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A Sevran, un coup de pouce de 665 000 euros pour l’industrie aéronautique

A Sevran, un coup de pouce de 665 000 euros pour l’industrie aéronautique © Charles Henry

Spécialisée dans la fabrication de composants destinés à l’industrie aéronautique et automobile, CGR International, dont le siège social est situé à Sevran en Seine-Saint-Denis, vient d’empocher 665 000 euros dans le cadre du plan de relance, pour attaquer de nouveaux marchés notamment américains, après la crise sanitaire.

Dès que vous prenez l’avion pensez que vous avez des ressorts CGR…“, lance Alexis Martel, le président-directeur général de CGR international. L’entreprise sevranaise est la numéro 1 en Europe des ressorts métalliques destinés à l’industrie aéronautique civil et militaire. Moteurs, trains d’atterrissage, portes, manches… “On est peu près partout sur l’avion“, résume Christophe Bojda. “Depuis Sevran on livre 20 pays“, précise-t-il. Ses clients: les grands donneurs d’ordre comme Safran, Thales, Dassault ou Bombardier.

Le gros coup de pouce du plan de relance

Ce jour là, les dirigeants de l’entreprise accueillaient notamment Marc Frappée comme beaucoup d’acteurs économiques par la crise sanitaire, l’entreprise va percevoir 665 000 euros au titre du plan de relance, en tant que lauréate du fond pour la modernisation de la filière aéronautique doté au total de 300 millions d’euros sur trois ans. “Pour accompagner cette modernisation, nous devons être très proches du terrain“, commente le préfet de région, Marc Guillaume, venu promouvoir son action sur place.

Le coup de pousse du plan de relance complète un plan d’investissement d’un total de 1,2 million d’euros lancé par l’entreprise. “Nous avançons les investissements et l’Etat nous rembourse ensuite“, détaille Alexis Martel. Baptisé “Projet Sevran 4.0 : améliorer la productivité pour développer l’exportation”, le plan vise à acquérir quatre groupes de machines. “L’enjeu de ce plan est d’augmenter notre valeur ajoutée technologique en automatisant les tâches répétitives“, explique le présdient.

Metin, employé dans l’entreprise depuis une trentaine d’années, attend ainsi l’arrivée d’une machine qui automatisera le blocage des ressorts, une opération dont il assure la charge manuellement: “Ce sera moins pénible et bénéfique en termes de productivité“, assure-t-il.

Conquête du marché américain

L’usine compte 44 salariés dont plus de la moitié vivent en Seine-Saint-Denis, à l’instar d’Inza, employé depuis 18 ans, chargé de régler et de contrôler les opérations d’une enrouleuse de ressorts. “C’est très valorisant de produire des composants qui permettent à des avions de fonctionner“, confie-t-il.

Pour l’entreprise, ce plan d’investissement intervient alors que son chiffre d’affaires, d’environ 190 millions d’euros annuels, a chuté de 46% entre le premier trimestre 2020 et le premier trimestre 2021. La baisse d’activité liée à la crise sanitaire a d’ailleurs eu raison de huit postes de salariés et l’entreprise espère pouvoir créer à nouveaux deux emplois avec ce plan d’investissement. La priorité : l’export. “L’objectif est d’accroitre notre présence aux États-Unis où le marché de Boeing est stratégique“, souligne Alexis Martel. Pour l’instant CGR International fournit le géant américain, mais seulement à travers Safran. Une ambition passe par une certification spécifique pour accéder au marché américain (dénommée NADCAP).

“Les choses bougent en Seine-Saint-Denis”

Marc Guillaume a profité de son déplacement à Sevran pour marteler l’attention particulière portée à la Seine-Saint-Denis dans le déploiement du plan de relance: “Elle doit être davantage aidée pour traiter les inégalités territoriales qui y sont plus fortes parce que la crise sanitaire y a été plus forte”, insiste le préfet de région. Et de citer l’enveloppe de 100 millions d’euros pour le plan “1 jeune 1 solution” qui a bénéficié à plus de 35 500 jeunes séquano-dyonisiens ou encore les 4 000 bénéficiaires du programme “Ma prime rénov”. Au total, selon la préfecture, ce sont 615 millions d’euros qui ont été investis dans le département au titre du plan de relance. “C’est le résultat d’une bataille menée pour secouer l’Etat“, pointe pour sa part Clémentine Autin, député LFI du département, présente lors de la visite.

© Charles Henry
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