Société | Paris | 25/09
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Crack à Paris: le préfet de police et celui de la région justifient le déplacement des toxicomanes

Le préfet de la région Ile-de-France, Marc Guillaume, et le préfet de police de Paris, Didier Lallement, ont justifié samedi dans un courrier à la maire de Paris, Anne Hidalgo, le déplacement des consommateurs de crack dans un lieu “temporaire”, en lisière de la capitale.

Ce courrier dont l’AFP a pris connaissance, intervient dans un climat de tension entre, d’une part la mairie et, d’autre part la préfecture de police et le ministère de l’Intérieur, concernant la gestion de cet épineux problème qui affecte le nord-est parisien depuis des décennies.

Vendredi, le déplacement d’une cinquantaine de toxicomanes des abords des jardins d’Éole à la place Auguste Baron en lisière de périphérique entre Paris et la Seine-Saint-Denis a donné lieu à une énième passe d’armes.

“Nous aurions préféré une évacuation mieux coordonnée avec mise à l’abri de type +prise en charge humanitaire+. D’ailleurs, nous demandons une réunion urgente des pouvoirs publics compétents (PP, mairie de Paris, préfecture de région, Agence régionale de santé, NDLR) pour faire en sorte que le déplacement de la scène ne reconstitue pas une +colline du crack+ ailleurs”, avait déclaré Emmanuel Grégoire, premier adjoint de Mme Hidalgo.

Dans leur courrier, MM. Guillaume et Lallement font valoir que “l’Etat a assumé d’organiser (la) solution temporaire” (place Auguste Baron), la présence des usagers de crack rue Riquet “à proximité immédiate de nombreux riverains d’écoles” étant “intenable”.

“Nous sommes à votre disposition pour travailler le plus rapidement possible, aux propositions de lieux que vous nous adresserez ainsi qu’à l’Agence régionale de Santé d’Ile de France afin de permettre leur ouverture dans les prochaines semaines”.

Ils soulignent que, parallèlement à la lutte contre les trafics de drogue, “l’accompagnement médico-social des consommateurs de crack a été très fortement amplifié” avec un “renforcement des maraudes médico-sociales et l’ouverture de 400 places d’hébergement”.

Ils entendent répondre ainsi aux critiques selon lesquelles l’Etat et le préfet de police ne traiteraient pas dans sa globalité le problème du crack.

Ils justifient en outre l’édification d’un mur bouchant un tunnel entre Paris et Pantin, afin d’empêcher les consommateurs de crack d’aller en Seine-Saint-Denis. Ce mur est “une indispensable protection des habitants de Pantin”, écrivent-ils, en ajoutant que la préfecture de police de Paris “veillera à la sécurisation des habitants de Paris et de Seine-Saint-Denis”.

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