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Fresnes: une quarantaine de détenus Covid positifs et un bâtiment sous cloche à la maison d’arrêt

Fresnes: une quarantaine de détenus Covid positifs et un bâtiment sous cloche à la maison d’arrêt
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Une quarantaine de détenus de la maison d’arrêt de Fresnes ont été diagnostiqués positifs au Covid-19 et une vingtaine de cas contact sont isolés. Après avoir géré la première vague, l’administration pénitentiaire considère toutefois qu’elle est mieux armée pour répondre à l’épidémie.

«Les prisons ne sont pas hors de la société et il est logique que face à la recrudescence du Covid-19 à Paris et en petite couronne, nous ayons des cas positifs dans nos établissements», explique Laurent Ridel, directeur interrégional des services pénitentiaires d’Île-de-France.

Près de quarante cas de Covid-19 ont été détectés chez des détenus. Ils ont été placé dans un espace à l’écart du reste de la population carcérale. Asymptomatiques et plutôt jeunes, leur état de santé est stable. Un homme a été pris en charge par l’hôpital de Fresnes par mesure de précaution puisqu’il avait des facteurs de comorbidité. «Nous avons identifié une zone d’introduction du virus qui serait un atelier de travail puisque un agent et un concessionnaire ont également été atteints mais il se peut qu’il y ait d’autres foyers», poursuit Laurent Ridel. Par mesure de sécurité, un groupe d’une vingtaine de détenus, classés cas contact, ont été également mis à l’isolement en attendant d’être testés. Enfin, toute la troisième division de la maison d’arrêt, dans laquelle les cas de Covid-19 se concentrent, a été mise sous cloche. Une campagne massive de tests doit y être réalisée d’ici le début de la semaine prochaine.

De nouvelles mesures sanitaires s’appliquent toutefois aux deux autres divisions pour éviter de nouvelles contamination. Ainsi, des vitres en plexiglas ont-elles été installées dans les parloirs. Les détenus et personnels ont par ailleurs pour obligation de porter un masque lorsqu’ils se déplacent et certaines activités non-essentielles de groupe ont été suspendues à l’exception de l’école, de la formation professionnelle et du travail.

Rien à voir avec la première vague

Pour le directeur interrégional des services pénitentiaires d’Île-de-France, la situation reste surtout plus sereine qu’au printemps en raison des moyens. «Tout d’abord, nous étions à 180% d’occupation, nous sommes désormais à 125%, ce qui nous permet de ne plus avoir de cellules à trois détenus et davantage de cellules individuelles. Ensuite, nous bénéficions d’une unité sanitaire intégrée à l’hôpital Bicêtre, d’une grande réactivité. Enfin, les gestes barrières sont beaucoup plus respectés puisque nous sommes aujourd’hui en en mesure de fournir deux masques par jours aux détenus et au personnel. Plus généralement, le virus et les moyens de lutter contre sa propagation sont aujourd’hui mieux compris par la population carcérale et les agents qui font tous preuve de responsabilité», assure Laurent Ridel.

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