Environnement | Ile-de-France | 13/01
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8 habitants sur 10 souffrent du bruit en Ile-de-France

8 habitants sur 10 souffrent du bruit en Ile-de-France © Pixabay Rudy and Peter Skitterians

78% des habitants de la région Ile-de-France sont “préoccupés” par le bruit, devenu moins supportable après les silences des confinements, selon une étude de Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France.

“Le bruit est un son dont on ne veut pas et qui peut générer de la violence. Or, à la différence du XIXe siècle, le bruit des villes aujourd’hui ne désemplit jamais”, souligne Christian Hugonnet, président de l’association “La Semaine du son”, alors que démarre la Semaine du son de l’Unesco, du 16 au 29 janvier. 

Trafic routier et voisinage : les sources de bruit qui gênent le plus

Selon une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) pour BruitParif réalisée fin 2021 et seulement dévoilée jeudi, 78% des Franciliens seraient préoccupés par le bruit, le citant comme le quatrième inconvénient majeur d’habiter en Ile-de-France, à quasi égalité avec la pollution de l’air. Parmi les sources de bruit qui gênent le plus à domicile, 30% des répondants citent le trafic routier et 25% le voisinage. 

Le silence des confinements rend pénible le retour du bruit

La crise sanitaire et l’expérience du calme lors des confinements ont par ailleurs fortement changé le rapport au bruit de la population. “La sensibilité est plus forte qu’avant. Les Franciliens pensent que le bruit a augmenté alors qu’on sait par nos mesures qu’il n’y a pas globalement d’augmentation”, pointe Fanny Mietlicki, directrice de l’observatoire francilien Bruitparif.

Selon une seconde étude réalisée fin novembre 2022 par OpinionWay sur le bruit dans les cafés, bars et restaurants, 65% des répondants disent avoir déjà renoncé à un lieu de restauration à cause du bruit

Diminution de la qualité de vie

Selon elle, l’exposition au bruit des Franciliens “représente en moyenne une année de vie en bonne santé perdue”. Parmi les conséquences, 14% des Franciliens disent, en effet, prendre des médicaments pour les aider à supporter le bruit et 39% ressentent un impact direct sur leur santé (fatigue, irritabilité, troubles du sommeil). De plus, 46% des télétravailleurs franciliens réguliers sont confrontés à des difficultés pour travailler chez eux. Autre constat, la qualité de l’environnement sonore et l’accès à des zones de calme varient fortement en fonction des revenus. L’Ademe (Agence de la transition énergétique) estime les conséquences sanitaires comme économiques du bruit à environ 145 milliards d’euros par an en France, dont 42 milliards pour la seule Ile-de-France.

Un label “espaces calmes et moments apaisés” ?

Pour proposer des plages de calme, le Plan national santé environnement 4, lancé en 2021, prévoit que les municipalités comme les entreprises et les établissements recevant du public puissent créer des “espaces de calme et de moments apaisés” qui seront labellisés comme tels. Ce label est en cours d’élaboration sous l’égide du Conseil national du bruit.

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