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Entreprises | Val-de-Marne | 25/11
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Val-de-Marne: le club des entreprises inclusives fête son centième adhérent

Val-de-Marne: le club des entreprises inclusives fête son centième adhérent © Prefecture du Val-de-Marne

Accueillir des stagiaires de troisième, développer le mentorat avec des jeunes qui n’ont pas encore de réseau professionnel, recruter des personnes handicapées… Voilà quelques uns des engagements de la charte des entreprises inclusives. Ce mardi, une vingtaine d’entreprises ont rejoint le club de ces entreprises en Val-de-Marne qui compte désormais 100 adhérents.

“Nous voulons embaucher 10 personnes en emploi francs et 10 en contrat d’apprentissage. Notre objectif est d’avoir recruté une trentaine d’auxiliaires de vie d’ici la fin de l’année. Pas besoin de diplôme, ce qui compte pour nous, c’est la motivation des candidats, nous les formons ensuite nous-mêmes”, explique Nisryn Biskri, chargée de recrutement chez Bien Vieillir, un groupement proposant de l’aide à domicile à Saint-Maur-des-Fossés, venue signer la charte d’engagement avec le préfet délégué à l’égalité des chances, Abdel-Kader Guerza. Bien vieillir utilise le dispositif du parcours emploi compétence pour bénéficier d’aides à l’accompagnement et à la formation de ces recrues au parcours atypique comme celui de Linda Henni qui a commencé par travailler dans la sécurité des personnalités. Elle a été recrutée via l’agence Pôle emploi de Villeneuve-Saint-Georges et compte ainsi se réorienter dans le service à la personne. “Le métier me plaît. Il faut s’adapter aux besoins des personnes âgées, travailler sur le maintien de l’autonomie. Actuellement je bénéficie en parallèle d’une formation pour obtenir un diplôme d’État d’aide soignante”, résume la jeune femme.

Chez Derichebourg : une cinquantaine de collaborateurs ont accepté de parrainer des jeunes diplômés

L’agence de recrutement Derichebourg Multiservice, basée à Créteil, s’est quant à elle engagée à impliquer ses collaborateurs dans le mentorat. Cette pratique ancienne mais relativement peu développée consiste à rencontrer régulièrement un jeune pour l’aider à s’en sortir sur le marché du travail. “En un an et demi, nous sommes parvenus à identifier une cinquantaine de parrains volontaires au sein de notre entreprises. Ils accompagnent de jeunes dans leur recherche d’emploi et d’apprentissage”, explique Delphine Esculier, directrice RSE qui s’est elle-même occupée d’Anabelle Nyamekye, fraîchement diplômée d’un master en management. “J’ai eu mon diplôme fin 2020 et j’ai éprouvé des difficultés à trouver quelque chose. Je me suis donc rapprochée de l’association Nos quartiers ont du talent, qui a pu me mettre en relation avec Delphine. Nous avons eu de nombreux échanges, elle m’a permis d’élargir mon réseau”, témoigne-t-elle. Finalement, c’est dans une filiale de l’entreprise de services qu’elle a trouvé un travail.

Ce mardi le club des entreprises inclusives a fêté son 100ème adhérent, trois ans après sa création. L’initiative, impulsée par les préfectures, est née en 2019. Objectif : inciter les entreprises à s’engager dans l’insertion grâce à une charte en 13 points et les fédérer à l’échelle locale. Actuellement en France, un peu plus de 20 000 entreprises se sont impliquées dans ce mouvement Les entreprises s’engagent.

Les treize points d’engagement de la charte
– proposer des stages de 3e pour les jeunes des quartiers politique de la ville (QPV)
– contribution à l’orientation et aux «parcours avenir» de découverte de l’entreprise
– accès de tous les jeunes à l’apprentissage et à l’alternance, en particulier jeunes des QPV et jeunes handicapés
– réalisation de parrainages
– accompagnement et recrutement de jeunes issus de parcours d’insertion (
– partenariats renforcés avec les réseaux de l’inclusion (accompagnement, formation, recrutement)
– accompagnement et recrutement de travailleurs handicapés
– recrutement dans le cadre de l’expérimentation «emplois francs»
– accompagnement et recrutement de réfugiés
– formation et insertion dans l’emploi de personnes (dont jeunes) sous-main de justice:
– mise en place de démarches innovantes en faveur de «l’emploi/inclusion»
– changement d’échelle dans l’offre d’insertion par l’économique (clauses sociales marchés publics, politique d’achats responsables)
– engagements pour l’accès solidaire aux produits et services (alimentation, énergie, eau…)

“En trois ans j’ai découvert un espace d’échange, de partage, des femmes, des hommes de conviction qui par moment se pose la question de la diversité, de la l’inclusion. La diversité ce sont des valeurs, l’inclusion c’est l’action, motive Fadila Mirghani, la responsable recrutement de Bluelink, également leader du club des entreprises inclusives du Val-de-Marne. Nous avons commencé avec la CCI du Val-de-Marne et nous travaillons désormais avec la Mission locale des bords de Marne et la Drieets (Direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités). Il ne faut pas s’arrêter au CV, il faut aller discuter, aller au contact des personnes éloignées de l’emploi et découvrir leur passion, leur envie de réussir, leur potentiel”.

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