Formation | | 25/02
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A l’université de Créteil: le moral des étudiants en “montagnes russes”

A l’université de Créteil: le moral des étudiants en “montagnes russes”
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Depuis le 8 février, six restaurants universitaires ont rouvert dans le département, et depuis le 15, l’Upec (Université Paris Est Créteil) a ouvert un centre de dépistage rapide sur rendez-vous sur le campus de Créteil. De quoi animer un peu les lieux, en plus des quelques cours en présentiel qui subsistent. Le moral des étudiants reste néanmoins miné par les contraintes sanitaires. Témoignages.

“J’en ai marre des cours en ligne derrière un écran, c’est assez infâme. Personne ne met sa caméra, et moi le premier ça me donne vraiment l’impression d’être tout seul. Impossible de me concentrer et de m’engager dans quelque chose. Honnêtement je sais pas trop à quoi m’attendre pour la suite. J’ai un peu la tête dans le guidon et je ne sais pas trop si c’est à cause d’un ras-le-bol ou de la peur de regarder vers l’avenir”. témoigne Bastien, en troisième année de biologie, venu profiter du repas à 1 euro au Crous.

“Mon moral c’est les montagnes russes. C’est très variable, si vous venez me voir la semaine suivante j’aurai un tout autre discours. Suite au premier confinement, j’ai un suivi psychologique qui permet de rendre le tout un peu plus stable mais la solitude n’aide pas vraiment”, confie Mathilde, 22 ans, qui vient suivre l’un de ses rares cours en présentiel dans son Master de droit. Elle confesse avoir “failli arrêter ses études plusieurs fois”, depuis le début de la crise sanitaire.

Chloé, en première année de droit, s’est comme résignée à se confiner. “Je récupère mon repas à 1€ et je rentre dans mon appartement. Même si la salle est assez grande, et surtout assez vide, pour manger dedans sans trop de crainte d’attraper le virus, j’ai une espèce de blocage psychologique. C’est sûrement parce que j’ai perdu l’habitude”, explique-t-elle.

Le contraire de Tristan, 19 ans, en première année de LLCER Anglais, venu chercher un repas à l’extérieur pour socialiser. “Moi qui habite avec mes parents, cela me fait beaucoup de bien de voir du monde et tout particulièrement ceux de mon âge. Et partager un repas dans un coin un peu chaleureux, c’est encore mieux!”

Inquiétude pour trouver un stage

Jean, lui, a repris la cigarette alors qu’il avait arrêté depuis deux ans. Il fait part de son “inquiétude pour trouver un stage”. En licence de comptabilité, il peaufine désormais son dossier pour les sélections de Master. “Tout cet enjeu de concurrence dans un moment pareil me parait complétement insensé”, lâche-t-il.

Alexandra, en Master de géographie, essaie de prendre le dessus. “J’ai la chance d’avoir trois ans de fac derrière moi, j’ai une méthode, des habitudes de travail qui font que je ne suis pas perdue. Et puis, j’ai pu vivre les expériences que l’on peut rechercher en première année d’études supérieures. C’est pour cela que je comprends totalement la détresse des plus jeunes”. Aujourd’hui, elle est venue avec Bastien, avec qui elle était dans la même classe au lycée, pour profiter des repas du Crous.

Sofiane, 22 ans, en licence professionnelle de commerce international, est venu se faire dépister, pour s’assurer de ne pas contaminer sa famille. Il relativise la souffrance liée à la période. “J’ai vécu les deux confinements avec mes parents. On s’entend bien et on se sert bien les coudes. Avec leur chômage partiel, c’est sûrement beaucoup plus difficile pour eux que pour moi, alors j’essaye alors de leur apporter plus de bonne humeur que de mauvaises nouvelles”, enjoint-il.

“Heureusement qu’il y a une grande entraide matérielle et psychologique entre étudiants”

En deuxième année de faculté de droit, Safia vit aussi chez ses parents, mais l’ambiance semble moins idyllique. “Après deux confinements avec eux à Orly, j’ai vraiment besoin de souffler. Le premier ça c’était très bien passé mais le deuxième pas du tout. C’est pour ça que j’ai assez peur d’un troisième confinement, il risque d’être dans la continuité du second. J’ai l’impression de leur marcher dessus, et inversement.”

Imane, 18 ans, en première année de LLCER Anglais, aimerait bien aller les voir ses parents, mais ils sont un peu loin. “C’est très difficile à vivre, j’essaye économiser de l’argent pour rentrer les voir à Montpellier. Heureusement qu’il y a une grande entraide matérielle et psychologique entre étudiants.”

Le centre de dépistage de Créteil en pratique
Ouvert depuis le lundi 15 février, le centre de dépistage PCR rapide accueille les étudiants, enseignants et personnels de l’université du lundi au vendredi, de 09h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h00.
Prendre Rendez-vous.

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