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Politique | | 08/12/2020
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Hauts-de-Seine: le député LREM Jacques Maire porte plainte pour caricature

Hauts-de-Seine: le député LREM Jacques Maire porte plainte pour caricature © Lina Tran

Le député de la 8ème circonscription des Hauts-de-Seine a porté plainte à la suite de caricatures placardées dans la ville de Meudon.

Jacques Maire, député LREM des Hauts-de-Seine, a porté plainte contre X pour diffamation après la découverte de caricatures à son effigie à Meudon. La caricature fait partie des dessins affichés lors de la manifestation contre la loi sécurité globale, le 28 novembre. Durant la marche, entre la Place de la République et de la Bastille, des artistes ont épinglé les caricatures des 388 « députés de la honte » qui ont voté en faveur de la loi.

Dans un entretien à LCI, Jacques Maire estime que ces caricatures ont pour objet “de faire une pression individuelle” et d’influencer le vote des élus.” “On peut aller plus loin en disant que les députés portent une écharpe bleu-blanc-rouge et une étoile jaune pour ce qu’ils ont voté.” Ce rapprochement à la Shoah est vivement condamné par les autres invités et les propos sont rapidement excusés par Jacques Maire dans cette même interview. Il considère également que ces pressions “poussent à la crainte des députés, qui peuvent se mettre en retrait” et à “une escalade de la violence.” “On se souvient de Samuel Paty, qui nous ne dit pas un jour qu’un déséquilibré ne va pas prendre au pied de la lettre ce message de ‘député de la honte’ et dire : si c’est une honte, je vais lui régler son compte“, expose-t-il.

Pour rappel, la caricature est autorisée selon plusieurs articles comme le point 4 de l’article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle “lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire : la parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre.”

Cette plainte s’inscrit en plein procès des attentats de Charlie Hebdo de 2015, dont une douzaine de personnes ont trouvé la mort. Ce vendredi 4 novembre, Richard Malka, avocat du journal satirique a rappelé dans sa plaidoirie, retranscrite par Le Monde, l’importance de ces dessins dans la liberté d’expression : Cette histoire de caricatures, il faut la connaître. Il faut la répéter, il faut l’enseigner […] Rester libre, cela implique de pouvoir dire ce que l’on veut des croyances sans être menacé de mort, abattu par des kalachnikovs ou décapité.

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Cet article est publié dans avec comme tags députés, , Jacques Maire, loi de sécurité globale,

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