Santé | | 14/09
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Opération vaccination au lycée du Perreux-sur-Marne

Opération vaccination au lycée du Perreux-sur-Marne
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“C’est important car cela permet à l’épidémie de régresser. Ce sont des choses importantes à ne pas négliger”, motive Gabriel, 17 ans. Ce vendredi 10 septembre, il fait partie de la douzaine d’élèves du lycée Paul Doumer du Perreux-sur-Marne à s’être fait vacciner contre la Covid par l’équipe mobile venue du centre de Nogent-sur-Marne.

En plus des lycéens de Paul Doumer, une dizaine de collégiens de Pierre Brossolette se sont déplacés pour recevoir une première injection. Un faible ratio alors que le lycée compte plus d’un millier d’élèves et le collège plusieurs centaines. “Nous n’avons pas vacciné beaucoup de jeunes car la plupart sont déjà vaccinés”, explique le proviseur adjoint du lycée, Sylvain Marguillard. “46,5% des 12-17 ans ont ont un schéma vaccinal complet en Val-de-Marne”, chiffre Eric Véchard, directeur de la délégation Val-de-Marne de l’Agence régionale de santé (ARS). Un taux de vaccination qui est même encore plus important au lycée du Perreux, proche des trois-quarts. Parmi les rares présents cette matinée, une jeune fille qui avait eu peur jusque là, un jeune qui n’avait pas eu le temps pendant l’été…

Pas question non plus pour l’établissement de mettre la pression. “C’est d’abord un choix des parents et des élèves de plus de 16 ans. Nous, nous rendons un service complémentaire à ceux des centres de vaccination. Il n’y a pas de contraintes”, rappelle la directrice de cabinet de la direction académique.

Pour Myriam Menez, présidente de la Peep 94 et mère d’un lycéen de Paul Doumer, venue ce vendredi assister à cette première séance, certains établissements font toutefois du zèle. “Des parents d’élèves de différentes villes nous ont informés que leur collège exigeait le retour des questionnaires de consentement. C’est une forme de pression. En outre, il s’agit d’un document médical qui ne devrait pas transiter par des personnels non médicaux. L’autorisation devrait être rendue dans une enveloppe fermée. Et puis, pour faire un choix éclairé, les parents devraient aussi recevoir un document de présentation et d’explication, précisant la date de vaccination, ce qui n’est pas le cas”, détaille la représentante de parents d’élèves qui regrette que les fédérations n’aient pas été associées plus en amont au processus, même si celles-ci ont été conviées à une réunion du comité de pilotage départemental début septembre. “Finalement, la vaccination sur le temps scolaire est une fausse bonne solution. Nous étions davantage favorables à des séances de vaccination dans l’établissement, mais le week-end ou le soir, ouvert à toutes les familles.”

Pour les familles, le fait qu’il ne soit pas nécessaire de recueillir l’autorisation parentale pour les jeunes de plus de 16 ans, responsables à part entière de leur vaccination, constitue aussi un sujet d’agacement. Des réunions ont du reste été prévues par les associations de parents d’élèves pour échanger sur la vaccination au cours des prochains samedis du mois.

Ce vendredi matin à Paul Doumer, tout s’est passé dans le calme. “Si un jeune est dans un état d’angoisse, les infirmières vont prévenir la famille que l’état émotionnel de l’enfant ne permet pas de pratiquer l’acte“, insiste Patricia Belfis, infirmière conseillère technique auprès de la directrice académique. Tenir la main pour réconforter, faire venir un camarade, présenter le personnel soignant et prendre le temps de discuter sont autant de moyens nécessaires pour diminuer les craintes, explique la soignante.

Du côté des ados, les questions sont plutôt d’ordre pratique, du type “Quand est-ce que je avoir mon QR code ?” ou “Est-ce que je vais avoir une seconde injection si j’ai déjà eu le Covid ?” 

Le 21 septembre, c’est au collège Brossolette que se déplacera l’équipe mobile. “Les séances de vaccination dans les établissements vont surtout accélérer à partir du 20 septembre car il fallait le temps d’organiser les opérations en amont”, explique Eric Véchard. Alors que certaines villes du département comme Villeneuve-Saint-Georges ou Valenton connaissent des taux de vaccination inférieurs à la moyenne, le directeur de l’ARS 94 indique par ailleurs avoir demandé aux centres de vaccination les plus importants du département comme ceux de Nogent et Saint-Mandé de concourir aux équipes mobiles dans leurs établissements.

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