Municipales | Accueil Val de Marne (94) Val de Marne | 05/02
Réagir Par

Municipales en Val-de-Marne: les candidats LREM gonflés à bloc

Municipales en Val-de-Marne: les candidats LREM gonflés à bloc

30 candidats encartés LREM mèneront une liste aux municipales de 2020 en Val-de-Marne, sur 47 communes. Ce mardi, ils donnaient une conférence de presse commune depuis le siège parisien du mouvement, confiants dans leur socle électoral.

La réforme des retraites ? Oui bien-sûr, ils en entendent parler. « Cela fait partie des sujets de préoccupation qui reviennent », confie Léna Etner, candidate à Saint-Mandé. « Moi, je fais campagne à Saint-Maurice, dirigée par un maire LR. Alors lorsqu’on me parle de l’âge pivot à 64 ans, je rappelle que la droite proposait un départ à 67 ans », renvoie Patrick Grange. Est-ce que le mouvement social entamé depuis décembre a modifié le rapport des habitants à leur campagne ? « Sur les marchés oui, le débat se polarise sur les retraites. Mais lorsque l’on fait du porte-à-porte, les habitants nous parlent de places en crèche, de difficultés de stationnement, de sécurité… », développe Chantal Cazals, candidate à Fontenay-sous-Bois. « Cela peut jouer sur les indécis, admet Jonathan Rosenblum, benjamin de la troupe avec ses 28 ans, qui candidate à Alfortville. Les détracteurs, nous ne les avons jamais eus et ne les aurons jamais. Et notre socle électoral, nous le retrouvons lorsque nous allons chez les gens. Nous avons une base qui reste pérenne. »

L’aspect visible de la contestation, illustré par les dégradations d’affiches ou de permanences, ce-sont les parlementaires qui le condamnent. « Ce regain de violence fragilise la démocratie », dénonce Jean-François MBaye, député de la 2ème circonscription. « Paradoxalement, les dégradations d’affiche dont j’ai fait l’objet m’ont attiré des sympathies de la part de personnes choquées par le procédé. Cela m’a même aidé à faire s’engager des femmes sur la liste », témoigne de son côté Maxime Mégret-Merger, candidat à Cachan. Pour rappel, des tags caricaturant la tête de liste en nazi ont raturé plusieurs de ses affiches.

Concernant les priorités locales, la campagne 2020, contrairement à celle de 2014 qui rendait compte du clivage droite-gauche, semble mettre tous les candidats à l’unisson, priorisant chacun la transition écologique, la démocratie participative ou encore l’urbanisme maîtrisé. Comment se différencier dans ce contexte où tous les candidats sont plus verts les uns que les autres? Là-dessus, LREM sort sa botte marché primeur. Si le parti de la majorité présidentielle a déjà bientôt trois ans d’exercice du pouvoir national, il peut encore se revendiquer de la fraîcheur localement et ne s’en prive pas. « Nous venons perturber le jeu classique en nous positionnant en rupture par rapport aux majorités précédentes qui n’ont ni l’une ni l’autre été capables de maîtriser la densification toujours croissante de la ville », lâche Olivier Lafaye, candidat à L’Haÿ-les-Roses. « Les maires sortants ne peuvent s’absoudre de leur bilan lorsque cela fait plus de soixante ans, voire cent ans que la même majorité est au pouvoir », renchérit Jonathan Rosenblum. « Nous nous différencions par notre discours sur l’entrepreneuriat », cite Nathalie Lemoine à Choisy-le-Roi. « A Saint-Maur-des-Fossés, nous proposons d’intégrer la zone de circulation à faible émission », illustre Matthieu Fernandez.

« Mais ce qui nous différencie vraiment, c’est que nos programmes, nous les avons tous co-construits avec les habitants. On a vraiment été voir les gens avant. On a fait cet effort et cela imprime la façon dont nous souhaitons être aux commandes plus tard », reprend Chantal Cazals. « Cela fait une vraie différence. Les gens n’ont pas l’habitude qu’on leur demande. Au début ils sont surpris, et ensuite ils jouent le jeu », constate Mehmet Ceylan, candidat à Créteil. « Nous ne sommes pas des doctrinaires mais des pragmatiques », enchaîne Serge Godard, candidat à Bry-sur-Marne. « Et nous comptons travailler en équipe en nous appuyant sur l’ensemble de la majorité municipale. Dans la majorité des conseils municipaux aujourd’hui, les adjoints lisent leur délibération mais c’est le maire qui répond aux questions ensuite! » glisse Jean-François Pirus, candidat à Villiers-sur-Marne.

Majoritairement issus de la société civile, les candidats revendiquent aussi haut et fort ce signe de distinction, ainsi que l’accès aux fonctions de tête de liste à tous les profils, jeunes, femmes… « On se sent poussée. Il n’y a pas de plafond de verre », insiste Florence Gall, candidate à Vincennes. « Et nous veillerons à garder cette dynamique », promet Nabil Benbouha, référent LREM 94.

Pour autant, la plupart envisagent de quitter leur job pour être maire à temps plein s’ils sont élus, même si quelques uns prévoient de garder un pied dans le monde professionnel comme Serge Godard, expert comptable, ou Léna Etner, avocate. Mais cela ne sera-t-il pas trop dur de revenir ensuite sa vie d’avant ? Ne sera-t-il pas tentant de s’accrocher ? « Je crois que cette expérience est aussi extrêmement valorisante et ne suis pas inquiet pour rebondir. Dans mon entreprise, on me regarde différemment depuis que j’ai annoncé que j’étais candidat. Ils sont tous fans! » glisse Maxime Mégret-Merger, expert en oeuvres d’art.

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF
Cet article est publié dans avec comme tags , ,
6 commentaires pour Municipales en Val-de-Marne: les candidats LREM gonflés à bloc
Ajouter une photo

N'envoyez que des photos que vous avez prises vous-même, ou libres de tout droit. Les photos sont publiées sous votre responsabilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi