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Manifestation | Paris | 05/12/2020
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5000 manifestants contre la loi sécurité globale à Paris et 30 interpellations

5000 manifestants contre la loi sécurité globale à Paris et 30 interpellations © Open Cliparts Vectors Pixabay

5000 personnes ont défilé ce samedi à Paris à la fois contre la loi Sécurité globale et contre la précarité, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. La manifestation, émaillée de heurts entre certains participants et la police, a donné lieu à 30 interpellations dont 19 gardes à vue (à 19 heures).

Derrière une banderole proclamant “Liberté, Égalité, Fraternité, pour qui!”, les manifestants se sont ébranlés vers 14H15 de la Porte des Lilas en direction de République.

Initialement prévue comme un rassemblement syndical (CGT, FSU, Solidaires, Unef, UNL, Fidl, MNL) contre la précarité, la journée de samedi a vu s’agréger la contestation contre les violences policières et la loi sécurité globale, emmenée par la “coordination #StopLoiSécuritéGlobale, collectif de syndicats et d’associations, dont plusieurs organisations de journalistes.

“En deux ans, j’en ai vu des violences, c’est anormal qu’on ne puisse pas filmer”, a déclaré à l’AFP Nadine, “gilet jaune” de 53 ans, qui gagne 1 300 euros par mois dans les services à la personne. Mais selon elle, “la violence date d’avant les “gilets jaunes”, dans les banlieues, les jeunes y ont droit depuis longtemps”.

 Sous une pancarte demandant le “retrait de la loi Sécurité globale”, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé que les causes convergeaient: “Il n’y a pas d’opposition entre les libertés publiques et individuelles et le fait de se battre contre la précarité et le chômage, surtout dans la période”, a-t-il déclaré à l’AFP, en citant les “abus des employeurs” et “les plans sociaux qui tombent”.

 “Mon avenir est en danger”, s’est inquiété Maxime, 15 ans, dont deux de “gilet jaune”. “Je défile contre la violence policière.”

Des tensions entre policiers et manifestants sont apparues environ 1h30 après le début de la manifestation. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. Une vitrine d’une agence immobilière de l’avenue Gambetta (20e arrondissement) a été cassée et des jets de pétards ont également été constatés le long du cortège. Au total, entre “400 et 500 éléments radicaux” ont commis de des dégradations, selon une source policière, avec des commerces vandalisés et plusieurs voitures incendiées. A 18 heures, trente personnes avaient été interpellées.

 Peu avant 18 heures, seule une petite partie des participants, environ 2 000, était arrivée place de la République, terme prévu de la manifestations, a constaté un journaliste de l’AFP. La situation était tendue vers 19H place de la République à Paris où les forces de l’ordre tentaient de disperser les derniers participants. Des scooters et du mobilier urbain ont été incendiés sur la place

Plus de 90 rassemblements étaient organisés en France pour protester notamment contre la loi sur la sécurité globale qui restreint notamment le droit de filmer les actions de polices sur la voie publique. Au total, 52 350 personnes ont manifesté en France, selon le ministère de l’Intérieur. La défiance à son encontre a été renforcée par le tabassage filmé du producteur de musique Michel Zecler par des policiers. Samedi dernier, les “marches” organisées par la “coordination #StopLoiSécuritéGlobale”avaient fortement mobilisé dans le pays: entre 133 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, et 500 000 selon les organisateurs.

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