Justice | | 22/03
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Bobigny: un homme jugé aux assises pour la mort de Maxime Rendu

Bobigny: un homme jugé aux assises pour la mort de Maxime Rendu © Charles Henry

La cour d’assises de Seine-Saint-Denis juge depuis lundi 21 mars un homme de 35 ans accusé d’avoir tué Maxime Rendu à la sortie d’un festival techno à Paris en 2016. Son corps avait été repêché dans le canal de l’Ourcq à Pantin.

Jeune ingénieur alors âgé de 23 ans, Maxime Rendu disparaît dans la nuit du 17 au 18 décembre 2016 à la sortie d’un festival de musique organisé dans une halle en bordure du parc de la Villette, à de Paris (19ème arrdt).
Venu en compagnie d’amis, il est perdu de vue par ces derniers en arrivant au festival, peu avant minuit. Vers 1h00 du matin, la vidéosurveillance montre la victime, qui a consommé de l’ecstasy, ressortir du lieu des festivités.
Il commande un Uber pour rentrer mais le chauffeur ne le trouve pas à 
l’emplacement indiqué. Puis c’est le trou noir.

Carte bleue avalée

Deux mois plus tard, en février, son corps est découvert à quelques 
encablures de là, sur le territoire de la ville de Pantin. En état de 
décomposition, le cadavre est repêché dans le canal de l’Ourcq, sous les voies du boulevard périphérique.
La nuit-même de sa disparition, la carte bancaire de la victime est avalée 
par un distributeur des environs, après trois mauvais codes lors de tentatives pour retirer 120 euros. 
Récupérée par les enquêteurs, la carte finit par révéler l’ADN d’un 
Tunisien en situation irrégulière en France, connu de la justice sous 
différents alias pour de multiples faits de violence dans le quartier de La 
Villette.

De nombreux faits d’armes en état d’ébriété

Interpellé à l’été 2019, Abdallah Miladi reconnaît avoir rencontré Maxime 
Rendu cette nuit-là mais dément l’avoir tué, expliquant ne frapper “que les 
Arabes et les Noirs, pas les Français
“.
Lors de la première journée de son procès, la cour d’assises est revenue 
sur le parcours de ce travailleur au noir habitué des gardes à vue et des 
allers-retours en prison pour des rixes, vols ou dégradations sous l’emprise 
de l’alcool dans le nord-est parisien.
Oui, des fois, j’abuse de boire, mais pas tous les jours“, rétorque dans 
le box le trentenaire au crâne rasé, front proéminent et regard hargneux, au président qui dresse la liste de ses nombreux faits d’armes en état d’ébriété.
Poursuivi pour vol avec violence ayant entraîné la mort, il encourt la 
réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu jeudi. 

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