Politique | Val-de-Marne | 12/10
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LREM et Modem lancent la campagne 2022 en Val-de-Marne

LREM et Modem lancent la campagne 2022 en Val-de-Marne © CD

13 000 adhérents LREM en Val-de-Marne contre 7 000 il y a cinq ans, lors de l’élection d’Emmanuel Macron, voilà de quoi donner confiance aux marcheurs en ce début de double campagne présidentielle-législatives qui n’est pas gagnée d’avance. Reste à mobiliser les déçus et marcher groupé avec tous les tenants de la majorité présidentielle.

Au Modem, on ne compte que 1 300 adhérents dans le département, “mais les adhésions sont payantes“, rappelle Thomas Maubert, président du Modem 94, à l’occasion d’une conférence de presse organisée en amont d’une réunion de mobilisation du Modem ce lundi, en présence de députés Modem et LREM du ministre délégué Marc Fesneau. Manière de pondérer la différence de 1 à 10 qui sépare ce parti historique, issu de l’UDF, de son insolent petit frère poussé comme un champignon. Et puis la fédé 94 est “la première d’Ile-de-France”, ajoute l’élu d’opposition maisonnais. “Nous avons de nouveaux adhérents qui arrivent, ainsi que des personnes qui s’étaient éloignées et qui reviennent, commente le patron du Modem 94. Nous allons mettre en place 4 ou 5 commissions thématiques pour faire revenir du monde sur des enjeux concrets.”

“Nous avons gardé notre noyau de militants actifs même s’il y a eu quelques remous pendant les municipales”, analyse pour sa part Nabil Benbouha, référent LREM du Val-de-Marne, qui note qu’il y avait 100 marcheurs du département sur 4 000 présents lors du campus En Marche à Avignon début octobre, et qu‘”il y a une vraie volonté de retourner sur le terrain.”

Remobiliser

Reste donc à retourner vers les citoyens pour convaincre les déçus potentiellement récupérables et mobiliser suffisamment les sympathisants pour qu’ils poussent l’effort jusqu’à mettre un bulletin dans l’urne le jour J.

“Nous devons renouer avec ce que nous avons su faire pendant les marches et que nous n’avons pas assez su faire durant le mandat car on a pris des coups : écouter avant de justifier”, pose Frédéric Descrozaille, député LREM de la 1ère circo (Saint-Maur-des-Fossés, Bonneuil-sur-Marne et des parties de Créteil et Champigny-sur-Marne).

“Si on se dit qu’il va falloir aller convaincre les électeurs maintenant, c’est qu’il est déjà trop tard, c’est un travail de longue haleine, estime Maud Petit, députée Modem de la 4ème (Villiers-sur-Marne, Le Plessis Trévise, Chennevières-sur-Marne, Ormesson-sur-Marne, Noiseau, La Queue-en-Brie et Sucy-en-Brie). J’ai tours été à l’écoute durant tout le mandat, en répétant que nous sommes les porte-paroles auprès du gouvernement. J’ai organisé des réunions publiques pendant la crise des gilets jaunes, j’ai été voir les gilets jaunes. Ils avaient juste besoin d’être écoutés. Je n’ai pas rencontré de personnes qui soient foncièrement anti-gouvernement”, affirme la députée.

Assumer

Ministre délégué chargé des relations avec le parlement et de la participation citoyenne, Marc Fesneau insiste aussi sur la nécessité d’assumer les décisions, même lorsqu’elles ne font pas l’unanimité comme l’incitation à se faire vacciner via l’obligation du passe sanitaire. “Il faut assumer la prise de risque dans les décisions et tenir un discours de pédagogie sans stigmatiser. On peut comprendre que les gens s’interrogent”, insiste l’ancien président du groupe Modem à l’Assemblée nationale, rappelant toutefois que l’an dernier à la même période, 70% de la population indiquait n’être pas prête à se faire vacciner, et qu’aujourd’hui, près de cette même proportion est vaccinée contre la Covid-19.

Assumer le bilan donc, tel est le mot d’ordre pour cette campagne. “Autour de moi, je suis étonné du nombre de personnes qui sont plutôt reconnaissantes de la manière dont a été gérée la crise, qui se disent que le président a fait le job, que le pays a tenu”, encourage Jean-Jacques Jégou, ancien député, ancien sénateur et ancien maire Modem du Plessis-Trévise, trésorier du parti.

Maison commune

Pour faire campagne, les premiers documents, au nom de la “Majorité présidentielle”, ont commencé à être imprimés, sur la thématique de l’économie et du travail. Un quatre pages rempli de chiffres dont la couverture verso est dédiée au département. “C’est la première fois qu’un président peut décliner l’action de son mandat département par département”, se félicite Frédéric Drescrozaille. Pour ce qui est du Val-de-Marne, ce premier tract de campagne chiffre ainsi à un demi-million le nombre de foyers qui ont bénéficié de la suppression de la taxe d’habitation et réalisé en moyenne une économie de 1 845 euros sur le quinquennat, ou indique que plus de 42 000 entreprises ont été aidées pendant la crise sanitaire.

Un tract commun destiné aux militants de différents horizons, pas exclusivement de LREM. Car jouer groupé constitue l’autre défi de la majorité présidentielle. Sur la tête d’affiche de 2022, il n’y a pas de débat. Sur la composition de la future majorité parlementaire, ce n’est pas la même histoire et la répartition des étiquettes va faire l’objet d’intenses tractations entre les principaux soutiens d’Emmanuel Macron, à défaut d’un parti ou mouvement unique. C’est tout l’enjeu de la Maison commune qui doit fédérer le Modem et LREM, ainsi que d’autres soutiens comme Agir et Terre de Progrès dans des modalités qui sont encore loin d’être définies, et qui pour l’heure ne comprend pas le nouveau mouvement d’Edouard Philippe. “La Maison commune devrait être finalisée d’ici la fin de l’année”, indique Nabil Benbouha.

Législatives

En attendant, pas question d’aborder la question des législatives, même si elle trotte déjà dans pas mal de têtes. Ce n’est pas le moment, il faut d’abord réélire Emmanuel Macron, alertent en chœur les élus Modem et LREM. “Les législatives ne procèdent que de la présidentielle”, rappelle Marc Fesneau. Une dépendance que regrette du reste le député Descrozaille, qui plaide pour un rééquilibrage entre l’exécutif et le législatif. Quant aux envies des uns et des autres de se représenter, même réponse pudique de Maud Petit et de Jean-Jacques Bridey, député LREM (ex PS) de la 7ème (Chevilly-Larue, Rungis, Fresnes, L’Hay-les-Roses et Thiais), qui indiquent ne penser qu’à la présidentielle. Frédéric Descrozaille confie pour sa part se projeter dans un deuxième mandat pour poursuivre tout ce qui a été entrepris, mais ajoute qu’il fera “le bon soldat”.

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