnement mais en aucun cas par une amputation des AC. De plus, je vous rappelle que nous avons décidé au Conseil du 15 mai dernier d’apporter 14 millions d’euros Fonds régional de Résilience et que la Métropole est le 2ème financeur ce qui démontre notre capacité propre à gérer nos affaires budgétaires. Nous avons budgétairement fait en sorte de ne pas utiliser certains moyens d’investissement pour provoquer des reports sur 2021 qui, entre autres, nous permettrons de garantir la volonté de ne pas toucher aux AC », s’engage l’élu des Hauts-de-Seine.

Davantage de compétences pour la métropole

Dans une perspective de remodelage du mécano institutionnel grand-parisien, le président de la métropole souhaite un « renforcement » de la métropole qui passe par une augmentation des compétences « notamment en matière de mobilités durables », de « développement économique, de logistique », le tout avec « un budget décent qui corresponde aux besoins d’investissement des maires. »

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