Sport | Val-de-Marne | 19/11
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Crise du Covid: le Val-de-Marne ne lâche pas ses sportifs de haut-niveau

Crise du Covid: le Val-de-Marne ne lâche pas ses sportifs de haut-niveau

Tournois annulés, entraînements perturbés, menace de tomber malade, les sportifs de haut-niveau ne sont pas épargnés par la crise sanitaire. Ce mercredi, neuf d’entre eux ont signé un contrat d’insertion professionnelle avec le Conseil départemental du Val-de-Marne pour se préparer sereinement au retour à la compétition.

Ils avaient programmé leur saison pour remporter des titres ou préparer de grands rendez-vous sportifs comme les Jeux Olympiques et Paralympiques, les voilà dans le flou. «A l’heure actuelle, mon classement mondial ne me permets pas d’aller à Tokyo disputer les JO. J’aurai une possibilité de me qualifier en réalisant une bonne performance lors des championnats d’Europe .Or, is devaient se dérouler en avril dernier mais ont été reportés. Je continue de m’entraîner, c’est frustrant. Nous sommes un peu réglés comme des machines alors il est important de garder une certaine routine», explique Dora Tchakounte, haltérophile (-59kg) de la VGA Saint-Maur, qui soulève 114 kg à l’épaulé jeté et 95 kg à l’arrachée. Depuis 2019, la jeune femme passe deux fois par semaine avec les équipes du service des sports du Conseil départemental, une façon pour elle de découvrir leurs missions et pourquoi les rejoindre un jour, puisqu’une clause de son contrat lui permet d’être intégrée.

Dora Tchakounte devant la maison du handball le 18 novembre

D’autres sportifs préfèrent déjà se focaliser sur les JO de Paris en 2024 comme Tiavo Randrianisa, taekwondoïste du COSM Arcueil. «Suite à une blessure au genou, je n’ai pas pu me classer suffisamment bien pour Tokyo, je m’entraîne maintenant en me fixant l’objectif d’être au top pour les Jeux 2024 à la maison. Je pars avec l’équipe de France en stage la semaine prochaine pour préparer les championnats d’Europe de décembre en Bosnie. Avec le Covid, nous devons faire un peu plus attention et appliquer un protocole, nous devons désinfecter notre matériel, respecter des gestes barrière», résume l’athlète qui aimerait travailler plus tard dans l’enseignement du sport et multiplie les stages de découverte auprès des services du département liés à la jeunesse et à la petite enfance.

Certains ont décidé de prendre la situation actuelle avec philosophie, comme le pistard Grégory Baugé (US Créteil) médaillé olympique et collectionnant les championnats du Monde et d’Europe. «Pendant le premier confinement, nous ne pouvions pas sortir, il a fallu s’entraîner sur vélo d’appartement, faire attention à la prise de poids, ça n’a rien à voir avec ce que l’on peut faire dans un vélodrome ou en salle de musculation. Cette fois-ci, nous pouvons nous entraîner dans des conditions normales. Nous sommes comme des voitures de Formule 1, réglées au millimètre donc ce n’est pas évident de se projeter avec ce risque que représente le Covid. Même si l’on est compétitif et ambitieux, la santé passe avant tout», reconnaît le cycliste qui est lié au Conseil départemental du Val-de-Marne depuis ses 18 ans. «Au fil des années, j’ai tissé des liens avec les agents, ça permet de garder les pieds sur terre et de voir autre chose que son sport. Je ne regrette pas d’avoir fait ce choix sur les conseils de mon père parce que j’avais la possibilité de passer professionnel et que tout aurait pu s’arrêter pour une blessure

Athlètes multi-couronnés, numéros 1 français de leur discipline, espoirs promis au succès, le Val-de-Marne est un vivier à sportifs de haut-niveau et le département les accompagne depuis 1986.

«Quelles que soient nos difficultés budgétaires, nous souhaitions poursuivre notre politique volontariste en matière de sport avec 10 millions d’euros annuels environ tant en faveur des sportifs du haut niveau que pour la pratique amateur avec ses 230 000 licenciés et ces centaines de clubs», résume Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Parmi ces sportifs, on retrouve également l’une des meilleures joueuse de squash au monde plusieurs fois titrée en tournoi de grand chelem, Camille Serme (US Créteil), le plongeur de la VGA Saint-Maur, quatrième aux JO de Rio et champion d’Europe, Benjamin Auffret, le rameur handisport Antoine Jesel (Aviron Marne et Joinville) médaillé de bronze en championnat du Monde et d’Europe, Amandine Buchard, judokate n°1 mondiale dans la catégorie des -52kg (Red Star Club Champigny), championne du Monde junior et championne d’Europe par équipe, Luka Mkheidze, judoka -60kg de Sucy judo, champion de France junior et plusieurs podiums internationaux et Sarah Adidou, taekwondoïste (-49 kg) de l’Académie sporting club de Champigny, médaillée aux championnats du monde universitaire et participant aux compétitions internationales de sa discipline.

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