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Municipales à Villejuif: 7 listes déjà annoncées au premier tour

Municipales à Villejuif: 7 listes déjà annoncées au premier tour

Trois lancements de campagne, trois ambiances. Ce samedi 18 janvier à Villejuif, Alain Weber (PS), Natalie Gandais (EELV) et le maire sortant Franck Le Bohellec (ex-LR) ont donné le coup d’envoi de leur campagne dans des cadres contrastés. Au total, 7 listes sont déjà annoncées au 1er tour des municipales, dont 5 à gauche. Reportage, panorama des équipes en place et analyse des derniers scrutins.

17h30 au café Le Pacha, en plein centre-ville. Le lancement de campagne d’Alain Weber touche à sa fin mais encore quelque 70 personnes se pressent dans l’arrière-salle pendant que Dominique Barjou, conseillère régionale PS, encourage le candidat. « On est très content, on espérait une quarantaine de personnes », confie la tête de liste. Sur place, beaucoup d’associatifs mais aussi des sympathisants socialistes de longue date dont certains reviennent au bercail après quelques années d’éloignement. « Notre dynamique s’appuie à la fois sur les associatifs et les militants encartés. Nous ne renions pas le soutien des partis mais ce n’est qu’une des composantes. A ce jour nous sommes soutenus par le PS, Place publique, Nouvelle donne, le PRG et le MRC-GRS, et nous restons ouverts aux discussions à gauche jusqu’au 27 février », reprend Alain Weber qui précise n’avoir pas fait un préalable d’être tête de liste pour échanger avec les autres.

Un « humaniste », impliqué dans les associations

Parmi les associatifs, on apprécie d’abord la personnalité du candidat. « C’est quelqu’un de très humaniste, très impliqué dans les associations. Ce n’est pas le PS qui m’a convaincue mais la démarche du candidat, insiste une sympathisante, impliquée dans plusieurs associations locales et pour qui la priorité doit être la concertation des habitants. Dans l’offre plurielle qui se dessine à gauche, elle a fait son choix. « La candidature de Natalie Gandais est pour moi rédhibitoire car c’est elle qui a fait alliance avec le maire actuel en 2014. Et puis l’écologie ne peut pas être le coeur du projet. Quant aux communistes, ils n’ont pas assez évolué à Villejuif. Ils n’ont pas pris conscience du changement de population comme c’est le cas à Ivry-sur-Seine ou Montreuil. »

En début de réunion, Philippe Vidal, ex-PS passé chez LREM et désormais militant Place publique, est venu encourager la liste. Lui faisait pourtant partie de l’alliance avec le maire sortant, scellée au deuxième tour de 2014 pour faire tomber la municipalité communiste. « Mais il est venu apporter son soutien sans contrepartie », réagit-on dans l’entourage du candidat.

Equipe de Alain Weber

Permanence mobile

Encouragé par ce lancement de campagne plutôt festif, Alain Weber attend désormais sa permanence de campagne mobile, qui sera livrée ce lundi sous forme d’utilitaire électrique. « Cela nous permettra d’aller dans tous les quartiers. Nous annoncerons à l’avance les dates et lieux de permanences. »

Villejuif debout et Villejuif objectif 2020 : 2 collectifs qui posent leurs principes et passent les candidats au banc d’essai

Dans le café, deux autres collectifs se mêlent à l’assistance, Villejuif Debout et Villejuif objectif 2020, venus prendre le pouls de la campagne. « Villejuif Debout ça dépend de nous », tel est le slogan du premier, qui a concocté depuis plusieurs semaines un manifeste prônant le municipalisme (concept de démocratie locale directe expérimenté notamment à Saillans dans la Drôme), l’écologie populaire, et invite à une « constitution municipale ». Un manifeste publié dans un mini-document de 24 pages et qui doit être prochainement complété d’une charte éthique, de propositions spécifiques et d’une note de gouvernance. « Nous nous réunissons tous les lundis pour travailler sur les textes. Le collectif est parti de la colère née du mandat du maire actuel. Aujourd’hui, il compte une centaine de personnes », indique Sandra Da Silva Pereira, par ailleurs élue d’opposition du groupe Front de Gauche. Quel positionnement par rapport aux candidats en place ? « Pour l’heure, nous exposons les valeurs et les principes d’une démocratie directe et appelons à un rassemblement à gauche qui refuse sans ambiguïté tout soutien à LREM », répond la militante.

