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Charenton-le-Pont: ils découvrent leur petit-fils par Facetime

Charenton-le-Pont: ils découvrent leur petit-fils par Facetime © Google Maps
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Louisa, 56 ans, aide-soignante, travaille en gérontologie à l’hôpital Charles Fois d’Ivry-sur-Seine et habite une résidence sociale de Charenton-Le-Pont avec son mari, opérateur vidéo. Leur vie confinée a commencé par un heureux événement, la découverte, par écran interposé, de leur quatrième petit-enfant.

« Ma belle-fille a accouché le 19 mars, deux jours après le début du confinement. Mon fils, qui n’a pas pu assister à la naissance, a vu son enfant pour la première fois par Facetime. Ce malgré qu’il soit lui aussi du milieu hospitalier . » Pour les parents, le coup a été rude. « Ma belle-fille ne voulait même plus accoucher, tant le contexte fait peur aux futures mamans. Maintenant il est là, et nous avons pu nous aussi, le découvrir par vidéo. Heureusement que ça existe ! » Enfin, un peu frustrant tout de même.

Le couple devait aussi s’envoler deux semaines pour l’île de la Réunion le 28 mars… Mais ça, c’était avant la crise du coronavirus Covid 19. Pour s’occuper, ils rangent les placards qu’ils rempliront dorénavant tous les quinze jours, regardent les informations, et, depuis peu, pouponnent à distance.

« On a eu tout le temps de dire et de répéter qu’il y avait un manque de moyens matériels et humains »

Cela fait 36 ans que Louisa travaille pour l’AP-HP, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. « On a eu tout le temps de dire et de répéter qu’il y avait un manque de moyens matériels et humains, s’agace l’aide-soignante. Par exemple, pour ce genre de cas de figure totalement imprévisible, nous préconisions d’avoir un thermomètre par lit, plutôt que de devoir courir partout. Mais non, cela n’a pas été fait au préalable, alors, on en est bien là : il faut courir partout. Pour le manque de personnel, ça fait aussi des années que nous alertons sur les départs en retraite non remplacés. Et puis, nos salaires sont gelés depuis 15 ans… Comment attirer de nouveaux soignants dans de telles conditions ? Le ministère aurait du se réveiller avant » regrette la charentonnaise qui espère que l’on va relocaliser la production du matériel médical. « Nous attendons de voir la suite, et notamment qui sera testé, qui aura des masques. Il faudrait que ces mesures s’appliquent à tout le monde ».

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