Société | Val-de-Marne | 24/06
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« Colos apprenantes » en Val-de-Marne : objectif 5000 jeunes

« Colos apprenantes » en Val-de-Marne : objectif 5000 jeunes © Viktoriya Malova

Les « colos apprenantes » constituent l’axe phare du plan Quartiers d’été de l’Etat pour occuper les jeunes des quartiers populaires pendant les vacances. Malgré la terminologie choisie, leur objet n’est pas de faire sortir cartable et cahiers de vacances aux mômes mais d’abord de quitter leur quartier. Mode d’emploi pour les familles, les associations, les villes…

Au niveau national, on ambitionne de faire prendre le large à 250 000 jeunes de 3 à 17 ans, dont 200 000 issus des quartiers politique de la ville. « Dans le Val-de-Marne, l’objectif est de faire partir 5000 jeunes », explique Cécile Geneste, sous-préfète en charge de la politique de la ville en Val-de-Marne, qui présentait ce mardi le plan de l’Etat pour occuper les jeunes des quartiers pendant les vacances d’été, après la crise sanitaire de ce printemps qui a accentué les inégalités sociales. Un encouragement au dépaysement à la mer, la montagne ou la campagne, accompagné d’une aide financière « qui représente au niveau national 80 millions d’euros de l’enveloppe de 110 millions d’euros consacrée au projet Quartiers d’Eté », chiffre la secrétaire générale de la préfecture. Concrètement, l’Etat propose une participation de maximum 400 € à 500 € par semaine de séjour et par enfant.

Lire aussi : Val-de-Marne: le plan été de l’Etat pour éviter le désœuvrement des jeunes dans les quartiers populaires

Pas de cahiers de vacances mais une dimension pédagogique

Si le terme de « colo apprenante » peut prêter à confusion, il n’est pas question de séjours de rattrapage scolaire mais d’une dimension pédagogique dans les séjours. Celle-ci peut s’incarner dans des activités culturelles, sportives, de la sensibilisation au développement durable… « L’objectif est d’abord de sortir du quartier, d’avoir un espace de socialisation, de respecter des règles de vie en commun », explique Myriam Savio, directrice générale adjointe de la DDCS (Direction départementale de la cohésion sociale) du Val-de-Marne qui précise bien qu’il ne s’agit pas d’un dispositif éducatif.

Mode d’emploi pour les familles

Pour les familles qui souhaitent envoyer leur enfant en colo, l’inscription dans une colo apprenante peut se faire soit via un intermédiaire (ville, CCAS (centre communal d’action sociale), intercommunalité, ou encore une association de proximité ou d’éducation populaire), soit en direct sur une plate-forme qui recense l’ensemble des séjours labellisés « colo apprenante ». Dans le premier cas, le financement sera pris en charge jusqu’à 80% par cet intermédiaire, via le financement de l’Etat. Dans le deuxième cas, la famille peut bénéficier des aides classiques pour partir en vacances (Bons CAF (Caisse d’allocations familiales), chèques vacances, aide du département…).

Les critères retenus pour définir les familles prioritaires pour bénéficier du financement par l’Etat : « les enfants et les jeunes les plus exposés aux effets de la crise : enfants et jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville en priorité mais aussi zones rurales, issus de familles isolées, monoparentales ou en situation socio-économique difficile, enfants en situation de handicap, enfants de personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire, enfant ayant décroché de l’enseignement à distance faute d’équipement Internet, mineurs accompagnés par la protection de l’enfance. »
Voir la Foire aux questions du dispositif à l’attention des familles.

Voir la plate-forme qui recense les colos apprenantes labellisées

Mode d’emploi pour les organisateurs de séjour

Les séjours peuvent être proposés par des collectivités locales comme les villes, des associations, des entreprises de loisirs collectifs ou encore des comités d’entreprise. Les séjours doivent durer 5 jours minimum et respecter les critères de labellisation suivants :

  • respect des consignes sanitaires en vigueur (locaux, transports, activités) ;
  • prix du séjour permettant la gratuité ou quasi-gratuité aux familles aidées ;
  • présence significative et explicitée de temps de renforcement des apprentissages et valorisation de l’objectif de réussite de la rentrée scolaire pendant les séjours ;
  • qualité de l’encadrement, en particulier pour les activités de renforcement des apprentissages ;
  • qualité et équilibre des activités ;
  • liens et partenariats avec les acteurs locaux ;
  • informations aux familles.

A ce jour, environ un millier de séjours ont été labellisés. Pour faire labelliser sa proposition, il faut la déposer sur une plate-forme en ligne.

Voir la plate-forme pour déposer son offre

Mode d’emploi pour les intermédiaires

Les intermédiaires peuvent être les villes, CCAS, intercommunalités mais aussi associations de proximité ou d’éducation populaire. Ces entités qui sont directement en contact avec les publics prioritaires doivent signer une convention avec l’Etat pour faire financer les séjours de leurs usagers. Concernant les villes, le financement sera maximum de 80% (dans la limite de 400 € par semaine). La prise en charge peut aller jusqu’à 100%, dans la limite de 500 € par semaine pour les associations.

Les intermédiaires peuvent aussi être eux-mêmes opérateurs de colos apprenantes, c’est le cas notamment des communes qui disposent de leurs propres séjours. Sinon, ils peuvent inscrire les jeunes à partir de la plate-forme des séjours labellisés.

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