Villejuif Debout

Villejuif objectif 2020 annoncera sa préférence cette semaine

De son côté, Villejuif objectif 2020 veut être une passerelle entre les citoyens des quartiers populaires et les militants politiques. Le collectif, né il y a un an, vise à mieux prendre en considération les habitants de ces quartiers et dispose de référents dans chacun d’eux, de Lamartine aux Barmonts, en passant par le 8 mai, Mermoz, Pasteur… « Politiquement, nous refusons les extrêmes et parlons avec les différents candidats de gauche mais aussi LREM. Pas trop le maire en revanche car il n’a pas fait grand chose pour les quartiers populaires », témoigne un des animateurs de ce collectif qui revendique son statut non associatif et non partisan. « Nous ne voulons pas être une association, car les associations finissent toujours par être récupérées par le politique. A Villejuif, on sait bien qui tient telle ou telle association », insiste l’un des membres de ce mouvement informel mais quand même un peu structuré. Du reste, Villejuif objectif 2020 devrait annoncer dès la semaine prochaine son choix parmi les différents candidats qui se présentent et pourrait trouver sa place sur la liste choisie.

Villejuif Objectif 2020

Natalie Gandais défend sa légitimité

18h30. En face du Pacha, Natalie Gandais (EELV) a choisi le Taj Mahal pour se lancer. Nettement plus petit, le lieu joue l’intimité, bien proportionné au public plus restreint.

Déjà soutenue par Génération Ecologie en plus d’Europe Ecologie Les Verts, Natalie Gandais a également obtenu celui de l’UDE (Union des démocrates et écologistes) que le référent départemental, Bernard Chappellier (ex-EELV) est venu officialiser ce samedi.

« C’est plus facile de mobiliser qu’en 2014, constate Monique Lambert-Dauvergne, militante EELV, directrice de campagne en 2014. Il y a de nouveaux habitants, des jeunes couples, et le mouvement écologiste s’est ancré dans la société. »

Concernant les difficultés d’une alliance à gauche, la tête de liste renvoie la balle aux autres formations, regrettant que chacun veuille se compter au premier tour. « Nous voulons l’union la plus large possible à gauche, insiste-t-elle, en s’appuyant sur les résultats des élections européennes de 2019. Nous avons fait 17%, Génération Ecologie a fait 1,5% et le parti animaliste, avec qui nous sommes en train de conclure un accord, environ 2% », détaille la candidate (interviewée en amont de sa réunion) pour qui les écologistes pèsent donc environ 20% en ville et doivent être jaugés en conséquence. Une comptabilité qui ne fait pas l’unanimité, le score des écologistes étant souvent plus important aux élections européennes, même si en 2014 le score aux municipales se situait dans les mêmes eaux.

Lancement de campagne de Natalie Gandais

Au-delà de l’arithmétique, le principal point de blocage est la responsabilité de la Natalie Gandais dans l’élection du maire actuel et l’éviction de l’ancienne majorité de gauche, suite à l’alliance inédite de la candidate écologiste avec un candidat LR, un autre de l’UDI et un divers-gauche. Un passé qui ne passe pas pour les forces de gauche qui avaient maintenu leur confiance à l’ancienne édile communiste Claudine Cordillot. « Le PCF est furieux d’avoir perdu la ville en 2014 mais ce n’est pas à cause de nous. C’est le rejet de la population qui s’est exprimé. En outre, leur liste a fait 32% au premier tour, sans réserve de voix car ils ne voulaient pas discuter avec nous. Concernant l’alliance avec Franck Le Bohellec (à l’époque candidat LR), elle s’est faite à la demande de la majorité des écologistes et citoyens qui constituaient notre équipe (ndlr, EELV avait en revanche retiré son logo et une procédure disciplinaire a suivi, à l’encontre des membres du parti qui avaient noué l’alliance avec la droite). Les prémices de cette alliance sont nés de la bataille contre la zac Aragon », se souvient la candidate.

