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Justice | | 16/12/2020
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Paris: 4 ans de prison ferme requis contre un marchand de sommeil

Paris: 4 ans de prison ferme requis contre un marchand de sommeil © WCC Arthur Weidmann

Le parquet a requis mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris quatre ans de prison ferme, avec mandat d’arrêt à l’audience, et 50 000 euros d’amende contre un marchand de sommeil présumé déjà condamné pour des faits similaires.

Deux ans de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve, ont également été requis contre Alix B., qui comparaissait pour les mêmes faits.
Les deux hommes, avec trois entreprises, étaient accusés d’avoir loué une vingtaine d’appartements dans un bâtiment insalubre du XIXe arrondissement de Paris entre 2012 et 2017 qui était frappé d’un arrêté de péril et d’avoir menacé les locataires qui refusaient de payer.

Frédéric A., qui ne s’est pas présenté à l’audience pour raisons médicales, a été décrit par les locataires comme un “menaçant” et “brutal”. Son complice présumé Alix B. a lui affirmé qu’il n’avait fait qu’obéir à “ce que Frédéric A. demandait”.

La Fondation Abbé Pierre, dix anciens locataires, des co-propriétaires de l’immeuble ainsi que la ville de Paris s’étaient portés parties civiles.
Dénonçant une véritable “bande organisée”, le parquet a également requis la confiscation et la saisie immédiate des appartements, la dissolution de deux des entreprises visées et une amende de 500 000 euros contre la troisième, domiciliée au Luxembourg.

Il régnait dans l’immeuble “un climat de peur savamment orchestré”, source d’une “anxiété permanente” pour des victimes “fragiles” qui “ne savent pas qu’elles ont des droits”, a déclaré Me Laurent Loyer, avocat de dix anciens locataires en demandant plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts.

“Ce dossier, c’est un cas d’école de marchands de sommeil”, a plaidé Valentin Rigamonti au nom de la Fondation Abbé Pierre.

Frédéric A. est “vraiment un personnage totalement non violent”, a répliqué son avocat, Philippe Sarda, qui a dénoncé une “erreur de cible” et demandé sa relaxe. Saveriu Felli, conseil d’Alix B., a lui décrit son client comme un homme “craintif” et “docile”, instrumentalisé par Frédéric A.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 10 mars.

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