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Polémique après l’interpellation musclée d’une infirmière d’Ivry-sur-Seine

Polémique après l’interpellation musclée d’une infirmière d’Ivry-sur-Seine

Alors que la manifestation de soignants de ce mardi 16 juin s’est achevée par des heurts avec les forces de l’ordre, suite à l’arrivée de casseurs sur l’esplanade des Invalides, une habitante d’Ivry-sur-Seine qui jetait des projectiles a été interpellée violemment par la police avant d’être placée en garde à vue.

Âgée de 52 ans, cette agente hospitalière de Paul Brousse, à Villejuif, a été attrapée par plusieurs agents puis tirée par les cheveux avant d’être menottée, alors qu’elle réclamait sa Ventoline, souffrant d’asthme.

Lire aussi : Manifestation des soignants à Paris: « Nous sommes redevenus des invisibles »

« Cette femme, c’est ma mère. 50 ans, infirmière, elle a bossé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour. A eu le covid. Aujourd’hui, elle manifestait pour qu’on revalorise son salaire, qu’on reconnaisse son travail. Elle est asthmatique. Elle avait sa blouse. Elle fait 1m55 », a réagi sa fille sur tweeter.

Quelques instants auparavant, l’infirmière avait été également filmée en train de jeter des projectiles.

Le soir, plusieurs élus de la France Insoumise, notamment la députée val-de-marnaise Mathilde Panot, se sont rassemblés devant le commissariat du 7ème arrondissement où l’infirmière avait été placée en garde à vue, pour lui apporter leur soutien.

Au total, la manifestation s’est conclue par 16 interpellations.

Un appel au rassemblement a été à nouveau lancé ce jour à 16 heures pour exiger sa libération, à l’appel notamment de la CGT 94. «[Elle] a immédiatement reconnu avoir été envahie de colère à la fin de la manifestation du fait des charges policières, des gaz lacrymogènes à profusion et des provocations multiples des forces de l’ordre. Le contexte ne saurait être éludé : après trois mois de lutte contre le Covid-19 où les nuits ont été très courtes et la tension extrême, cette infirmière dévouée en gériatrie, qui ne s’est pas arrêtée, même lorsqu’elle a été atteinte par le virus est harassée, professionnellement, physiquement et psychiquement», défend le syndicat.

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