Faits divers | | 09/03
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Rixe à Champigny-sur-Marne: un des ados placé en coma artificiel, gardes à vue prolongées

Rixe à Champigny-sur-Marne: un des ados placé en coma artificiel, gardes à vue prolongées

Au lendemain de l’affrontement entre ados des Boullereaux et des Mordacs devant la mairie de Champigny-sur-Marne qui a fait deux blessés graves, élus et responsables associatifs appellent à l’apaisement. Quatre jeunes d’une quinzaine d’années ont vu leur garde à vue prolongée de 24 heures ce mardi.

Ce mardi après-midi, l’état de l’adolescent de 14 ans admis hier à l’hôpital en urgence absolue était stabilisé mais il a été placé en coma artificiel. L’état de santé du second jeune, âgé de 13 ans, considéré comme grièvement blessé, par les secours, n’inquiète plus les médecins.

Les circonstances de cette rixe restent encore floues mais des vidéos de la scène ont été publiées sur les réseaux sociaux où l’on peut voir un groupe de jeune aux visages non camouflés rosser de coups un jeune à terre. Selon le Parquet de Créteil, l’affrontement a opposé de jeunes de deux quartiers de la ville, les Mordacs, sur le plateau, et les Boullereaux, dans le nord de la commune. A ce stade, quatre mineurs nés en 2005 et 2004 ont été interpellés sur les lieux, et placés en garde à vue pour homicide involontaire, laquelle a été prolongée ce mardi soir de 24 heures. L’enquête devrait s’appuyer sur les nombreux témoins et les vidéos, pour identifier la vingtaine de protagonistes.

“Nous craignons la spirale de violence et j’appelle à l’apaisement entre ces deux quartiers dont les oppositions ne sont pas nouvelles. On comprend mal les raisons qui ont motivé une telle violence, certains parlent de trafic de stupéfiant, d’après mes informations à prendre au conditionnel, il s’agirait d’un règlement de compte entre deux jeunes de chaque bandes lié a une histoire de fille. Nous avions eu une situation un peu similaire il y a cinq semaine avec une expédition punitive entre jeunes d’autres quartiers. Tout cela révèle un malaise profond auprès de ces jeunes qui en arrivent à faire des écarts importants alors qu’ils ne sont encore que des enfants”, s’est exprimé le maire Laurent Jeanne, dans la matinée sur la radio RMC.

“Lutter contre cette violence entre jeunes nécessite un engagement sans faille de l’ensemble des pouvoirs publics. Nous devons identifier quelles sont les médiations possibles et continuer à faire de la prévention afin de produire des gestes d’apaisement Cette actualité nous appelle à poursuivre et renforcer notre engagement départemental en faveur de la prévention, avec toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec ces violences insupportables”, a réagi le président du Conseil départemental du Val-de-Marne, Christian Favier.

Des associations travaillent sur le terrain en ce sens. Dès le soir du
drame, “on a rencontré des jeunes dans les deux quartiers”, mais “à l’heure
actuelle on n’a pas d’info sur l’élément déclencheur”,
a expliqué à l’AFP
Samir Rekab, président de Champigny Jeunesse. “Je pense qu’il y a un manque de dialogue alors qu’on habite tous la même ville. Il faut qu’on se sente Campignois et non plus habitant d’un quartier”, a ajouté ce responsable associatif. “Il y a des embrouilles de quartiers mais on n’est pas dans le Bronx”, a-t-il tenu à nuancer. “A Champigny, les gens se rencontrent par exemple dans des matchs de foot”. “Il faut rouvrir les structures, rouvrir les gymnases, tout ce qui est extra-scolaire”, a aussi déclaré Zineddine Khemici, président de l’association Les quartiers du coeur, pour qui ces activités permettaient “d’extérioriser toute (la) colère”.

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