Environnement | | 21/04
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Champigny-sur-Marne: la dépollution des eaux pour se baigner en Marne et Seine s’accélère

Champigny-sur-Marne: la dépollution des eaux pour se baigner en Marne et Seine s’accélère © Archives du Val-de-Marne

La course contre la montre se poursuit pour dépolluer massivement la Marne et la Seine en amont de Paris afin de se baigner sans risques d’intoxication d’ici les Jeux Olympiques de 2024. Nouvelle étape à Champigny-sur-Marne ce vendredi.

En principe, les eaux usées (celles de nos éviers, toilettes, appareils électroménagers) sont systématiquement nettoyées, récupérées dans un circuit d’eau usées séparé des eaux de pluie, qui chemine en souterrain jusqu’à une station d’épuration. Les eaux de pluie, en revanche, pénètrent dans la terre pour reconstituer les nappes phréatiques et éviter les sécheresses, ou se retrouvent dans la rivière la plus proche via un autre circuit souterrain séparé, celui des pluviales. Il arrive toutefois que certaines habitations aient leurs eaux usées branchées sur les pluviales car la maison a été conçue à une époque où les réseaux n’étaient pas séparés, ce qui contribue alors à salir les eaux de pluie.

[La photo de une montre la plage de Champigny-sur-Marne dans les années 1950, avant l’interdiction de baignade dans la Marne. Crédit : Archives du Val-de-Marne]

Dépolluer le fleuve pour s’y baigner

Les eaux pluviales peuvent aussi être polluées, notamment aux hydrocarbures, en ruisselant le long de routes. Pour assurer la propreté d’un cours d’eau qui traverse des villes denses, il est donc nécessaire de veiller à ce que les pluviales qui s’y déversent ne mélangent pas tout. A l’approche des jeux olympiques de Paris 2024, en prévision de baignades dans la Seine, les bassins versants du fleuve, en amont de Paris, ont donc été passés au crible et plusieurs d’entre eux ont été identifiés comme laissant passer des eaux usées contribuant à polluer la Seine et ses affluents comme la Marne. Pour y remédier, différentes actions ont été entreprises comme un encouragement des particuliers à bien séparer les eaux usées et les eaux de pluie. En parallèle, il a aussi été décidé de construire une station de dépollution des eaux pluviales dans l’un des bassins versants les plus urgents à traiter, au niveau de Champigny-sur-Marne.

Cette station de dépollution des eaux de pluie (SDEP) stocke l’eau, la filtre pour la nettoyer, puis la rejette dans le Marne. Sur le papier, l’opération parait simple. Le chantier de construction de cette station, lui, est assez colossal car il s’agit de stocker de gros volumes, jusqu’à 8 000 m3 d’eau, et de la faire transiter via de nouveaux canaux souterrains. Coût de l’opération : 42 millions d’euros financés par le conseil départemental, le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap) et l’agence de l’eau Seine-Normandie. Le chantier est opéré par un groupement d’entreprises dont le mandataire est NGE-GC.

Après une première phase pour constituer les cuves de cette station, située non loin de la Marne sur un ancien site Air Liquide, la construction des canalisations reliant les prises d’eau à la station a commencé. En novembre, un premier tunnelier a commencé à creuser pour relier sur 600 mètres la station à une prise d’eau place du Marché. Début mai, un second tunnelier reliera une autre prise d’eau située cette fois à 200 mètres au nord, rue de la Plage.

Chantal et Catherine à la manœuvre

Le baptême de ce deuxième tunnelier se tiendra ce vendredi 22 avril. Dans la tradition des mineurs dont la patronne est Sainte Barbe, il est en effet de coutume de baptiser les tunneliers d’un prénom de femme. Cela est par exemple le cas de tous les gros tunneliers qui creusent actuellement le métro périphérique Grand Paris Express dans des diamètres de 8 à 9 mètres. Concernant la station de dépollution de Champigny, où officient des micro-tunneliers qui percent sur diamètres beaucoup plus fins, jusqu’à 500 millimètres, la coutume a été respectée. En novembre, c’est Chantal Durand, vice-présidente du conseil départemental du Val-de-Marne chargée de l’eau et de l’assainissement qui a marrainé le tunnelier. Ce vendredi, ce sera au tour de Catherine Mussotte-Guedj, conseillère départementale de Champigny.

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