Portrait | Ile-de-France | 22/11
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Un concours de beauté pour rebondir : l’histoire de Sandra Foucault, miss Small Beauty Ile-de-France 2023

Un concours de beauté pour rebondir : l’histoire de Sandra Foucault, miss Small Beauty Ile-de-France 2023

Élue Miss Small Beauty Île-de-France 2023, Sandra Foucault brigue désormais le titre national samedi 26 novembre. Une manière pour cette habitante de Thiais de tourner la page après un épisode douloureux.

Elle est tombée, puis elle est s’est relevée. Le 24 septembre dernier, Sandra Foucault a été élue Miss Small Beauty Île-de-France 2023, un concours de beauté réservé aux femmes de moins 1,70 m. “Je me suis lancée dans ce concours pour m’amuser, rencontrer des filles comme moi, et me montrer que je pouvais me fixer des objectifs malgré la douleur.”

Cette douleur, elle a fait sa connaissance il y a un an, en se blessant la cheville pour rattraper le bouquet du mariage d’une amie. “On m’a d’abord suspectée une entorse lourde, puis une rupture du ligament… Mais ma cheville n’arrêtait pas de gonfler, c’était devenu un poteau !” En janvier, on lui diagnostique finalement un Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC), aussi connu sous le nom d’algodystrophie. Considérée comme une maladie rare, elle se caractérise par une souffrance continue dans une région du corps. Commence alors une période d’angoisse de plusieurs mois, au point que Sandra se fait prescrire des anxiolytiques. “Ta douleur a une date de début, mais pas de date de fin. C’est ça qui est angoissant. J’ai parlé à des gens pour qui la douleur avait duré deux mois, d’autres treize ans…”, confie-t-elle.

Routine : études – douleur

La première de ses peines, c’est sûrement de devoir abandonner les défilés de majorettes, auxquels elle participe “depuis qu'[elle] sait marcher”. Chez les Foucault, c’est une passion familiale, héritée de sa mère, et partagée avec ses cousines. “L’année dernière, comme je ne pouvais pas défiler, c’est moi qui ai présenté le gala. À la dernière répétition, on a pleuré toutes ensemble…”

Sandra Foucault en costume de majorette, à environ 3 ans.

Monter à Paris : un rêve qui se réalise

Désormais, sa routine devient “études – douleurs“. “J’ai pris du poids parce que je ne faisais plus de sport, j’ai même arrêté de faire les boutiques avec mes copines, j’avais trop mal“, se souvient-elle. Puis, peu à peu, la torpeur disparaît. Avec “le retour du soleil”, puis l’accomplissement d’un de ses rêves : habiter en région parisienne. En août, la native du Mesnil-Panneville (Seine-Maritime), petit village de 700 âmes, pose ses valises à Thiais, 31 000 habitants. “J’ai toujours habité à la campagne, mais au fond, je suis une fille de la ville. Il y a toujours quelque chose à faire. Quand j’ai découvert que les magasins étaient ouverts le dimanche, j’étais choquée ! Ce que j’adore ici, ce sont les centres commerciaux, je les trouve fabuleux”, explique-t-elle en se promenant à travers les allées de Thiais Belle-Épine. La néo-thiaisenne profite également des lieux de culture de la capitale, visitant un musée chaque week-end. Son favori : “Le Louvre”, dit-elle sur le ton de l’évidence. Sa découverte : le Jardin des Plantes.

Un concours avec des “valeurs féministes”

C’est avec son compagnon, Hugo, rencontré dans leur résidence universitaire de la fac de Rouen, qu’elle s’installe dans la région. Lui est en Master d’Activités Physiques Adaptées (Apa), pour apprendre le sport aux publics seniors ou en situation de handicap. Elle est professeure stagiaire pour enseigner dans les lycées professionnels, section sanitaire et social. Tous les deux tournés vers l’aide à la personne, ils s’encouragent mutuellement. “Il est motivé pour me faire essayer mes tenues, réviser ma culture générale. C’est mon plus grand soutien !”

La pêche retrouvée, Sandra va définitivement tourner la page en se présentant au concours Miss Small Beauty. Un concours “pour déconstruire le mythe de la fille mince et élancée”, en accord avec ses “valeurs féministes”, contrairement aux critères plus stricts de Miss France, qui ne tolère que les femmes de plus d’1m70, et qui jusqu’à l’année dernière n’acceptait pas les femmes mariées et/ou avec enfants. “Le comité ne nous impose pas de défilés en maillot de bain, nous laisse le choix de notre tenue de soirée et ne nous oblige pas à porter des talons”, détaille la miss Ile-de-France.

Finale France le 26 novembre

Le concours lui permet aussi de se faire une nouvelle amie. Romane Loubaresse, lauréate de la dernière édition francilienne, la coache et la conseille quotidiennement. “On a le même point de vue féministe, et on partage aussi notre opposition face à la Coupe du Monde au Qatar”, pointe Sandra. Romane confirme : “Elle sait qu’elle peut compter sur moi et moi sur elle. C’est forcément ma candidate favorite !”

En attendant de participer au concours national, prévu à Comblessac (Ille-et-Vilaine) le 26 novembre, Sandra savoure sa couronne régionale : “Maintenant, l’Île-de-France, c’est officiellement chez moi !”

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