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Île-de-France: les délégués du Défenseur des droits s’adaptent à la crise sanitaire

Île-de-France: les délégués du Défenseur des droits s’adaptent à la crise sanitaire © Antonioguillem

Sur le pont malgré la crise du Covid-19, la centaine de délégués du Défenseur des droits d’Île-de-France ont dû s’organiser autrement mais n’ont pas chômé, avec 13 000 saisines sur les dix premiers mois de 2020.

«Nos délégués étant majoritairement des personnes à la retraite, il était important pour nous de ne pas les exposer à des risques de contamination au Covid. Cela dit, nous ne souhaitions pas non plus laisser les publics confrontés à des ruptures de droit sans assistance. Certains bénévoles ont maintenu leur présence physique, d’autres ont opté pour des permanences en distanciel avec le téléphone ou les mails», explique Sophie Pisk, cheffe de pôle du Défenseur des droits pour Paris, l’Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d’Oise.

Un maillon précieux pour instaurer le dialogue
Les délégués du Défenseur des droits tiennent des permanences et peuvent venir en aide aux publics ayant des difficultés ou des litiges avec l’administration ou avec les personnes chargées d’une mission de sécurité (publique ou privée). Ils agissent aussi contre les discriminations et sur les droits de l’enfant. Hors crise sanitaire, ils reçoivent une à deux fois par semaine dans des points d’accès au droit, les maisons de justice et de droit, des équipements publics mis à disposition par des collectivité ainsi que des centres pénitentiaires.
Il y a actuellement 104 délégués pour toute l’Île-de-France. Il s’agit d’une activité bénévole.
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Refus d’accès au supermarché

«Nous avons vu émerger des requêtes nouvelles comme des refus d’accès à des supermarchés de personnes accompagnées d’enfants sous prétexte qu’ils pourraient être porteurs de virus, ou encore l’interdiction de paiements en espèce, confie la juriste. Dans certains territoires où nos délégués sont présents, des communiqués ont été diffusés auprès des commerces pour rappeler l’interdiction de refus à caractère discriminatoire. Nous avons assuré ce rôle de vigilance et d’intermédiation sur ces problématiques.”

En cette période de crise sanitaire mais aussi sociale, les délégués du Défenseur des droits ont aussi vu affluer les demandes d’aide pour recouvrer des prestations sociales auprès des administrations, ou encore obtenir des rendez-vous auprès des services préfectoraux dans le cadre du droit au séjour. “Ces dernières années, les bénévoles voient aussi arriver de plus en plus de particuliers avec des litiges liés aux forfaits post-stationnement qu’ils ont des difficultés à contester”, relève la conseillère.

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