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Nanterre: rentrée lycéenne calme mais pas sans questionnement à Louise Michel

Nanterre: rentrée lycéenne calme mais pas sans questionnement à Louise Michel © Lina Tran

Au lycée professionnel Louise Michel de Nanterre, pas de blocus en vue par rapport aux mesures sanitaires préventives au coronavirus. Les élèves ont bien constaté la mis en œuvre du nouveau protocole sanitaire, même s’ils ne manquent pas d’en pointer les limites.

« Des choses ont changé par rapport à septembre. On ne peut pas rester dans le couloir en même temps. Pour sortir, on doit attendre dans la cour, laisser passer les personnes qui voulaient entrer dans le lycée, puis on sort de l’autre côté », explique Lucas, élève de première en commerce. « En septembre, on avait seulement le gel et le masque comme gestes barrières. Et le mètre de distance en classe, lorsque c’était possible », ajoute un camarade. « Au début, c’était un peu trop laxiste. Là on voit qu’il respecte », commente encore Sophie-Charolotte.

Les élèves ne tardent toutefois pas à pointer les limites, notamment la difficulté de conserver son masque en permanence. Il est tentant de le faire glisser un peu sous le nez de temps en temps pour respirer vraiment. « Parfois les profs nous reprennent, mais pas toujours », indique un lycéen de première en réajustant son masque. « Même en cours ça arrive qu’on ait le masque baissé », confie un élève.

“Ma mère est très inquiète”

Certains lycéens ne cachant pas une certaine angoisse à venir en cours alors que tout le monde est confiné. « Ça me fait quand même peur de l’attraper », avoue Aymen. « Je sais que ma mère est très inquiète. Quand je rentre : elle me dit ‘va à la douche’. Elle ne veut pas que je m’approche d’elle, tant que je ne me suis pas lavé.» Même précaution chez Lucas. « Moi aussi, ma mère me dit ‘ne t’approche pas de moi. Reste à 1 mètre. Va te laver les mains et le visage. Enlève tes habits’ ».

Quid des stages en entreprise ?

Chez Loïca, élève de terminale en métiers de la mode et du vêtement, on s’inquiète surtout du stage qu’elle doit effectuer en novembre dans le cadre de son baccalauréat. « Ils ont peur pour la semaine prochaine. On a une période de stage et on va devoir travailler en entreprise.» Aucune annonce n’a été faite sur une modification des modalités du baccalauréat. Les élèves de lycées professionnels sont donc tenus de réaliser un stage pour valider leur diplôme. « Ils n’ont pas voulu retirer le stage et je ne comprends pas trop pourquoi. Avec la covid, c’était très difficile d’en trouver un. On a eu beaucoup de refus. Dans notre classe, des personnes en avaient trouvé un, mais à la fin, l’entreprise n’a pas pu les prendre. On se retrouve avec un déséquilibre, entre ceux qui ont un stage, ceux qui en n’ont pas et ceux qui ont peur d’y aller!»

Peur des attentats

Un autre élève, lui, s’inquiète plutôt des attentats. « J’ai peur, mais plus par rapport aux attaques au couteau. J’ai plus peur de ça que du covid ». Depuis l’attaque de Nice, le plan Vigipirate est passé au niveau urgence attentat. Dans ce lycée, les fouilles de sac sont revenues. Ce premier jour de rentrée marquait également l’hommage à Samuel Paty. Au lycée Louise Michel, la minute de silence et la lecture de la lettre de Jean Jaurès ont bien eu lieu.

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