Faits divers | | 16/09
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Choisy-le-Roi : rixe cité Jacques-Cartier, un adjoint interpellé pour outrage

Choisy-le-Roi : rixe cité Jacques-Cartier, un adjoint interpellé pour outrage © CH

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une rixe a éclaté entre une patrouille de la brigade territoriale de contact et un groupe de personnes dans la cité Jacques-Cartier à Choisy-le-Roi, donnant lieu à des jets de grenades de la part des policiers. Un adjoint qui est intervenu a été interpellé et placé en garde à vue quelques heures pour outrage. Explications.

Ce jeudi soir près de la résidence Jacques-Cartier, dans le quartier des Navigateurs de Choisy-le-Roi, une patrouille de police circulait quand une rixe a éclaté. “Vers minuit 40 nos collègues ont reçu des jets de projectile et ont riposté en utilisant des moyens de force intermédiaire pour les disperser. Une des grenades utilisées par l’un des policiers a rebondi sur un véhicule qui a entièrement brûlé t neuf autres véhicules se trouvant à proximité ont été dégradés par propagation”, indique une source police.

Face à l’ampleur des dégâts, le commissaire, porte-parole par ailleurs du syndicat indépendant des commissaires de police, s’est déplacé pour sécuriser le périmètre. Moustapha Thiam, quatorzième adjoint au maire de Choisy-le-Roi, habitant le quartier est arrivé entre temps sur place avec des propriétaires des véhicules incendiés pour demander des comptes. “Au cours de la sécurisation, un individu qui se trouvait sur place a refusé le contrôle de police et a tenu des propos outrageants vis-à-vis de l’autorité policière (du commissaire). Il a été interpellé et placé en garde à vue. Aucun blessé n’est à déplorer et c’est la service d’accueil et d’investigation de proximité de Choisy-le-Roi qui a été saisi“.

L’élu a été placé en garde à vue pour outrage au commissariat de Villeneuve-Saint-Georges. Une autre source indique que selon les premières constatations des véhicules incendiés n’étaient pas assurés.

Témoignage de Moustapha Thiam

Moustapha Thiam a contacté 94 citoyens à sa sortie de garde à vue ce vendredi vers 17 heures et donne sa version des faits. “L’incendie a provoqué une explosion en bas de chez moi. Je suis sorti, comme beaucoup d’habitants du quartier qui m’ont pointé du doigt auprès de la police, me présentant comme élu du quartier et adjoint. Un adjoint de la préfecture de police m’a demandé de décliner mon identité. Je l’ai fait à plusieurs reprises. Nous avons fait un peu de médiation. Les policiers étaient aimables, ils ont bien sécurisé les lieux. Une demi-heure à une heure après les faits, est arrivé le commissaire. Un peu froid, il m’a demandé à nouveau de décliner mon identité, chose que j’ai faite. Il m’a demandé d’aller chercher un jeune dont la voiture avait été touchée par une grenade. Il a mal parlé à ce jeune, la situation s’est envenimée. Je lui ai dit que son attitude n’était pas digne d’un commissaire de police. Il a demandé à ce que je sois menotté par plusieurs policiers, j’ai demandé aux gens de filmer. Je me suis retrouvé un peu à l’écart près d’un véhicule. Là, il a crié que je l’avais frappé. C’était une simulation. Je ne compte pas me laisser faire. Il y a de la politique là-dessous, il s’est peut être dit qu’il tenait un élu de quartier. Il n’est pas tombé sur le bon. Je sais garder mon sang froid, nous avons échangé des mots. La France est un pays de libre-expression. Je saurais me défendre devant le tribunal”, explique-t-il. A l’issue de sa garde à vue, il a reçu une convocation au tribunal pour le 28 novembre prochain.

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