Société | Paris | 07/09
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2 ans de prison avec sursis requis pour avoir organisé des fêtes clandestines

2 ans de prison avec sursis requis pour avoir organisé des fêtes clandestines © Dmitry Moiseenko

Deux ans de prison avec sursis ont été requis mardi au tribunal correctionnel de Bobigny contre un organisateur de soirées clandestines en région parisienne, dont l’une avait rassemblé des centaines de fêtards dans un tunnel à Paris pendant un confinement.

“J’ai fait une grosse erreur d’avoir organisé ces soirées pendant la crise sanitaire”, a reconnu l’organisateur de 28 ans, président de l’association Feel Free Records, qui prône la promotion de la musique électronique à travers des rave-parties.

En plein confinement, dans la nuit du 21 au 22 novembre 2020, environ 600 fêtards avaient dansé dans un tunnel ferroviaire abandonné à Paris lors d’une soirée clandestine organisée par Feel Free Records.

Au total, le prévenu et son association née en avril 2019 sont poursuivis pour l’organisation de 22 soirées illégales via plusieurs infractions, dont “mise en danger” et “travail dissimulé”.

Les fêtes avaient notamment pour décors des entrepôts désaffectés, comme cet hangar vétuste à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où environ un millier de personnes étaient réunies fin septembre 2020, sans autorisation et au mépris des règles de sécurité.

La plupart de ces événements ont toutefois eu lieu avant les mesures de restriction pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

A l’audience, l’organisateur – graphiste de profession – a plaidé “l’inconscience”. “C’est parti d’une bonne intention”, a déclaré ce passionné de musique électro.

“On a voulu faire de ce dossier un exemple” pendant la crise sanitaire, a regretté Me Marianne Rostan, son avocate et celle de l’association. Elle a également dénoncé les dizaines de milliers d’euros d’amendes requises, “disproportionnées”.

Deux autres prévenus comparaissaient: un prestataire qui avait loué des tables de mixage pour la soirée à La Courneuve, et celui qui dirigeait à l’époque des faits la société Shotgun, plateforme en ligne de réservation d’événements.

A la barre, tous deux ont nié avoir eu connaissance de la véritable nature de ces soirées.

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