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Logements | | 15/06
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Cachan: 2 mois après l’évacuation rue Cousté, les copropriétaires en plein désarroi

Cachan: 2 mois après l’évacuation rue Cousté, les copropriétaires en plein désarroi

Deux mois après l’effondrement d’un plancher et l’évacuation dans l’urgence de l’immeuble du 3 rue Cousté à Cachan, le 6 avril dernier, la situation est toujours bloquée. Faute de trésorerie, le syndic a fait un appel de charge de 50 000 euros aux copropriétaires pour lancer des travaux d’urgence sans certitude totale que le bâtiment sera sauvé. Une situation très compliquée à vivre pour les habitants.

Les deux mois et demi qui se sont écoulés depuis l’évacuation en catastrophe de l’immeuble du 3 rue Cousté à Cachan n’ont pas offert beaucoup de répit aux sinistrés. Les copropriétaires occupants ont d’abord cherché des solutions d’hébergement dans l’urgence et doivent maintenant supporter l’énorme coût financier de la tentative de sauvetage de leur bâtiment. “Humainement c’est très compliqué, personne ne se soucie de l’impact psychologique de ce que nous sommes en train de vivre. Nous nous sentons abandonnés. Il faut continuer à payer les assurances, le crédit, les charges… Et maintenant, Foncia nous demande une rallonge de 50 000 euros pour que les travaux débutent”, confie un sinistré en détresse.

Sur place, la situation n’a rien de rassurant comme l’explique le responsable du service hygiène de la ville de Cachan, Xavier Meynier. “L’expert du tribunal administratif est venu confirmer nos inquiétudes et a même été au-delà des observations que nous avions faites tant il est impossible à l’heure actuelle de savoir ce qu’il est en train de se passer au niveau des fondations. Le rapport de l’ingénieur structure mandaté par Foncia est alarmant. Pour lui, tant que le sous sol n’est pas conforté et qu’il n’y a pas d’analyse des fondations, le risque zéro n’existe pas. Il a d’ailleurs défendu d’entrer dans les logements pour récupérer des objets et meubles, au risque de fragiliser davantage le bâtiment. Un poutre IPN de 4 tonnes a été pliée par le mouvement du bâtiment qui s’est déplacé de quelques centimètres”, détaille-t-il.

Des risques de difficultés et des délais dans la gestion du sinistre

Foncia Colbert, le gestionnaire de la copropriété, qui a assuré la sécurisation du site avec un vigile et commandé une porte pour condamner l’accès aux parties communes, a également fait appel à des prestataires pour sécuriser les planchers et procéder à des travaux d’étayages. Un architecte d’exécution a par ailleurs été mandaté pour suivre l’intégralité des sujets, à savoir la sécurisation du site, le contrôle des accès, l’établissement de devis de bureau d’étude structures, l’éligibilité à des subventions… Des visioconférences bimensuelles permettent de faire des points d’information sur l’état d’avancement et les mandats à donner à l’expert. Evidemment, tout cela n’est pas gratuit.

“Au regard de l’état de la trésorerie de cette copropriété, un appel de charges spécifique a été nécessaire pour pouvoir poursuivre les réparations, même si Foncia a engagé plusieurs dépenses d’urgence sur ses propres fonds. Il est à craindre que les copropriétaires risquent de ne pas être en mesure de régler les coûts qui leur incombent. Ce qui risque de rajouter des difficultés et des délais dans la gestion de ce sinistre”, soutient le syndic, dont l’appel de charge spécifique s’élève à 50 000 euros à se partager entre la petite dizaine de copropriétaires pour la factures des architectes, du serrurier, du bureau d’études et tous les experts et artisans impliqués. 

Des fissures dans l’immeuble voisin

“Par ailleurs, l’équipe de maître d’œuvre architecte nommée lors la dernière assemblée générale va étendre ses investigations à l’immeuble voisin, géré par un autre syndic de copropriété, qui présente lui aussi des fissures naissantes. Une étude géotechnique viendra détailler les conclusions de ce dernier”, indique-t-on chez Foncia.

Les copropriétaires en appellent aux élus

Après avoir alerté pendant des mois les services municipaux et le syndic, les copropriétaires en appellent désormais aux élus. “Le syndic nous demande de sortir 50 000 euros tout de suite et après ? Les frais sont énormes et nous ne ne sommes même pas certains de pouvoir retourner vivre ici un jour! Les services de la ville nous aident mais il faut que nous puissions aussi bénéficier du soutien des élus”, exprime un sinistré.

De son côté, la municipalité tente de rester dans un rôle de médiation sans s’impliquer directement. “Une collectivité est liée par des marchés avec des grosses entreprises qui feront appels à des sous-traitants et appliqueront des tarifs plus élevés qui se répercuteront au final sur les copropriétaires. Comme c’est une petite copropriété, il est plus dans l’intérêt des habitants de négocier avec leur syndic pour trouver des arrangements, des plans de paiement étalés. La priorité est de faire ces travaux urgents, nous pourrons alors passer d’un péril imminent à péril ordinaire, ce qui permettre d’avoir accès à davantage d’aides d’organismes publics”, explique Xavier Meynier.

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