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La recyclerie d’Orly engloutit déjà 800 kilos par jour d’objets de seconde main

La recyclerie d’Orly engloutit déjà 800 kilos par jour d’objets de seconde main © Fb

Ouverte au mois de mars dernier, quelques jours avant le confinement, la nouvelle recyclerie de l’association Approche est déjà l’une des attractions du quartier Calmette d’Orly. Malgré la fermeture de la structure au public, elle continue à recevoir énormément d’objets de seconde main que ses 9 salariés en insertion se chargent de remettre en état. Ce jeudi matin, des élèves de Joliot-Curie sont venus découvrir le lieu en même temps que la secrétaire d’Etat à l’ESS (Economie sociale et solidaire) Olivia Grégoire.

Quelques passants ont bien cru, ce jeudi matin, que la recyclerie d’Orly avait rouvert mais c’était une fausse alerte. A l’occasion de la semaine de l’Économie sociale et solidaire (ESS) à l’école, un petit groupe d’élèves de CM1 et CM2 de l’école Jolliot-Curie bénéficiait d’une visite des lieux avec Déborah Travaux, la coordinatrice de la structure.

«Avec le confinement, nous ne pouvons pas ouvrir au public, en revanche, nous continuons à recevoir des objets que nous laissons 48 heures dans une zone tampon, à cause du Covid, puis que nous stockons en attendant qu’ils soient nettoyés et remis en condition pour être vendus. Comme vous pouvez le voir, nous commençons à manquer de place dans notre salle de stockage», explique la responsable en montrant des empilements de boites.

Dans une petite salle attenante, deux employés s’occupent plus particulièrement d’éléments de vaisselle. A côté, un salarié se charge d’une autre type d’éléments reçu en grande quantité : les articles vestimentaires. A l’inverse de certains établissements qui choisissent de se spécialiser dans un type d’objet, l’association Approche ne s’interdit presque rien mais ne prend que ce qui est encore en bon état. «Nous ne sommes pas une déchetterie !», insistent les animateurs du réseau.

Une initiative sociale et écolo née il y a déjà 28 ans à Saint-Maur-des-Fossés

Ces grands locaux d’environ 1000 mètres carrés qu’ils occupent rue du docteur Calmette au nord d’Orly ont été mis à disposition par la Rived, la régie de valorisation et d’exploitation des déchets de 10 communes du Grand-Orly Seine Bièvre. Après huit mois d’exercice, la recyclerie d’Orly collecte environ 800 kilos d’objets de seconde main au quotidien, c’est moins que sa grande sœur de Saint-Maur-des-Fossés (avenue Barbès) qui en reçoit jusqu’à 2 tonnes, mais cela témoigne déjà de la constitution d’un solide réseau d’approvisionnement.

«Que ce soit à Saint-Maur ou à Orly, nous bénéficions de relais de partenaires locaux et de chaînes de solidarité. Nous nous appuyons notamment sur des terreaux associatifs, nous recherchons aussi à entretenir des liens avec les établissements scolaires pour le volet sensibilisation de notre action», explique Edwin Feunteun, le directeur de l’association Approche.

La revalorisation encore trop peu financée par l’État

C’est il y a 28 ans déjà que Anne-Christine Bandin, présidente-fondatrice de l’association, a ouvert la cave de son immeuble à la récup et embauché son premier employé en contrat emploi-solidarité. Aujourd’hui, Approche est devenu un acteur important de l’économie sociale et solidaire salué pour son travail d’insertion au service des publics éloignés de l’emploi. «Nous avons de bons gestionnaires et fonctionnons grâce à trois sources de revenus représentant chacune un tiers : notre chiffre d’affaires, les soutiens issus des contrats aidés ainsi que les subventions des collectivités locales et dons privés. Mais pour le moment, nous n’avons aucun financement au titre du réemploi. Un décret est en cours de rédaction et nous souhaiterions en bénéficier parce que nous empêchons des tonnes d’objets de finir en déchetterie !», insiste la présidente, qui a remis un courrier en ce sens à Olivia Grégoire, venue visiter la ressourcerie.

«Des structures comme la votre vont notamment pouvoir bénéficier des fonds du plan de relance de l’activité pour embaucher quelqu’un sur le volet formation», a répondu la secrétaire d’Etat.

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