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Commerce | | 24/11/2020
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Thiais – Belle Epine : le reconfinement pèse sur le moral des commerçants

Thiais – Belle Epine : le reconfinement pèse sur le moral des commerçants

A quelques semaines de Noël, période d’ordinaire tourbillonnante dans les centres commerciaux, le calme règle à Belle Epine comme dans les autres malls. Les commerçants tentent de s’organiser pour limiter la casse, mais des fermetures définitives commencent déjà à s’annoncer.

« C’est simple, nous c’est 5€ par jour ! » lance ironiquement Nathalie. Le kiosque à journaux tenu depuis quatre ans par son compagnon Jamal a perdu 90% de son chiffre d’affaires. “Un kiosque, dans un centre commercial, est extrêmement dépendant de tous les commerces et restaurants alentours. Quand tout ferme on est très mal”, résume Nathalie. Aujourd’hui, Jamal et Nathalie n’attendent qu’un signal : la réouverture.

Jamal dans son kiosque

Yannick, directeur de l’enseigne franchisée Waffle Factory, fait aussi le dos rond en attendant. Alors que cinq personnes travaillent habituellement dans son restaurant de gaufres, ils ne sont aujourd’hui que deux à faire tourner la boutique. Les heures d’ouverture ont été réduites et trois salariés sont au chômage partiel, pour tenter de limiter les pertes. “Mon équipe ne travaille que 4h30 par jour. Cela devient long et difficile pour tout le monde.”

L’espoir misé sur décembre

Par rapport au premier confinement, la propriétaire du bureau de tabac apprécie de pouvoir au moins aller travailler, même si elle ne reçoit toutefois plus que 60 clients par jour contre environ 500 d’habitude, mais elle s’inquiète pour l’après. “Est-ce que les gens pourront dépenser comme avant ?”, se demande-t-elle. .

Click and collect à Bleu Libellule

À l’enseigne Bleu Libellule, distributeur de produits de coiffure et d’esthétique pour professionnels et particuliers, on s’est mis au click and collect. “On fonctionne sur rendez-vous, ce qui signifie beaucoup plus de temps passé à gérer les stocks et à répondre aux appels”, confie Leïla, responsable du magasin. Contrainte de réduire le temps de travail et le nombre de personnels en magasin, l’entreprise a aussi dû recourir au chômage partiel “C’est un tiers du salaire qui s’en va pendant que les loyers, assurances et autres crédits à payer ne s’arrêtent pas”, soupire Giulia sa collègue vendeuse.

Le chômage partiel est un dispositif permettant aux entreprises faisant face à des difficultés économiques temporaires de réduire l’activité de leurs employés. Les salariés reçoivent de la part de leur employeur une indemnité d’activité partielle égale à 70% de leur salaire brut avec un minimum de 8,03€ de l’heure. En raison de la crise sanitaire, l’entreprise peut bénéficier d’une prise en charge de l’indemnité à hauteur de 85% par le biais d’une allocation versée par l’Etat. Jusqu’au 31 décembre, 100% du montant de l’indemnité peut être prise en charge si l’entreprise appartient à des branches particulièrement touchées par la crise sanitaire : tourisme, l’hôtellerie, restauration, culture, sport… Les entreprises des secteurs faisant l’objet de restrictions législatives ou réglementaires particulière du fait de la crise sanitaire ont droit à la même compensation.

Fermeture définitive

Pour cette vendeuse d’une grande enseigne de prêt-à-porter, l’horizon s’annonce encore plus sombre. L’entreprise a décidé de fermer sa succursale à Belle-Epine. L’ensemble des personnels sera reclassé dans différents magasins mais il ne sera plus possible de concilier vie professionnelle et vie personnelle au regard des nouveaux temps de transport, la vendeuse a donc décidé de ne pas accepter le reclassement pour préserver sa vie de famille. «C’est dur de vivre cela après 14 ans dans le magasin. Après, je me dit que le commerce c’est très compliqué en ce moment, donc je vais tenter une reconversion dans le secrétariat, on verra bien … »

Pour les clients aussi, l’ambiance est un peu étrange. Michelle et Dominique venus de Chevilly-Larue trouvent la galerie bien triste. “Il y a une ambiance un peu bizarre, on dirait qu’il y a encore moins de monde que pendant le premier confinement”, observe Dominique. “Tout est fermé, on ne peut plus s’assoir au restaurant ou bien se balader en famille”, regrette un agent de douane de 32 ans venu récupérer une commande. Seule Régine, retraitée et fidèle du centre commercial, y trouve son compte : “Pour moi c’est bien, il n’y a pas beaucoup de monde, c’est bondé d’habitude”.

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