Malgré ces explications, n’aurait-il pas été plus apaisé de proposer une autre tête de liste que Natalie Gandais pour 2020, afin de mieux tourner la page de cette alliance polémique qui a rapidement tourné court ? « Premièrement nous n’en avons pas, réagit Natalie Gandais. Deuxièmement, je suis fière du bilan que j’ai réalisé durant les 18 mois pendant lesquels j’ai été maire-adjointe à l’urbanisme. Nous avons révisé le PLU (Plan local d’urbanisme) et fait par exemple baisser les hauteurs des immeubles de la RD7 de 30 à 20 mètres. J’ai aussi su écouter la détresse des habitants dans les HLM, notamment des femmes seules avec leurs enfants. Elles s’en souviennent aujourd’hui d’ailleurs », pointe la candidate.

Pas l’alliance avec LREM

Alors que certains opposants de gauche murmurent que les écologistes seraient prêts à s’allier à LREM au deuxième tour, qu’en est-il ? « Hors de question, réfute Natalie Gandais. J’ai un problème avec le gouvernement de Macron qui détruit le service public et n’entend pas la détresse du personnel hospitalier! »

En dehors des partis, la candidate écologiste s’appuie aussi sur la société civile et les personnes engagées dans des associations de défense de l’environnement, des Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne qui mettent en lien un paysan et les habitants pour leur fournir des paniers de légumes), des organisations de solidarité, de protection des animaux, des militants syndicaux, des enseignants, des chercheurs, des soignants… énumère la tête de liste.

La liste de Pierre Garzon présentera son programme début février

Du côté du PCF et de Genération.S réunis autour de la candidature de Pierre Garzon (PCF), élu conseiller départemental du canton de Villejuif en 2015, juste un an après la municipale, la campagne se poursuit. « Nous avons lancé des appels à l’union mais nous continuons à avancer tout en restant dans l’ouverture. Nous présenterons notre programme le 5 février », commente la sénatrice Génération.S, Sophie Taillé-Polian (jointe au téléphone) pour qui les échanges serviront de toutes façons pour le deuxième tour.

Décidons Villejuif annoncera son candidat cette semaine

A gauche toujours, La France Insoumise, à l’initiative du collectif Décidons Villejuif avec des membres de la société civile, sera également de la partie, qui a décidé en fin de semaine de présenter sa propre liste. Le ou la candidate devrait être annoncé en début de semaine.

Agathe Martin portera les couleurs de Lutte Ouvrière

Enfin, il faudra aussi compter avec Lutte Ouvrière dont la liste en cours de préparation sera menée par Agathe Martin. « J’ai voté pour eux en 2014 et le ferai sans doute à nouveau en 2020 », indique une habitante passée tendre une oreille aux réunions d’Alain Weber puis de Natalie Gandais. « Il faut que le camp des travailleurs reprenne du mordant car nos vies se dégradent de plus en plus. La bataille engagée depuis le 5 décembre est une bonne chose », enjoint la tête de liste (jointe au téléphone). A 52 ans, Agathe Martin, cheminote dans les ateliers de maintenance des TGV à Châtillon, participe activement à la grève en tant que syndicaliste. Présente sur la liste des Européennes, elle était aussi dans l’équipe de 2014, mais pas en haut de la liste. Pour rappel, la liste LO de 2014, menée par Christine Mazurier, avait réalisé 2% au premier tour.

Franck Le Bohellec remplit Les Esselières…

19h15, espace des Esselières. Le ton est donné dès l’entrée entre les deux kakémonos qui encadrent le passage, au slogan de « Un bon maire on le garde » relayé par un écran. Dans les couloirs, des enfants courent, ne tenant plus en place après une heure de discours. L’espace de réception, lui, est blindé. Près de 600 personnes assises en rangs serrés, de tous les âges, écoutent patiemment. Rendez-vous a été donné à 18 heures par le comité de soutien du maire présidé par Michel Zulke. Une heure et demie plus tard, c’est dans une salle bien chauffée par les témoignages d’associatifs et de soutiens de divers horizons que le maire sortant s’avance sur scène, visiblement ému par les applaudissements nourris et le déluge d’encouragements.

