Education | Val-de-Marne | 24/04
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Val-de-Marne: la directrice académique défend la carte scolaire 2020

Val-de-Marne: la directrice académique défend la carte scolaire 2020

C’est ce vendredi 24 avril que doit être entérinée la carte scolaire 2020 par le conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) de repli, suite à son boycott en première instance. Après l’audio-conférence de presse des syndicats d’enseignants et fédérations de parents d’élèves en début de de semaine, pour dénoncer à la fois la carte scolaire et les conditions de reprise le 11 mai, c’était ce jeudi au tour de la directrice académique départementale, Guylène Mouquet-Burtin, de répondre par sa propre audio-conférence de presse, pour défendre les moyens mis en place.

«Non, la carte scolaire 2020 n’est pas ordinaire ! Elle va nous permettre de traiter les inégalités scolaires et poursuit les objectifs ambitieux fixés par le ministère pour la fin du quinquennat en termes d’abaissement des taux d’encadrement en zone d’éducation prioritaire et de moyens dédiés aux enfants à besoins particuliers», insiste Guylène Mouquet-Burtin.

Pour mémoire, le Val-de-Marne va être le département de l’académie de Créteil le moins pourvu en nouveaux professeurs à la rentrée de septembre 2020 avec 44 nouveaux postes. La faute à une démographie scolaire stable selon les projections du ministère, contrairement à la Seine-et-Marne et à la Seine-Saint-Denis. Dans les arbitrages d’ouverture et fermeture de classe pour cette rentrée, 50 classes doivent faire l’objet d’une fermeture définitive et 28 une fermeture conditionnelle, tandis que sont proposées 63 ouvertures définitives et 42 conditionnelles. Les ouvertures et fermetures conditionnelles sont confirmées sur constat de nombre d’élève dans l’établissement le jour de la rentrée.

La proposition de carte initiale qui avait été présentée fin mars prévoyait 62 ouvertures fermes et 51 ouvertures conditionnelles de classe ainsi que 52 fermetures fermes et 52 fermetures conditionnelles. Par ailleurs, 11 ouvertures fermes et 7 conditionnelles ainsi que 25 fermetures fermes et 4 conditionnelles étaient prévues concernant les postes dédiés au dédoublement des classes dans les secteurs prioritaires (dispositif 100% réussite).

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«Nous avons considérablement revu notre carte grâce au dialogue avec les organisations syndicales et sommes revenus sur certaines mesures. Les ouvertures de poste classe vont notamment être fléchées sur les dispositifs 100% de réussite pour le dédoublement des classes de niveau grande section en REP + et CP, et CE1 en REP et REP+. Nous allons également ouvrir des classes de dispositifs particuliers. Vont ainsi ouvrir deux ULIS trouble du spectre autistique à l’école primaire les Hauts de Chennevières, et à l’école élémentaire Octobre d’Alfortville, une ULIS troubles du langage et des apprentissages à l’école primaire des Planètes à Maisons-Alfort, ainsi que deux unités dédiées au trouble autistique en maternelle à l’école maternelle Charles Dijon de Saint-Mandé et à Simone Veil, Villejuif», poursuit la Dasen.

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Enseignements aux élèves allophones et remplacements

Alors que les organisations syndicales ont fait part de leur inquiétude relatives à la transformation de plusieurs postes dédiés aux enfants ne parlant pas le français (Upeaa), la directrice explique qu’il s’agit de gagner en marge de manœuvre. «Nous intégrons simplement de la souplesse dans le dispositif en mettant en phase les moyens d’enseignement avec les besoins. Il s’agit de 9 heures d’enseignement spécifique, le reste du temps les élèves sont en classe avec leurs camarades. Les effectifs varient au fil de l’année selon les arrivées. Désormais, l’enseignant va pouvoir travailler sur deux établissements et éviter ainsi aux familles des déplacements. Nous ne pouvons pas nous permettre de saupoudrer nos moyens». Concernant le système des remplacements régulièrement dénoncés comme insuffisants dans certaines zones géographiques, la direction académique défend également un fonctionnement adapté. Il y a quelques années, la sectorisation des brigades de remplacement avait évolué pour réduire le nombre de secteurs et permettre à chaque brigade de rayonne sur un territoire plus large.

Sur les conséquences du confinement

Concernant les conséquences du confinement sur le décrochage scolaire et les mesures à prendre pour le compenser, y compris dans les écoles qui ne sont pas situées en réseau d’éducation prioritaire, aucun dispositif spécifique n’est prévu à ce stade. «Nous avons des taux d’encadrement favorable dans le département et des organisations pédagogiques dans les écoles qui permettent d’accompagner les élèves qui pourraient avoir des problèmes d’apprentissage suite au confinement. Nous espérons tous que les élèves vont pouvoir rattraper assez rapidement leur niveau d’apprentissage. Nos enseignants ont l’habitude de gérer des groupes hétérogènes. Le bilan sera effectué après la reprise en se reposant sur l’expertise des enseignants».

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