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A Epinay-sur-Seine, l’incubateur d’économie sociale et solidaire (ESS2) prend de l’envergure

A Epinay-sur-Seine, l’incubateur d’économie sociale et solidaire (ESS2) prend de l’envergure © CH

Plus que quelques jours avant la clôture, le 31 janvier, du second appel à projet de l’incubateur lancé par la ville d’Epinay-sur-Seine. Tourné vers les secteurs de l’économie sociale et solidaire, l’ESS2 s’ouvre cette année à la culture et passe de 8 à 12 entrepreneurs accompagnés.

Un an après le premier appel à candidatures, la ville s’apprête à sélectionner les lauréats de la deuxième promotion.

Très concrètement, le programme de l’ESS2 s’étale sur huit mois. Il ouvre accès un espace de coworking de 162 mètres carrés aménagé à la Fabrique Bannier, à des ateliers de formation collective et à un suivi individualisé élaboré après un diagnostic des besoins des entrepreneurs. Pour l’édition 2022, l’incubateur avait bénéficié d’une enveloppe de fonctionnement de 100 000 euros (dont 30 000 apporté par l’Etat au titre de la politique de la ville). Cette année 12 projets seront retenus et le champ d’activité s’élargit à la culture.

Créer un écosystème d’entrepreneurs

Quand on se lance dans un projet d’entreprise, on peut se retrouver un peu seul. La mise en réseau est un des atouts les plus importants que peut apporter ce genre de lieu”, expliquait Benoit Cicilien, lors de l’inauguration de l’incubateur, en mai dernier. Cet ingénieur agronome de formation a fondé Les Drêcheurs urbains, société basée à Romainville, qui transforme en farine les résidus issus du brassage de la bière (qu’il vend sous la marque La Pintine). Le mentorat pour affiner son modèle d’entreprise s’est également avéré comme l’autre avantage de l’expérience.

Si lui cherche encore à s’implanter localement, Christophe Meyer a transformé l’essai et déménagé son activité d’épicerie en vrac à Epinay-sur-Seine, sur le site même de la Fabrique Bannier, friche industriel transformée en site de production de confiture jusqu’à la fin des années 1970 et qui, sous la houlette des sœurs Claire et Jeanne Assouly, est devenu un tiers-lieu d’activité économique avec l’épicerie bio Epicoop, la brasserie Saint-Ouen Paris ou encore le service de livraison Riders Social Club… et désormais l’ESS2.

Ousmane Bah a quant à lui déjà été incubé plusieurs fois. Après s’être rendu compte des besoins d’alphabétisation de nombreuses personnes qu’il a rencontrées après son arrivée en France en 2014 comme réfugié guinéen, il a développé Solodou, une application, déclinée aussi en kits de manuel papier pour apprendre en toute autonomie. Aujourd’hui installé dans le Val-d’Oise, il a s’est fixé comme objectif, en postulant à l’ESS2, de renforcer sa présence en Seine-Saint-Denis.

Pour Hervé Chevreau, maire d’Epinay-sur-Seine, “l’idée est de mettre les moyens et d’aider toutes ces personnes qui n’ont qu’une envie : entreprendre“. “Et de créer un écosystème d’entrepreneurs”, complète son conseiller délégué à l’économie sociale et solidaire, Oben Ayyildiz, qui veut aussi que l’incubateur soit “une vitrine des possibilités d’entreprenariat pour les jeunes de la ville“. Lui-même fondateur de REC innovation, il revendique que l’ESS2 (lire au carré) est le premier incubateur porté par une ville et non un opérateur privé.

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