« Je ne suis pas devenu maire le soir du 30 mars 2014 mais au fil des rencontres. C’est vous qui avez fait de moi votre maire. Vous m’avez appris à être un bon maire en attendant de moi que je sois naturel, spontané. J’ai compris que vous n’attendiez pas de moi d’être un surhomme. J’ai fait de mon mieux. Tout n’est pas parfait mais notre ville s’est transformée », commence l’édile. De l’humilité, le ton se fait offensif lorsqu’il aborde l’équipe en place avant son arrivée, qu’il ne qualifie que par le terme de « système », décliné en « ancien système », « système de copinage »... L’élu défend ensuite son bilan. « Le visage urbain de Villejuif a changé. Notre ville devait sortir de l’ère glaciaire. Oui il y a des constructions et je l’assume », insiste l’édile, citant les logements engagés mais aussi les équipements publics. L’élu revient aussi sur la situation financière qu’il estime avoir assainie, ou encore le lancement de la police municipale.

… et rempile

Le ton se radoucit un instant, laissant place au doute. « La vie de maire est passionnante mais aussi très dure », pèse l’élu. « J’en ai parlé longuement avec Véronique (son épouse). » Puis l’annonce arrive enfin. « Il y a encore beaucoup de choses à faire. (…) Nous avons décidé que je serai candidat à un nouveau mandat! » « Merci Véronique! » entend-on dans la salle entre les cris de joie et le tonnerre d’applaudissements. Le ton repart au combat. « Je suis candidat et la campagne va être intense. Je vous demande dès ce soir d’aller voir vos voisins, vos amis… » Le nom de la liste : Villejuif rassemblée.

Maud Petit : « Il faut arrêter de faire des conneries au niveau local »

Depuis le premier rang, la députée Modem Maud Petit se lève. « Je regrette que mon parti n’ait pas apporté son soutien au maire mais aujourd’hui, ce ne sont pas les partis politiques qui dirigent les villes. Je suis ici à mes risques et périls. Je ne suis pas la porte-parole du gouvernement mais de nos concitoyens. Il faut arrêter de faire des conneries au niveau local », lâche la parlementaire.

A défaut du Modem national et départemental, le maire sortant peut aussi compter sur le Modem local, dont un représentant, Jorge Carvalho, est maire-adjoint. « Le Modem soutenait le maire en 2014 et depuis, nous sommes restés dans la majorité. Il n’y a donc aucune raison de ne pas continuer le travail ensemble », motive l’élu.

Maud Petit vient soutenir Franck Le Bohellec

Assis depuis deux heures, le public se déplie les jambes. Direction le buffet ou la sortie. « En 2014, j’avais voté Claudine Cordillot (la maire PCF sortante). Et en 2015, j’ai voté Pierre Garzon (PCF) aux départementales, témoigne un habitant. Le déclic s’est fait en 2017. Je suis devenu papa de plusieurs enfants alors j’ai apprécié qu’il y ait de nouvelles écoles, que la ville bouge plus, qu’il y ait davantage de lieux pour faire du sport… » énumère le père de famille. Une quinquagénaire, qui vote à gauche lors des échéances nationales, a elle déjà voté pour Franck Le Bohellec en 2014. « Je trouve que la ville est plus dynamique. Avant, il y avait toujours des pétitions pour les grandes causes internationales mais rien pour notre vie quotidienne. Il y a un renouveau des commerçants, des réunions de quartier, des festivités. Le seul bémol, c’est l’accent qui est surtout mis sur le sport. Et il n’y a toujours pas de commerce de proximité dans mon quartier, avenue de la République, malgré les nouveaux projets de construction », prévient l’électrice.

Franck Le Bohellec : « J’ai pris ma décision avant Noël »

« J’étais très ému et je suis très content. J’avoue que je ne m’attendais pas à voir autant de monde », confie le maire. Sa décision était elle mûrie de longue date ? « Franchement non, assure l’édile. Je suis par ailleurs chef d’entreprise et je travaille 100 heures par semaine. Je l’ai prise avant les vacances de Noël, lorsque j’ai vu affluer les encouragements au lancement de mon comité de soutien. »

La candidate LREM poursuit sa campagne

Pendant ce temps, Léonor Brucker, candidate LREM, poursuit sa campagne au nom de Villejuif nous réunit, et a commencé à tracter ses priorités programmatiques. Si l’aura de LREM a été écornée par le long mouvement social qui s’est enlisé depuis le 5 décembre, le mouvement a montré sa résilience après la crise des gilets jaunes, lors des Européennes de 2019. La collaboratrice parlementaire d’Albane Gaillot. bénéficie par ailleurs du soutien officiel du Modem national et départemental.

