Mouvement social | Val-de-Marne | 24/03
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Réforme des retraites : les manifestants du Val-de-Marne restent déterminés

Réforme des retraites : les manifestants du Val-de-Marne restent déterminés © FB

À quoi bon manifester après la motion de censure rejetée et la ferme intention du gouvernement d’adopter sa réforme des retraites ? La CGT annonce pourtant plus de 800 000 manifestants ce jeudi dans les rues de Paris pour la 9e journée de mobilisation, 120 000 selon la police. Parmi eux, des habitants du Val-de-Marne toujours déterminés à obtenir un retrait.

Une semaine après le recours du gouvernement au 49.3 pour adopter le projet contesté et au lendemain d’une allocution télévisée du président de la République, catégorique sur son intention d’aller au bout, de nombreux citoyens ont participé à la neuvième journée de mobilisation à Paris.

Parmi les cortèges syndicaux, il y a les militants assidus comme Gauthier, cégétiste, qui travaille dans l’informatique à Gentilly. “L’inscription de ce mouvement dans la durée et le maintien de cette mobilisation massive est la démonstration de l’illégitimité de ce projet et des moyens utilisés par le gouvernement pour nous le faire avaler coûte que coûte. Les vaines tentatives de disqualification de la rue ne font qu’attiser la colère des gens. Ils n’ont pas compris que nous ne lâcherions pas”. Près du syndicaliste, Tidiane marche avec sa combinaison jaune fluo d’éboueur. “Il ne reste plus que la rue puisque l’on nous empêche de bloquer les bennes et que l’on nous envoie la police. D’autres secteurs résistent bien comme les raffineries. Il faut une grève générale”.

Claude habite à Champigny-sur-Marne et travaille comme cadre à la mairie de Paris. Il milite à la CFTC et participe aux manifestations depuis janvier. “Il y avait une myriade de solutions pour réformer plutôt que de toucher à l’âge légal. Les organisations syndicales réformistes avaient des propositions or, la discussion n’a jamais été possible et l’on se retrouve aujourd’hui avec ce projet injuste et pénalisant. Je ne demande pas la dissolution, mais le président aurait dû faire descendre la température, faire une seconde lecture du texte à l’Assemblée, travailler avec les syndicats“. Le fonctionnaire a commencé à travailler à 15 ans et demi mais la maladie a ralenti ses cotisations. Aujourd’hui âgé de 55 ans, il devra travailler jusqu’à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. “Ils veulent que l’on meure au travail. À la limite, je pourrais accepter d’allonger la durée du travail si cela permettait de verser une retraite minimum de 1600 euros aux carrières hachées, mais on est très loin du compte“.

“L’allocution du président a été la goutte d’eau

Certains participants manifestent pour la première fois, choqués par la séquence politique qui s’est achevée avec le rejet des motions de censure. “Trop c’est trop, l’allocution du président a été la goutte d’eau. J’ai eu envie de réagir. Il y a encore l’étape de l’examen du texte par le Conseil constitutionnel, voire un référendum sur le sujet. Je suis retraitée, mais je veux me battre pour les autres”, explique Joëlle qui a exercé comme sophrologue.

Elle est venue avec une consœur de Vitry-sur-Seine, Delphine, qui cumule également un emploi d’éducatrice spécialisée. “C’est un métier difficile qui le devient de plus en plus faute de moyens. Après 50 ans, les gens peinent à travailler. Or, l’usure professionnelle, la pénibilité ne sont pas suffisamment considérées dans le calcul des droits. Je regarde aussi du côté du régime des professions libérales, ça me paraît très compliqué aussi. Ils doivent renoncer au recul de l’âge légal”.

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