Le Rassemblement national n’est pas encore sorti du bois

Pour ‘heure, le Rassemblement national n’a pas encore annoncé ses intentions à Villejuif où il avait réussi à obtenir un siège en 2014.

A ce jour, sept listes sont donc déjà confirmées, huit si le RN rempile, ce qui ferait alors une de plus par rapport à 2014.

Ce que racontent les derniers scores électoraux

Difficile de comparer les scores d’une élection à l’autre car les périmètres des unions diffèrent et les contextes évoluent mais le suivi des scrutins villejuifois depuis les Européennes de 2014 jusqu’à celles de 2019 permettent néanmoins de voir comment chaque parti a évolué localement.

Concernant le PCF tout d’abord, qui était à la tête de la ville jusqu’en 2014, les résultats témoignent d’une certaine résistance. Entre les Européennes de 2014 et celles de 2019, le mouvement passe ainsi de 17,19% en 2014 (date à laquelle il était associé au PG, dont une partie non négligeable des troupes est passée chez LFI à commencer par Jean-Luc Mélenchon) à 10,54% en 2019 (contre 2,5% au niveau national). A peine 2% en dessous de son score aux législatives 2017 où il avait pris de plein fouet l’avènement de LFI qui avait réalisé 17,5% au premier tour et s’était qualifié pour le 2ème. Depuis, LFI est retombé juste en deçà des 10% aux dernières Européennes, derrière le PCF.

Nouveau dans le paysage en 2017, LREM a aussi dévissé entre la séquence présidentielle-législatives et les Européennes de 2019, passant de respectivement 26,05% et 32,07 % aux premiers tours de 2017 à 20,19% (contre 25,6% au niveau national) en 2019, tout en restant en tête de tous les mouvements en lice. Un scrutin survenu après la crise des gilets jaunes mais avant le mouvement social autour des retraites.

Reflétant la situation nationale, les deux partis qui ont le plus chuté à Villejuif sont LR et le PS. L’ex-UMP, qui n’avait fait que 13,4% en ville aux Européennes de 2014, avait progressé à plus de 17% au premier tour des municipales de 2014 et s’était encore élevé aux régionales (22,12%) avant de chuter à 13% au premier tour des présidentielles, puis à 11,27% aux législatives et moins de 6% aux Européennes de 2019. Le PS a chuté encore plus tôt, phagocyté par LREM et LFI dès 2017, faisant 9% à Villejuif au premier tour de la présidentielle (un tout petit peu au-dessus de la moyenne nationale) puis 6,5% à celui des législatives et restant stable à 6,86% aux Européennes de 2019. Après avoir chuté après la présidentielle, le RN est pour sa part remonté à 12,6% aux dernières Européennes. Lutte Ouvrière a de son côté réuni 0,6% des suffrages à Villejuif aux Européennes.

Au second tour, l’union de la gauche est restée au-dessus de 55% aux départementales et régionales de 2015. Aux législatives en revanche, LREM l’a emporté à 51,38% contre le candidat LFI.

Quelques inconnues du scrutin de 2020

Dans la campagne des municipales, les étiquettes politiques ne guident pas seules les choix des électeurs mais les rapports de force des représentations nationales donnent une idée des sensibilités des habitants. La faiblesse du maire sortant est de ne s’appuyer cette fois sur aucune force politique puissante contrairement à 2014 où l’UMP avait le vent en poupe. LR n’a pour l’heure pas désigné de candidat contre le maire mais ce dernier ne se revendique pas de son étiquette et quand bien même, le mouvement ne pèse aujourd’hui pas beaucoup. La question est donc de savoir s’il a réussi à capitaliser suffisamment sur son mandat pour faire jouer à plein la prime au maire sortant. L’applaudimètre de ce samedi semble en faire la démonstration. Mais les détracteurs ne manquent pas non plus et, lorsqu’elle était rassemblée, la gauche est restée majoritaire lors des derniers scrutins. L’entrée en lice ou non du RN constitue également une inconnue à ce jour. Reste l’ingrédient essentiel: la dynamique de campagne de chaque équipe et sa capacité à se rassembler à un moment sans donner l’impression d’une union entre la carpe et le lapin.

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